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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 09:23

 


 
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 09:18

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Fondatrice d’un « Travail » semblable par son questionnement autant aux koans zen qu’à la maïeutique socratique, Byron Katie ne s’inspire au préalable d’aucune tradition, ni orientale ni occidentale.

Le Travail vit le jour un matin de février en 1986, alors que Byron Kathleen Reid, une femme de quarante-trois ans originaire d’une petite ville dans le désert de la Californie du Sud, se réveilla sur le plancher d’un centre de réadaptation.

Au beau milieu d’une existence banale – deux mariages, trois enfants, carrière réussie –, Katie avait effectué une descente infernale de dix ans dans un état de rage, de paranoïa et de désespoir. Pendant deux ans, son état dépressif s’était avéré si grave qu’elle avait à peine quitté la maison. Elle restait au lit durant des semaines, menant ses affaires depuis le téléphone de sa chambre à coucher, incapable même de se brosser les dents ou de se laver. Ses enfants passaient devant la porte de sa chambre sur la pointe des pieds, de crainte de déchaîner sa fureur. Pour finir, elle élit résidence dans un centre de réadaptation pour femmes souffrant de troubles de l’alimentation, le seul type de traitement remboursé par son assurance. Les autres résidents la craignaient tellement qu’on l’installa dans une pièce au grenier, seule.

Environ une semaine plus tard, un matin, alors qu’elle gisait sur le sol, ne s’étant pas sentie digne de dormir dans le lit, Katie s’éveilla dépourvue de toute notion de son identité ou de ce qu’elle était. « Il n’y avait plus “moi” », explique-t-elle.

« Toute la rage, toutes les idées qui m’avaient tant perturbée, mon univers, le monde entier, avaient disparu. Simultanément, un grand rire s’éleva du tréfonds de mon Etre et déferla au dehors. Tout était méconnaissable. Comme si autre chose s’était éveillé. Cette chose a ouvert les yeux, regardant par les yeux de Katie. Elle était ravie ! Ivre de joie. Rien n’était séparé ; rien n’était inadmissible à cette chose ; tout n’était que son propre soi. »

Byron Katie, Écrit avec Stephen Mitchell, Aimer ce qui est. Vers la fin de la souffrance, Ariane, 2003.

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 09:15

 


 
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 08:46

Eddie Vedder 

End Of The Road

Soundtrack Into The Wild



 
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 08:43

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Le fait d’être m’a toujours intrigué. Très jeune déjà, cette conscience m’interpellait et j’éprouvais quelque frustration à ne pouvoir la cerner et encore moins à l’expliquer. Je me tenais devant l’évidence d’être comme on se tient devant son miroir. J’ETAIS ! Une réalité indéniable. Quelle étrange et mystérieuse affaire… Personne ne semblait s’y intéresser. J’observais les gens vaquer à leurs occupations comme si le fait d’être était pris pour acquis et ne méritait guère qu’on y prête attention, la question étant laissée aux philosophes et à la religion…

 

Lorsque je fus happé par les exigences intellectuelles de l’école, l’évidence d’être perdit sa fraicheur, reléguée à l’arrière-plan, cédant la place au mental et au développement d’une personne amenée à faire sa place dans le monde. Bien que recélant une énigme insondable, ma présence m’apparut de plus en plus « plate » et « fade » si bien que je me demandais souvent s’il n’y avait que « ça », peinant à faire sens de mon existence et à trouver une voie qui reflète un tant soit peu le mystère qui m’habitait.

 

« Être » ne suffisait pas à mon bonheur ; j’en voulais davantage ! J’aspirais à quelque chose de plus grand, de plus beau et de plus intense, pressentant que la réalité de l’être, occultée par le formidable aimant du monde et par quelques barrières invisibles, n’avait pas encore livrée tous ses secrets. À cette époque j’étudiais le chinois et le japonais à l’Université de Genève, avec le souhait de me rapprocher des philosophies orientales et du Taoïsme… En vain. Je me remplissais d’une connaissance desséchée qui m’encombrait plus qu’elle ne me libérait, alors que j’avais soif d’une réponse vivante !

