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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 11:42

 

"Toute la vision de la pensée est la vision d'un oeil de verre. Quand la conscience pure se dévoile à elle-même, telle est l'incroyable découverte qui l'attend.
La conscience est cette lumière immatérielle qui révèle à lui-même notre être intérieur, cette miraculeuse transparence à soi de notre présence.
Par ailleurs, toucher son moi le plus vrai, le plus profond, c'est accéder intuitivement, de façon parfaite, à l'universalité évidente de l'âme humaine. Je ne suis pas une singularité fermée. Ce qu'en esprit, je vis personnellement, quand bien même avec raison je jugerais qu'il s'agit d'un événement rarissime, est, en droit, accessible à tout esprit. Je puis donc être entendu.
Notre visage se ride, pas notre âme, pas notre moi essentiel. Notre être intérieur est éternellement naissant. Toute chose par essence, est commençante. C'est toujours la première fois. Il n'est d'autre lumière que celle de l'aube.
Dans le faux monde, on ne rencontre que des arcs de triomphe. Quand cet ersatz se fendille et tombe, d'un seul coup, comme une écorce, la vraie grandeur est atteinte : ne subsistent plus que les petites choses insignifiantes... Et toute la grandeur de Dieu flambe dans cette humilité !
Ce matin-là (le matin de l'éveil), tous les géants furent balayés, il ne resta que les nains, il ne resta que les petites choses. Ce matin-là, l'orgueil fut dévasté ! l'orgueil est bruyant, j'éprouvais l'impression de respirer l'extase muette d'une averse de neige. Je me dis que j'étais de retour à la maison.
L'éveil est l'accession à la réalité infinie de l'âme... L'éveil ne fait aucune différence de valeur entre le discours, même sain, droit, sur l'éveil et la pratique de la pêche à la ligne. L'éveil se fiche éperdument de la forme de nos actions et, je vais vous scandaliser, de leur valeur morale.
Je suis en train de naître... Adieu les rôles et les engageantes situations. Adieu les choses concernantes, les obligations. Si je suis père, compagnon ou ami, je suis avant tout libre, libre, absolument libre de n'être rien, rien, absolument rien. Conscience seulement ! Mon seul devoir est d'être, rien que d'être. Et en plus j'ai le droit de jouer.
Les regards sont sans importance. De toute façon, ces regards ne me voient pas. Il y a ce qui est. Ce qui est, est. Il n'y a pas quelque chose observant ce qui est : ce quelque chose n'a simplement pas d'existence.
Je suis tombé éperdument amoureux de l'anonymat. Être rien et non référencé, non catalogué. Dire pour la joie de dire, être pour être, rien d'autre... Je suis et en mon sein une histoire est contée.
Qu'est-ce que l'éveil ? C'est éprouver toujours - moi, personnellement, à l'instant - dans l'ébullition éruptive du mouvement de vie, qu'il n'y a que de la lumière et de l'amour. "Âme agréante et agréée" dit la tradition persane."

 

Stephen Jourdain

Voyage au centre de soi (Éditions Accarias - L'Originel-2000).

 

http://famille.delaye.pagesperso-orange.fr/Sagesse/jourdain.html

 

Stephen Jourdain: " Et toute la grandeur de Dieu flambe dans cette humilité !"
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 11:32
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 11:24

 

"Premier point de rencontre : la guérison n'est pas le fruit d'un effort de la volonté, mais vient lorsqu'on cesse de tout vouloir organiser, gérer et dominer. C'est pour la plupart d'entre nous une affirmation surprenante, voire irritante. Si nous ne contrôlons pas les choses, nous avons l'impression d'être passifs. Or il n'en est rien. Ne rien faire de manière vraiment « active » nous pose de façon plus juste dans notre existence. Autrement dit, il ne s'agit pas de ne « rien faire » mais de cesser d'empêcher le mouvement de la vie de se déployer. Deuxième idée forte : réfléchir à nos problèmes nous égare bien souvent. Lorsque nous avons une difficulté, nous avons le sentiment que c'est en y réfléchissant encore et encore qu'une solution va apparaître. L'hypnose comme la méditation nous apprennent à nous poser dans la simplicité de notre être et à faire confiance. Quelque chose en nous sait quoi faire et ce n'est pas notre esprit habituel et étroit. Pour lui donner droit, il faut accepter que nous ne sommes pas d'abord des êtres intellectuels, mais des vivants. Chercher à entrer en soi pour se comprendre, loin d'éclairer, ne fait qu'égarer. Et c'est la troisième idée clé : l'hypnose comme la méditation visent à mettre un terme à la quête narcissique. Dans les deux cas, l'invitation est d'entrer de manière radicale, sans parachute, en rapport avec ce qui est, exactement tel qu'il est.

