Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 09:13

Dieu ne donne à personne. Il est offert à tous,
et peut, si tu ne veux que Lui, être ton bien. (21)

Ni le monde ni Dieu ne peuvent te troubler ;
c'est toi-même, en fait, qui t'inquiètes des choses. (25)

Il n'est rien qui te meuve et toi-même es la roue,
qui d'elle seule court et n'a pas de repos. (37)

Dieu est le grand prodige, car il est ce qu'il veut,
et veut tout ce qu'il est, sans mesure ni but. (40)

Homme, comment peux-tu former désir quelconque
Quand tu renfermes Dieu en toi et toutes choses. (88)

Vois que ce monde passe. Non, il ne passe pas.
Dieu n'efface de lui que son obscurité. (109)

Tu dois être limpide et habiter l'instant
pour qu'en toi Dieu se voie et doucement repose. (136)

L'entier abandonné est toujours libre et un ;
de lui à Dieu, peut-il y avoir différence ? (141)

Que désirer encore, quand tu peux à toi seul
être le ciel, la terre et des myriades d'anges ? (149)

Le feu fond et unit : à ton point d'origine,
ton esprit avec Dieu sera fondu en Un. (163)

La Sagesse a plaisir d'être avec ses enfants.
C'est que, merveille, elle est elle-même un enfant. (165)

Toi-même fais le temps, tes sens en sont mesure.
Que l'inquiétude cesse et c'en est fait de lui. (189)

Je ne sais vers quoi tendre ! Tout m'est un : lieu, non lieu,
éternité et temps, nuit et jour, joie et peine. (190)

La vacuité parfaite est comme un vase noble
qui contient du nectar : il a, mais ne sait quoi. (209)

Les créatures sont la voix de la Parole
qui résonne et se chante en douceur et courroux. (270)

La rose est sans pourquoi, fleurit car elle fleurit,
ne se regarde pas, ni cherche à être vue. (289)

Quelle stupidité d'aller boire à la flaque,
et laisser la fontaine au cœur de la maison. (300)

 

Angelus Silesius (1624-1677)

 

http://famille.delaye.pagesperso-orange.fr/Sagesse/silesius.html

Aphorismes d'Angelus Silesius.
Repost 0
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 11:34
Image du jour.
Repost 0
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 11:28

L’Amour est venu, Il est comme le sang dans mes veines et dans ma peau, Il m’a anéanti et rempli du Bien-Aimé.

Repost 0
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 10:46

 

Souffrir d'une limitation est une manifestation de l'Illimité. Vos limites sont l'occasion d'un retournement qui vous renvoie à ce que vous êtes à l'origine.

Les chemins sont sans nombre... Où il est question d'Infini, la variété des approches est aussi infinie, et les révélations sur ces chemins sont illimitées.

Pour chacun, le chemin est différent. Là où vous êtes commence un chemin. Car il n'y a que Lui et nul autre où que l'on se tourne.

Des personnes en quête de Vérité préfèrent avancer sans maître. Leur ligne d'approche le veut ainsi. L'Être suprême se révèle alors dans l'intensité de leur engagement... Il trouve le moyen d'intervenir sans qu'aucun enseignement extérieur ne soit nécessaire... Pourquoi serait-ce impossible ? Le voile de l'ignorance ne demande qu'à se disloquer.

Dieu donne ses instructions de toutes les façons. On peut apprendre des arbres, des animaux. Le gourou est partout présent.
Il n'y a pas de fin à ce que vous voudriez savoir. Plutôt que de vous enquérir ainsi, posez-vous la question : "Comment ouvrir mes yeux ?"

L'ineffable Vérité s'expérimente de deux façons : par le Silence du Soi-en-toute-lumière, ou par le jeu incessant de Celui qui joue tous les rôles.

En mer, ceux qui veulent nager plus vite que les autres regardent fatalement derrière eux. Ceux dont le but est la mer elle-même, rien ne les préoccupe : ce qui doit être est. Abandonnez-vous aux flots, laissez-vous porter par les courants.
Faites alterner jouissance et détachement. Progressivement, en acceptant et en éloignant les plaisirs, le désir perdra son emprise.

Ne vous satisfaites pas des joies fragmentaires ; elle sont fatalement remises en cause. Soyez complets... Soyez Vous-même.
Dieu octroie sa grâce de deux façons : en favorisant et en défavorisant.

Si le Bien-Aimé est le Soi, la défaite est Lui aussi, et tout ce qui se défait. Les maladies sont des êtres comme vous. Je ne vous renvoie pas quand vous venez à moi. Pourquoi ferais-je une exception avec elles ? C'est aussi Son jeu.