 

Mon aspiration prit corps au contact du mystique Osho et trouva enfin un objet : l’Eveil ! Dès lors, ma vie s’organisa dans le sens de cette recherche et je me mis assidument à la poursuite de « l’illumination », explorant les extrêmes, pensant naïvement que je parviendrais à découvrir, sans savoir ni où ni comment, un trésor caché et à regagner un paradis perdu qui effacerait à tout jamais mes tourments.

 

Passionné par ce nouveau champ d’exploration, je cultivais en secret l’espoir de m’élever dans la dimension « divine » pour accéder à un bonheur suprême. Ma recherche satisfaisait à mes besoins en me nourrissant d’aventures, de rencontres, d’expériences insolites et palpitantes. Je partageais mon temps entre la nécessité de gagner ma vie, m’efforçant d’évoluer professionnellement, tout en répondant à un impératif intérieur qui me poussait en avant, toujours plus loin, dans la quête de réponses, d’expériences et de compréhension.

 

La spiritualité, telle que je me l’imaginais, se confondait alors avec la thérapie et le développement personnel, les frontières étant parfois floues. Je marchais à tâtons, soulevant chaque pierre, avide de nouvelles sensations et porté par l’espoir de pouvoir enfin gommer mes faiblesses et mes meurtrissures sans me douter que le moteur de ma quête puisait sa force dans le désir d’échapper à mes peurs et à mes peines…

 

La quête s’est progressivement essoufflée puis enlisée. Je n’allais nulle part. Rattrapé par mes ombres, je me tenais devant mes failles, mes manques et mes douleurs, dépouillé du verni des enthousiasmes que je m’étais plu à considérer comme des élans « divins »… J’avais lu et écouté les maîtres mais je ne les avais pas entendus, manipulant leur vérité à mes mensonges, détournant leurs enseignements au profit de la personne que je pensais être, m’efforçant de l’embellir et de la rendre plus « spirituelle ». L’échec était cuisant et je prenais de l’âge. Qu’avais-je fait de ma vie ?

 

Au bord de l’épuisement, désespéré et désillusionné, je commençais à me demander si l’Eveil existait vraiment ou si je ne m’étais pas laissé embarquer dans une monstrueuse arnaque « spirituelle » ! Après avoir investi tant de temps, d’argent et d’énergie à rechercher « l’illumination », l’idée d’avoir parcouru ce chemin en vain m’était insupportable. Puis, j’ai rencontré ma future épouse et Barry Long, un maître spirituel de l’Occident, des rencontres essentielles qui changèrent le cours de ma vie. Barry, d’abord, pour m’avoir ramené « sur Terre » et dans le corps, m’apprenant à souffrir utilement et intelligemment en cessant de fuir et de lutter contre ce que je n’acceptais pas en moi-même (et de moi-même). Ma compagne ensuite pour avoir partagé cet enseignement et l’avoir mis en pratique au quotidien, dans notre couple, en exposant et en examinant toutes les ombres susceptibles d’occulter ou d’entamer l’amour que nous n’avons jamais cessé d’éprouver l’un pour l’autre.

 

À l’image d’une vitre recouverte de nombreux films opaques, il m’a fallu du temps pour me détacher des illusions et des identifications qui obscurcissaient la perception claire et directe de ma vraie nature, de cette « qualité d’être » qui n’avait jamais cessé de me « hanter ». J’ai compris alors que le corps était la porte d’entrée et qu’il était indispensable de déjouer mes résistances pour SENTIR et accueillir tout ce que ma vie intérieure livrait à ma perception. Cette nouvelle disposition m’engagea dans une dynamique particulièrement exigeante, décrite, pas à pas, dans un livre intitulé : « l’Aventure intérieure ».