Enfin, la méditation et l'hypnose sont tout à fait étrangères à l'idée de psychologie, aujourd'hui dominante et même écrasante. François Roustang, référence en matière d'hypnose, dénonce dans ses ouvrages et en particulier dans Savoir attendre (Odile Jacob) l'impasse de la psychologie. Celle-ci prétend qu'il existe quelque chose comme une psyché séparée du corps - qu'il serait possible de connaître. Une telle croyance ne fait que déchirer l'unité de notre être et participer à la cause de notre malaise. L'hypnose comme la méditation sont tout autant une expérience « corporelle » qu'une expérience de l'esprit. Elles nous montrent combien notre manière de séparer ces deux champs nous prive de l'unité de notre être. Le mieux-être s'obtient en redevenant enfin un être vivant, pleinement incarné, posé dans son être. "

 

Fabrice Midal

 

http://spinescent.blogspot.fr/search/label/François%20Roustang

Fabrice Midal: "L'invitation est d'entrer avec ce qui est ."
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 11:20
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 10:55

 

"La pensée imagine que l'expérience est divisée entre un sujet (un moi personnel contenu par ou relié au corps, pensant ses pensées et posant des actes de façon délibérée) qui perçoit et un objet qui est perçu. Et nous finissons par croire que cette division est réelle. Or, l'impression de division et de séparation que la croyance en ce mode de perception engendre, finit par envahir notre existence. Tant que ce mécanisme est pris pour vrai, nous ne ressentons plus la plénitude du réel directement mais au contraire la division et l'incomplétude. Car dés que nous nous croyons séparés du monde et des autres, nous nous mettons en recherche. Une recherche de quelque chose de mieux, plus loin et plus tard qui pourrait remplir ce manque que nous ressentons. Nous devons alors accomplir plein de choses dans le monde, atteindre quelque chose dans notre vie pour avoir notre part du gâteau en enfin avoir droit à la paix. La vision duelle devient alors la source de toutes nos souffrances et de la plupart des conflits dans le monde.

 

Pourtant, nous vivons tous des micro instants de pleine unicité avec l'expérience au quotidien. Des instants bénis où le sentiment de séparation n'est pas là. Des moments furtifs de sérénité entre deux pensées, entre deux perceptions, des instants d'étonnement, d'intimité indéfinissable avec les objets, les êtres, une sensation, une couleur, un goût, une odeur, des moments fugaces de compréhension pure, ou d'intense émotion. De nombreux sportifs ou aventuriers vivent ces moments de non séparation et d'intimité au cœur d'expériences extrêmes. Et puis, il y a le sommeil profond dans lequel nous sombrons tous toutes les nuits.

 

Mais cette pure intimité avec le réel est complètement négligée et presque jamais reconnue comme étant notre véritable nature. La libération consiste simplement à réaliser en toute circonstances qu'il n'y a pas d'entité séparée. Ce n'est généralement pas reconnu parce qu'une activité pensante quasi continue ne cesse d'extraire de l'expérience brute du réel, des objets, des situations, des personnes, des perceptions des 5 sens pour en faire des objets de connaissance séparés d'un moi pensant et étiqueteur. Or, la division entre un objet perçu et ce qui perçoit n'est ni plus ni moins une construction mentale. C'est toujours une surimposition à postériori sur le vécu réel de l'instant insaisissable.

 

Ce n'est pas parce que l'expérience directe ne peut-être formulée en mots qu'elle est illusoire. L'expérience est bien réelle. C'est même notre seule et unique réalité. Ce qui est illusoire c'est le mode de représentation duel qui finit par nous faire ressentir cette séparation au cœur de nos vies. Plus nous nous fondons dans l'expérience directe, plus elle apparaît comme une expression de nous-mêmes. Et quand nous faisons complètement Un avec l'expérience pure et que le mode de perception duel s'est éclipsé, nous sommes happés par le silence. L'expérience pure est indicible.

 

Pour le formuler plus simplement nous pourrions dire que nous passons d'un mode discursif où nous traduisons l'expérience en mots, à un mode perceptif où il n'y a que l'expérience pure. En d'autres termes, nous arrêtons de penser la vie pour ressentir la vie.

 

Dans l'expérience directe de l'instant, nous ne trouvons jamais rien d'objectif, de connaissable, de relatif, de séparé. Rien qui puisse être comparé, sous-pesé, interprété, saisi. Nous ne sommes plus sur le mode "traduire la vie en concepts" ou "chercher à analyser, condamner, justifier ou conceptualiser" ce qui se vit. Dans l'expérience directe, nous ne cherchons pas à faire quelque chose de ce qui est expérimenté. Nulle intention personnelle, nulle stratégie par rapport à ce qui se vit. Aucune relation mercantile ou utilitaire avec le réel. La vie n'est alors pas au service de notre petit moi qui semble toujours vouloir faire quelque chose de ce qui se vit. Dans l'expérience directe, nous n'essayons pas de ranger l'expérience dans des cases pour nous rassurer, nous l'approprier, pour pouvoir en parler aux autres, s'en souvenir, se rappeler que nous sommes au contrôle de tout ceci, ni pour se réjouir ou se lamenter de ce qui se vit. Dans l'expérience pure vous ressentez la Vie, sans commentaires. Il n'y a plus personne pour en faire l'expérience. Vous pouvez entendre cette voix venue des abysses annoncer : Je suis la Vie

 

Il y a juste une indicible et une inconnaissable évidence d'être Cela. Une expérience de paix sans objet, de joie sans cause, comme le sommeil profond.

