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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:31
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- 1 -   Quand la pensée brûle ses ailes 
Venant juste de réaliser que la pensée n’atteint jamais qu’elle même !

- 2   Quand la pensée brûle ses ailes 
Accueillant avec un sourire opalescent la merveilleuse nouvelle que le « je » qui pense est imaginaire
Rien de plus qu’une supposition faite pour rire !

                                        Stephen Jourdain    

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 21:40

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«Les gens ont l'idée préconçue que pour accéder à la spiritualité, il faut devenir une sorte d'illuminé indifférent au monde. Mais, encore une fois, ce n'est pas ainsi que les choses se passent. Devenir un être pleinement réalisé ne signifie pas que l'on ne ressent plus rien, que l'on n'éprouve plus d'émotions : on conserve son identité et sa personnalité, mais on cesse tout simplement d'y croire. Les grands lamas qu'on rencontre sont les gens les plus vivants du monde. Cela s'explique par le fait que les noeuds que l'on a forgés et qui nous inhibent se sont dénoués et que la nature de l'esprit, authentique et spontanée, resplendit. Cet état de bouddha n'est pas une sorte de néant vide, il est au contraire débordant de compassion, de joie et d'humour. Il est merveilleusement léger. Il est aussi extrêmement sensible et profondément intelligent.

Face à un public possédant une bonne connaissance de base du bouddhisme, des dialogues profonds et animés s'instauraient. « Il y a la pensée et le fait d'être conscient de cette pensée. Et la différence entre les deux est considérable. Énorme... En temps normal, nous nous identifions tellement à nos pensées et à nos émotions que nous nous confondons avec elles. Nous sommes le bonheur, nous sommes la colère, nous sommes la peur. Il faut que nous apprenions à prendre du recul et à reconnaître que nos pensées et nos émotions ne sont que des pensées et des émotions. Elles ne sont que des états mentaux. Elles n'ont pas de solidité, elles sont transparentes. Il faut en être conscient, le savoir véritablement afin de ne pas s'identifier avec le sujet connaissant. Il faut savoir que la conscience connaissante n'est pas une personne au sens d'une entité autonome et permanente.»

Un silence s'installa, pendant lequel cette affirmation essentielle pénétra lentement l'esprit de l'assistance. Puis une voix:

«Le sujet connaissant n'est pas la personne... C'est difficile!

- Oui! C'est la grande vue pénétrante du Bouddha, reprit Téndzin Palmo d'une voix pleine de respect.

- Quand on a reconnu qu'on n'est pas la pensée ni l'émotion, on croit qu'on a tout compris, mais aller plus loin et savoir qu'on n'est pas le sujet connaissant nous amène à poser la question suivante : qui suis-je?

- C'est en effet la grande sagesse du Bouddha: plus on approfondit l'analyse, plus la qualité de notre conscience est l'ouverture et la vacuité. Au lieu de trouver une petite parcelle d'entité éternelle qui serait le "moi", on revient à cet esprit vaste et spacieux qui est en interdépendance avec tous les êtres vivants. Dans l'état où nous sommes, on se demande où est le "moi" et où est l"autre". Tant que l'on reste dans le domaine de la dualité, il y a un "moi" et un "autre". C'est l'erreur fondamentale, la cause de tous nos problèmes. C'est aussi la raison pour laquelle on a l'impression d'être très isolé. Là réside l'ignorance foncière. »

Le ton de Téndzin Palmo n'admettait pas de réplique quand elle exposait la quintessence du bouddhisme : la vacuité, remède à tous les maux de l'humanité.

Le dialogue avec l'auditoire se poursuivit

«Alors, cette dualité, ce sentiment d'être séparé, est la cause de notre souffrance fondamentale, cette profonde solitude que l'être humain éprouve au tréfonds de lui-même?

- Bien sûr. C'est la cause de toutes nos souffrances. L'ignorance selon le bouddhisme ne se situe pas au niveau intellectuel où nous l'entendons, nous, mais c'est l'ignorance dans le sens de la méconnaissance. Nous créons ce sentiment d'un "moi", ainsi que tout le reste qui est le "non-moi". Et de là vient cette attirance pour les "autres" que "je" désire et cette répulsion envers tout ce que "je" ne veux pas. C'est la source de nos désirs, de nos aversions et de tous nos défauts. Tout vient de cette appréhension duelle qui est fondamentalement erronée.

«Une fois qu'on a compris que la nature de notre existence est au-delà des pensées et des émotions, qu'elle est incroyablement vaste et en rapport d'interdépendance avec tous les êtres, ces sentiments d'isolement et de séparation, de peur et d'espoir disparaissent d'eux-mêmes. C'est un immense soulagement! »

Une fois exposée cette vérité mystique qu'ont découverte les saints de toutes les religions, la joie de l'unité qui surgit quand l'ego a disparu, l'auditoire n'avait plus qu'à en faire l'expérience.

«La raison pour laquelle nous ne sommes pas des êtres éveillés est la paresse (Téndzin fit cette découverte dans sa grotte et elle y voit l'un de ses écueils principaux). Il n'y a pas d'autre raison. On ne se donne pas la peine de revenir au présent parce qu'on est trop fascinés par tous les jeux de l'esprit.