 

Dans ce qu’il y a lieu de décrire comme une « première phase », j’ai appris à identifier et à comprendre le fonctionnement de mes résistances (l’ego). J’ai pris conscience des manœuvres me permettant d’éviter toute confrontation avec la peur et la douleur, jusqu’à ce que je sois en mesure de lâcher prise et d’accueillir ce qui remontait à la surface de ma perception. Les blessures du passé se sont ainsi délogées de ma chair, affranchies de mes luttes et de mes esquives, pour être consciemment accueillies dans mon ressenti et finalement acceptées. C’est à ce moment que j’ai réalisé à quel point elles avaient entravée et gâché ma vie, et surtout combien j’avais souffert de les avoir gardées en moi aussi longtemps !

 

La deuxième étape fut marquée par l’entrée dans le vide de moi-même, au cœur d’une « déficience d’âme » qu’il m’a fallu traverser comme un désert. Au fur et à mesure de ma progression, des couches de peine plus subtiles et plus profondes ont émergé, dévoilant des aspects oubliés et parfois très anciens de mon histoire personnelle. La personne que je pensais être commença alors à se vider de ses contenus et à imploser, ouvrant une brèche à un feu invisible, de nature psychique, mais néanmoins clairement perceptible dans mon corps, et particulièrement irritant pour les pans de mon identité qu’il faisait fondre comme neige au soleil.

 

Au cours de la troisième phase, les « attaques » de ce feu intérieur se sont intensifiées, réduisant considérablement l’iceberg que j’avais considéré comme mon « moi » solide et irréductible. Après avoir traversé toute l’épaisseur psychique de la personne (l’enfer en moi), je me suis approché de la douleur fondamentale autour de laquelle le soi émotionnel s’était construit et cristallisé. Extrêmement bien protégé par l’ego, acharné à lancer dans la bataille ses meilleures forces, le noyau de peine a finalement cédé sous les assauts de la puissante énergie de la vraie nature et libérant la lie de ma condition humaine.

 

Il restait encore un dernier obstacle à la réalisation de l’état naturel : la dissolution de ma volonté personnelle ; une phase des plus exigeantes lors de laquelle mes bras de levier cédèrent le pas à une Intelligence Supérieure. Je fus contraint à m’en remettre à plus grand que moi, à travers des effondrements intérieurs déchirants dans lesquels s’engouffrait la puissante énergie de l’être. C’était le moment de la rupture définitive avec la sensation de moi-même, celle qui m’avait accompagné durant des décennies et que j’avais considérée à tort comme ma vraie nature.

 

La dissolution de ma volonté personnelle acheva de m’extraire du camp retranché du moi et me remis entre les mains d’une Puissance de vie inconcevable. La réalité d’être, affranchie des « enveloppes » qui l’entouraient révéla alors son immensité, sa simplicité et sa profondeur. Dépouillé de ma fausse identité et des filins invisibles qui m’attachaient au corps, aux pensées et aux émotions, je pris alors conscience de ma vraie nature comme un poisson prend conscience de l’eau dans laquelle il nage. Mais contrairement à ce dernier, ma vraie nature n’a jamais été un objet extérieur à moi-même mais l’essence même de ce que je suis et que je n’ai jamais cessé d’être.

 

Les verrous levés, l’évidence d’être livra enfin le secret d’une conscience reconduite à elle-même. À l’image d’une rivière se jetant dans l’océan, le « je » s’est finalement offert et uni au « suis » révélant dans son effacement la complétude qu’il avait toujours recherchée.

 

 

Darpan « l’Aventure intérieure », se libérer de la souffrance et réaliser sa vraie nature. (Editions du nouvel Homme, 2010)

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 09:24
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« L’être ne s’éveille pas : il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le tout. »

À l'automne 2008, en me promenant seule un soir, je me suis arrêtée tout à coup et j’ai fait un foudroyan
t constat : au plus profond de moi, je voyais que j’étais incapable de trouver la paix, car je n’étais pas équipée pour cela.