Tout passe. La mort passe, la mort meurt.

Rien ne doit être forcé. Il suffit de favoriser un bon climat et vos proches se développent spontanément. Le fruit le plus succulent est celui qu'on laisse mûrir tranquillement sur sa branche.

Dénouez ce que vous pouvez. Le reste se dénouera de soi-même.

Il n'y a rien à quoi renoncer. Trouvons plutôt l'élan pour traverser la vie. Après tous ses élans restreints, l'être humain doit trouver le Grand Élan.

Passez le plus de temps que vous pouvez à l'air libre... contemplez montagnes et océans. Regardez au moins le ciel dès que vous le pouvez et vos entraves se relâcheront. Elles vous laisseront libres. Une conscience éveillée ne s'épanouit que dans un corps libre, un esprit libre.

La Connaissance suprême ne vient pas "au moyen" de quoi que ce soit. La Connaissance suprême se révèle d'elle-même. Mais, pour désagréger ce qui "voile", certaines pratiques sont opportunes.

Est vu, vraiment vu, ce qui une fois vu enlève tout désir d'en voir plus. Est entendu, vraiment entendu, ce qui une fois entendu enlève tout désir d'en entendre plus.

La pleine jouissance de la vie ne s'obtient que dans un esprit d'absolu détachement. Vous serez comblé à la mesure de votre effacement.

A chaque fois que vous entreprenez quelque chose, donnez vous cœur et âme. Rien ne doit être fait sans soin et sans attention.

Effectuez de plus en plus d'actions pour faire grandir un désir... celui de jouir du Réel ! Les désirs de jouissances plus ordinaires disparaîtront d'eux-mêmes. Si vous vous y adonnez encore, ce sera en tout cas dans un esprit de détachement.
Vous êtes ballottés d'un désir à l'autre. Votre vie oscille ainsi dans l'état de "nature désirante". Passez de là à votre vraie nature.

Pour jouer un rôle, il faut être oublieux de soi-même.

Que l'on emprunte le chemin de l'amour où le "je" se perd dans le "Toi", ou le chemin de l'introspection en quête du vrai "Je", c'est Lui seul qui est trouvé, dans le "Toi", dans le "Je".

Dans un premier temps, on le perçoit dans les êtres, les choses ; et puis on ne Le voit plus dans quoi que ce soit, car lui seul est : arbres, fleurs, eau, terre, tout est le Bien-Aimé.

Essayez de considérer chaque personne comme vous-même. Vous en viendrez à considérer chaque manifestation dans l'univers comme une partie de vous.

Il n'y a ni révélation, ni secret. Ce qui se propose est de tout temps présent.

Quand vous dites : "Untel vient de s'en aller", il ne faut pas oublier qu'en un sens personne n'est parti. Absente de tout va-et-vient, chaque existence est présente de tout temps.

On tente de méditer, on "fait" de la méditation, mais le jour où la méditation émane de soi, où elle "est", quel autre monde !
Création, maintien, destruction ne sont qu'un seul et même événement.

Être à la fois fini et infini, là est la grande plongée.

Toutes les formes, je les reconnais pour miennes ; éternellement, ainsi, j'existe ; je suis toutes formes, tout mode d'apparition ; par des voies d'une infinie diversité, elles vivent en moi, et moi je vis en elles.
Je suis l'univers jusqu'à la moindre poussière, au moindre insecte.
Tout ce qui est au monde, arbres, plantes, insectes, reptiles, toute autre forme de vie, leur naissance est votre naissance, leur mort est votre mort. Tout est vous, vous êtes tout.

Extraits de Vie en jeu , textes d'Anandamoyi (Éd. Accarias - 1995)

 

http://famille.delaye.pagesperso-orange.fr/Sagesse/anandamoyi.html

Citations de MA ANANDAMOYI.
Repost 0
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 09:49
Repost 0
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 08:53

"L'illusion d'être un individu séparé donne cette frénésie d'aller chercher à l'extérieur sa complétude. Que ce soit à travers un compagnon, la nourriture, l'argent, une bonne santé, la reconnaissance ou n'importe quoi d'autre, on croit qu'on va être heureux si ce manque qu'on éprouve va être comblé. Pourtant même quand nos vœux se réalisent on se sent toujours incomplet, même si grâce à cet aboutissement - on a rencontrer quelqu'un, on a plus d'argent, ou a acquis une belle maison, on a retrouvé la santé, on est applaudit pour ce qu'on imagine avoir fait, etc. - on obtient un moment de bonheur, l'insatisfaction réapparait très vite. Alors on s'invente un autre but, plus spirituel peut être, on s'attache à une philosophie de vie, une idéologie, à un guru... mais au bout du compte ça ne nous remplit pas non plus, il y a toujours cette sensation de manquer, de passer à côté de l'essentiel.