Tendzin Palmo

 

Extrait du site: http://ventdeveil.blogspot.fr/

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 21:37

 


 
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Published by RV - dans musique
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 20:58

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Voici, ô moines, la Noble Vérité sur la souffrance : la naissance est souffrance, la maladie est souffrance, la vieillesse est souffrance, la mort est souffrance, l'union avec ce qu'on n'aime pas est souffrance, la séparation d'avec ce qu'on aime est souffrance, l'impuissance à obtenir ce que l'on désire est souffrance. En bref, les cinq agrégats d'attachement sont souffrance.

Voici, ô moines, la Noble Vérité sur la cause de la souffrance : c'est la soif, l'avidité passionnée, qui conduit de naissance en naissance, à chercher une nouvelle jouissance ici, une autre là : soif des plaisirs des sens, soif de l'existence et du devenir, soif de la non existence.

Voici, ô moines, la Noble Vérité sur la cessation de la souffrance : c'est la cessation complète de cette soif, la non-attirance, le renoncement, la délivrance, le détachement.

Voici encore, ô moines, la Noble Vérité sur le chemin qui conduit à la cessation de la souffrance : c'est le noble chemin octuple, à savoir : vue juste, intention juste, action juste, moyen d'existence juste, effort juste, attention juste et juste samadhi.

Telle est la noble Vérité sur la souffrance. Ainsi, ô moines, sur toutes ces choses qui n'avaient pas été comprises, mes yeux se sont ouverts et sont apparues la vision, la connaissance, la sagesse, la science, la lumière.

Sermon de Bénarès

Celui qui a abdiqué la violence envers tous les êtres vivants,
qu'ils soient faibles ou qu'ils soient forts,
Qui ne tue ni n'incite à tuer...
Celui qui est amical au milieu de l'hostilité,
pacifique au milieu de la violence,
libre au milieu des attachements...
Celui de qui se sont détachés le désir, la haine, l'orgueil et le mensonge,
comme une graine de moutarde tombe de la pointe d'une aiguille...
Celui dont les mots sont tout de douceur, d'enseignement, de vérité,
et qui n'offense personne par ses paroles...
Celui qui n'a soif ni de ce monde ni du prochain...
et a plongé dans l'immortalité...
Celui qui a dépassé le bien et le mal ainsi que leurs liens...
qui médite, libre de désirs et de doutes, détaché de tout, apaisé...
Celui qui marche sans demeure, ayant renoncé à la soif...
qui a quitté plaisirs et déplaisirs...
qui n'est attaché ni au passé, ni au futur, ni au présent,
qui ne possède rien et à rien ne prétend.
L'homme sans désirs, au savoir accompli, l'éveillé
qui voit les cieux et les enfers et qui est arrivé au bout des renaissances...
C'est lui que j'appelle un brahmane.

Dhammapada 405 s

Ô moines, il y a deux extrêmes à éviter : l'attachement aux plaisirs, avilissant, sensuel, vulgaire, sans noblesse ni profit, et l'attachement aux mortifications, douloureux, sans noblesse, associé à la douleur. Le Tathagata s'est détourné de ces deux extrêmes, il a découvert le chemin du milieu qui dessille les yeux de l'esprit, qui mène à la sagesse, à l'apaisement, à la connaissance surnaturelle, à l'éveil parfait, au nirvana."

Majjhimanikaya, III.

Comment atteindre la liberté du cœur sans mesure ?
Par l'amour infini d'un cœur affranchi des flux impurs, un moine demeure faisant rayonner son cœur plein de bienveillance dans les quatre directions de l'espace... Partout en toute région de l'univers, il demeure faisant rayonner son cœur plein de bienveillance, étendu, profond, au-delà de toute mesure, sans inimitié ni hostilité. Il y fait rayonner son cœur plein de compassion, de joyeuse sympathie, d'équanimité.
Telle est la liberté du cœur sans mesure.

Majjhimanikaya, I.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 20:50

 


 
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Published by RV - dans film
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 10:27

 


 
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:57

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« Au lieu de voir les choses comme vous les imaginez, apprenez à les voir comme elles sont.
Quand vous pourrez voir chaque chose comme elle est, vous vous verrez également comme vous êtes. »

 

Sri Nisargadatta Maharaj

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:46

Nous sommes prisonniers des pensées que nous projetons sur ce qui est.

 


 


 
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Published by RV - dans humour
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:06

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Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez... Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit... Observez les lis des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent, et je vous le dis, Salomon lui-même dans toute sa gloire, n'a jamais été vêtu comme l'un d'eux... Ne vous inquiétez donc pas en disant : Qu'allons-nous manger ? Qu'allons-nous boire ? De quoi allons-nous nous vêtir ?... Cherchez d'abord le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : demain s'inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine.

 


Évangile de Matthieu

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Published by RV - dans Présence
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 10:10

En Présence de Ramana Maharshi

 

 


 
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La Vie est ce qui est

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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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