Mon cheminement spirituel, mes efforts et ma recherche d’expériences ne m’avaient amenée nulle part. J’étais totalement dégoûtée. Je me suis dit : « Je laisse tout tomber, advienne que pourra, je me fiche de n'être rien et seule. »

Je constatais qu’après de grandes souffrances inutiles, je me retrouvais dans un état neutre, comme dans un désert. Je n'étais ni bien ni mal, je refusais de me laisser atteindre par les pensées, mais je n’avais aucune résistance, je n’essayais pas de les repousser : « Vous existez les pensées! Parfait, faites votre travail : moi, je ne me sens plus concernée. » Je ne croyais plus en moi, 
j'étais glacée, prête à mourir.

Est-ce que l'éveil survient quand il y a une insupportable urgence dans l'appel, quand il y a acharnement? Je ne sais pas. L'année qui a précédé ce séisme, j'avais pourtant un franc désir d'absolu, mais je constate maintenant qu'il y avait une peur qui m'habitait : 
la grande peur de ne pas exister.

L’amour que je pensais à la base de tout, cet amour que je définissais à l’opposé de la haine alimentait cette peur. Elle s’immisçait partout : dans mes relations amoureuses, dans le dialogue avec mes filles, dans ma vie professionnelle.

Je voyais l’absurdité de ces situations au gré de mes expériences : avoir peur de ces choses qui devaient m’apporter le bonheur n’avait pas de sens. J’avais une réelle motivation à me libérer de cette peur qui engendrait de la douleur et de la souffrance, mais je ne voulais pas abandonner qui j'étais, je voulais continuer d’exister en tant que « moi ».

Après cette soirée où j’ai honnêtement lâché prise, je ne marchandais plus, j'accueillais le moment pour ce qu'il était, le laissant glisser sur moi, quelquefois interprété comme douloureux, quelquefois interprété comme joyeux, mais toujours acceptable, car il existait dans ce monde que je projetais moi-même.
 J’en ai donc pris l’inévitable et entière responsabilité.

Ce faisant, il ne restait qu’une soif d’inconnu, non identifié, intouchable, inqualifiable, qui s'étendait et créait de l’espace.
 La vie a répondu.

Mon témoignage est simple, accessible et sans but.

Je me suis créé une invitation à abandonner le monde instable 
de la forme et j’y ai répondu.

Reconnaître que l'on Est l'essence même de la Vie, c’est vivre en permanence la Paix, comme les fleurs, sans rien attendre, 
sans rien demander.

La Conscience est intemporelle, non individuelle et ne subit pas de processus évolutif : elle EST! C’est ce que nous sommes tous!


« Dans un total abandon,

comme une fiancée promise

à un inconnu, j’ai accueilli

la non-connaissance!

Ne pas savoir intellectuellement,

ne pas comprendre le processus,

ne pas marchander le temps !

Plonger dans le vide.

La Vie a répondu :

la Paix est ma demeure! »


Betty
Extrait du site;
http://ventdeveil.blogspot.fr/search/label/Betty
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 09:11

 


 
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 09:02

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Eh oui, on aime bien aimer certaines façons de voir l’éveil !

Le problème, bien sûr, c’est que toutes les façons de voir l’éveil n’ont qu’un but : empêcher l’éveil.

Prenons le cas de l’éveil paresseux.

C’est vrai que c’est cool… mais, en réalité, Ramana ne s’est pas contenté de dire « restez tranquille ». Il a aussi dit « Il faut faire des efforts ».

Alors, il était fou, ou quoi, ce Ramana ?

Ben non, il était simplement passé de l’autre coté des paradoxes !

Le gros problème, de nos jours où la Tradition est globalement révélée à tous sans considération du « poids de l’ego » de chacun, c’est qu’on fait son choix au supermarché des enseignements spirituels et qu’on s’accroche à une facette en niant toute valeur aux autres facettes.

Or, la valeur est dans la pièce entière, pile et face.

S’il suffisait de faire des exercices spirituels ou, inversement, de ne rien faire, l’éveil serait à la portée du mental égocentré… puisqu’il suffirait de suivre les instructions et de s’en tenir au plan.