 

Le Sans Forme que nous sommes imprègne toute forme et toute perception de sa substance incolore et homogène de Présence consciente.

 

Lorsque ceci est pleinement vécu, et reconnu comme notre véritable nature, les pensées ou les étiquetages peuvent surgir pour essayer de traduire en mots l'expérience que nous venons de vivre. Un conditionnement profond a présidé à ses mécanismes. Et, il est possible qu'ils continuent encore à apparaître pendant un certain temps.

 

Mais, lorsqu'on notre vraie nature se révèle, cet imaginaire ne fait qu'apparaître en nous en tant que nous, en la Conscience et en tant qu'une expression de la Conscience que nous sommes. L'imaginaire n'est plus cru. Il est relégué au rang de simple apparition.

Et les apparitions du mental fonctionnel finissent par n'apparaître que lorsque nous en avons besoin, pour fonctionner comme humain dans le monde comme par exemple pour parler une langue, nommer une expérience, évaluer une situation ou en parler aux autres.

 

Ainsi, lorsque votre vie s'imprègne de ce ressenti non duel, le mental finit lui-même par se mettre au diapason de cette réalisation. Il n'apparaît plus comme un usurpateur d'identité et se met à jouer pleinement son rôle purement fonctionnel. Les pensées compulsives n'ont désormais plus le pouvoir de nous enfermer dans un sujet imaginaire, lui-même contenu dans un sac de peau à forme humaine. C'est l'espace qui goûte sa propre nature d'espace en toute expérience, situation, perception.

 

Vous savez que l'expérience est une, inexorablement une et non séparée. Même les mots et les constructions mentales les plus subtils apparaissent comme une expression de ce Sans Forme que vous êtes.

 

Dans le ressenti sans commentaires d'une expérience directe, Je, Expérience, Conscience, Amour, Complétude, Dieu, Maintenant et Ici sont des parfaits synonymes pointant vers le mystère de l'Être que nous sommes.

 

Réalisez que vous ne pouvez jamais échapper à l'expérience brute, à cet éternel maintenant que nous sommes. Nous ne pouvons pas sortir de ce qui est. Tenter d'éviter cette expérience-ci est encore l'expérience qui se vit. Tenter d'éviter  l'expérience est encore et toujours l'expérience d'être la Vie se manifestant ainsi. Quel que soit notre imaginaire d'ailleurs ou de plus tard, il n'y aura jamais plus ou mieux que ce Maintenant-ci, que cette expérience-ci.

 

Je suis l'Expérience"

 

Dan

 

http://eclore-en-conscience.blogspot.fr

Dan:"L'imaginaire n'est plus cru."
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 11:51
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 11:47

 

Alors que Tchouang-tseu pêchait dans la rivière P’ou avec sa ligne de bambou, deux hauts fonctionnaires du roi Tch’ou vinrent et lui dirent en lui tendant un document officiel :


– Monsieur, le roi demande que vous veniez au palais et que vous le serviez en tant que Premier Ministre.

 

Tchouang tenant sa ligne de bambou et sans se retourner, répondit :


– J’ai entendu dire qu’à Tch’ou, il y a une tortue sacrée qui mourut il y a trois mille ans.
Le roi conserve sa carapace entourée de soie et enfermée dans une boîte en or massif sur un autel du temple.

Qu’en pensez vous ?


Si vous étiez cette tortue, préféreriez-vous être vénéré de la sorte, ou plutôt être à nouveau en vie, à ramper de-ci de-là,
en traînant sa queue dans la boue ?

 

– Plutôt vivre et traîner sa queue dans la boue, répondirent les fonctionnaires

 

Tchouang-tseu dit alors :


– Retournez chez vous messieurs, faites mes compliments à sa Majesté et dites-lui que je suis heureux ici à ramper et traîner ma queue dans la boue

Histoire du jour.
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 11:35
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 11:17

 

"Je dis que peu importe où nous sommes, peu importe ce que nous faisons, lorsque nous nous délaissons le désir de contrôle, nous réalisons qu'il n'y a pas de meilleur endroit.Nos excuses s'épuisent."

 

Adyashanti

 

"conscience pure et véritable méditation." Ed Ariane

Adyashanti: "Nos excuses s'épuisent."
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 11:14
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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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