Tant qu'on regarde ailleurs qu'en soi, on passe à côté de l'essentiel, on se manque. Tant qu'on se projette dans un futur hypothétique on se rate dans le présent. Celui qui est la quête de tout amour, de toute joie, de paix infinie EST ce que l'on est là, totalement et entièrement, maintenant et à jamais.

Quelque part cette insatisfaction à quelque chose de bon, elle nous dit :" ce n'est pas ça, ce n'est pas avec ça que je vais me sentir heureux, plein, épanoui." En fait, c'est même le contraire : tant qu'on fait dépendre son bonheur, sa paix, de quelque chose d'extérieure à soi, on continue d'être malheureux. Parce que même quand on obtient cette chose convoitée, on a peur de la perdre !

Que ce passe-t-il réellement quand on croit toucher au bonheur lorsqu'on obtient la concrétisation d'un rêve ? En fait durant ces quelques minutes de jubilation, de pleine satisfaction ce n'est pas l'objet obtenu qui apporte la joie, c'est le dévoilement du Soi qui s'exprime dans sa plénitude d'être du fait qu'il n'y a plus d'attente durant ce laps de temps. Le moi et son bavardage est suspendu dans l'Infinité. Par un phénomène d'illusion d'optique on croit avoir touché le bonheur par cet acquis, mais le bonheur est omniprésent, il est simplement voilé par l'idée qu'il nous faut quelque chose de plus pour le vivre. Comme la perspective est tordue et que l'impermanence est une loi de ce monde, ce qui apparaît va disparaître, et du coup on reste sur son incomplétude, on reste sur sa faim, tant qu'elle dépend de ce monde fluctuant. Rien ne peut nous rassasier tant qu'on ne c'est pas retrouvé dans l'Unité de la vie.

La complétude se fait sentir quand on ne demande plus rien à la vie. Mais vraiment plus rien d'autre que ce qui se présente là à l'instant. Si on a ce courage là, ce lâcher prise total, cette absence entière de projection et d'attente, même de l'instant suivant, cet abandon complet de tout contrôle sur soi et sur les autres, sur ce qui pourrait advenir ou pas, alors là, véritablement, les frontières s'estompent; la complétude s'éprouve dans une douceur exquise.

Pourquoi ce moment de grâce est-il quasi extatique ? Parce qu' à cet instant on a cessé de lutter, on ne se bat plus, on ne s'acharne plus à être autre chose, on ne s'agite plus comme un forcené pour obtenir quoi que ce soit, on a plus besoin de devenir un héros, une sainte, ou je ne sais quoi d'autre, juste simplement ce qu'on est, tel qu'on est et ça c'est absolument délicieux. On ne se fait plus violence, on ne cherche plus rien, on attend plus rien, on ne s'occupe plus de rien, on ne se soucis plus de rien et de façon presque magique la Vie-Une se met à tout arranger de façon merveilleuse, drôle et parfaite. Alors la paix se déploie dans une somptueuse félicité, le Soi se révèle en son éternité.

A l'instant ou l'on offre toutes ses attentes, tout ses espoirs, toutes ces projections dans l'acceptation pleine et entière de ce qui est là, maintenant, la complétude se dévoile. Elle ne dépend d'absolument de rien d'autre que cet abandon total.

C'est là que l'on se découvre être tout ce qui est."

 

 

Domiji

 

http://lavieestleplusgranddesguru.over-blog.com/

 

Domiji: "Absolument délicieux."
Repost 0
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 13:18
Repost 0
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 13:14
Image du jour. (Humour)
Repost 0
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 13:14
Repost 0
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 13:10

 

"En abandonnant notre fascination pour l'extraordinaire et le spectaculaire, nous nous autorisons à reconnaître la merveille simple qui repose dans l'ordinaire. Car la vie est à elle-même son propre but et n'a pas besoin de raison d'être. C'est là sa beauté."

 

Tony Parsons

Citation du jour.
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de RV
  • Le blog de RV
  • : Bavardage sur le Tout et le Rien en particulier. Psittacisme sur Ce qui est.
  • Contact

La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

Rechercher

Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

Liens