Que ce soit la version « effort » ou la version « paresse », l’ego est à son affaire : il a sa « façon de voir l’éveil » et son modus operandi.

Mais hélas, l’éveil c’est précisément la disparition de l’ego. Et ça, l’ego ne peut évidemment pas le planifier, ni l’organiser ni même en avoir la moindre idée.

Par conséquent, toutes les idées qu’il s’en fait, comme par exemple ces modèles de l’effort ou de la paresse, doivent disparaître avec lui.

Mais alors, pourquoi la Tradition et les Maîtres nous proposent-ils ces modèles ?

Ne feraient-ils pas mieux de se taire ?

Je suis sûr qu’ils préfèreraient se taire… mais on ne le leur permet pas.

Alors ils causent. Et chaque fois qu’un mental égocentré croit « blanc », le Maître oppose « noir ». Alors le mental se met à croire « noir », et il faut qu’un nouveau Maître enseigne « blanc ».

Parce que l’ennemi de l’éveil n’est rien d’autre que la « façon de voir l’éveil ».

Blanc ou noir ? Non, ni blanc, ni noir !

Ni blanc, ni noir ? Non, blanc et noir !

Blanc et noir ? Non, ni « blanc et noir », pas plus que « ni blanc ni noir » !

La Tradition invite à franchir les paradoxes… parce que le mental ne peut pas les franchir.

Autrement dit, dépasser un paradoxe revient à abandonner le mental.

Voila pourquoi il faut faire des efforts pour être paresseux.

Cela dit, bien souvent, le franchissement du paradoxe est grandement facilité par cette progressivité qu’on appelle « le Chemin ».

On a le droit de prendre (ou même de perdre) un peu de temps avant de sortir du temps.

Dans le cas qui nous occupe, Annamalai Swami avait coutume d’user de la métaphore de la fusée pour expliquer ce Chemin. La fusée, disait-il, a besoin d’énormément d’efforts pour échapper à l’attraction terrestre, mais, une fois en apesanteur, plus aucun effort n’est requis.

C’est très simple à comprendre. Pourtant, l’ego spiritualiste postmoderne semble refuser de comprendre ça.

On voudrait faire décoller la fusée avec pas plus d’énergie que ce qu’elle dépensera en apesanteur.

Ça va pas le faire !

Bref, l’éveil paresseux ne s’adresse qu’à ceux qui sont en train d’échapper à l’attraction de l’ego.

Pour ceux que l’ego attire encore trop, la paresse reste un vilain défaut !

Car ça ne peut être que la paresse de l’ego.

 

Bernard Klein

 

http://vous-y-etes.com/2013/04/un-monde-de-dingues-interview-de-jean-marc-mantel-2/#comment-3731

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:50
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-Toutes les images apparaissent ou sont enregistrées au sein de la conscience. Il n’est personne, aucune entité, pour le voir. Tout ceci se produit simplement en l’Être.
                                                                
-Tout se produit entièrement de soi-même car il n’est personne en fait pour faire arriver quoi que ce soit.
                                                                
-La seule réalité qu’ont « passé » et « futur » est, en fait, une réalité en tant qu’idées.
                                                               
-Rien n’a eu lieu, bien, qu’une pensée puisse surgir qui affirme que des choses ont eu lieu.
                                                               
-Tout est Être, et aucune vision particulière n’est « juste » ou « fausse ».
                                                                 
-La vie est simplement un  jeu d’images surgissant en ce moment même.
                                                               
-Être est déjà le cas, quoi qu’il apparaisse.

-Essayez donc de ne pas être !

-Avec la connaissance, les pensées continuent à surgir, mais apparaissent de façon objective, de la même façon qu’apparaissent un arbre, un son ou une sensation.

-Quoi qu’il apparaisse comme réalité maintenant, est réalité.

-Qu’il y ait identification ou qu’il y ait libération, les deux apparaissent dans le film de l’Être.

-La conscience, ou l’Être, apparaissent en tant que ce grand jeu de la vie – que peut-être nous pourrions considérer comme un film.

-L’Être est le film et l’écran, et tous les personnages, et toutes les histoires.

-En fait, il n’est rien ni personne nulle part nécessitant la libération. Le film suit son cours mais rien ne s’est réellement jamais passé. En ce sens, quelle importance a la libération ?

-Être est Votre nature, et le film dans toute sa glorieuse non-illumination est comme Vous vous apparaissez à Vous-même. Pourquoi ne pas y glisser quelques passages palpitants ayant trait à la libération ?

-La vie est déjà parfaite dans toute son apparente imperfection, que ce soit vu ou pas.

-Il n’y a que ce qui estCe qui est ne peut être esquivé.

-L’évolution est une histoire. Être est déjà Votre nature véritable - que cela soit reconnu ou non.

-Il n’est que conscience présente. C’est ce que Vous êtes, et ce « en » quoi « vous » apparaissez.

-Vous avez été partout et avez tout essayé dans votre quête pour l’illumination sans jamais remettre en question l’idée que l’illumination soit la solution. La quête elle-même aggrave le désespoir. Vous êtes constamment en train de fuir une chose pour en poursuivre une autre, sans jamais vous interroger pour savoir si cette course a un sens quelconque.

-La seule réalité qu’il y ait, est ce qui apparaît en l’instant.

-« Vous » n’est qu’une pensée.

-En l’Être, il y a des possibilités infinies, et chaque personne ici présentera une version unique de la réalité. Tout cela se produit en l’Être cependant, si bien qu’aucune version n’est plus importante qu’une autre.

-Là où il y a recherche, il n’y a pas d’issue. Elle ne conduit  à rien. La recherche fait partie de l’histoire de séparation. L’idée qu’elle mène quelque part fait partie de l’histoire.

-Quoi qu’il apparaisse, cela se produit totalement spontanément et non comme un but atteint au terme de la recherche.

-Quoi qu’il apparaisse, apparaît spontanément. Qu’il y ait recherche ou non, Être n’a pas pour objectif final de parvenir au repos ; ça c’est simplement l’histoire dans la pièce. Être est tout repos et toute tension. Être est tout ce qui est.

-Être est tranquillité absolue – et aussi, tension et lutte relative.

-Le « moi » n’est pas un objet fixe – c’est simplement une pensée, une adhérence psychologique.

-Quoi qu’il apparaisse dans l’instant est réalité.

-Être est sans raison – c’est simplement.

-Peut-être pourriez-vous demander pourquoi cet arbre est en train de pousser là, et je pourrais répondre avec une histoire de graine tombée au sol, il y a trente-huit ans.
En fait, il est simplement un arbre là. Rien n’a besoin d’être dit du tout. L’apparition même de l’arbre tient du miracle, et dans la reconnaissance de cela, toute question portant sur le « pourquoi » de son apparition peut sembler plutôt amusante.

-Il n’est que présence, ce qui estCeci est tout ce qui est.
La présence demeure totalement non affectée par les histoires qui apparaissent en elle.

-Quoi qu’il se passe, il n’est qu’Être. Vous ne pouvez faire un pas de travers, car rien ni personne ne va nulle part.

-« Vous » n’êtes pas un personnage en route pour un voyage vers la réalisation de soi.

-Les « autres » sont simplement des images qui se lèvent spontanément dans la conscience, accompagnées d’un commentaire mental qui présume ou attribue un « quelqu’un intérieur » aux images.

-S’il est évident qu’il n’est personne ici, alors il sera également évident qu’il n’est personne .

-Tout ce qui semble être « moi » - pensées, sensations, etc. – est présumé surgir similairement « à l’intérieur » des « autres ».
Cependant quelle preuve, en fait, y a-t-il à cela ? N’est-ce pas simplement une présomption qui n’a pas été examinée attentivement, cette idée que puisque pensées et sensations semblent constituer un « quelqu’un » ici, d’ »autres » là-bas doivent avoir leurs propres pensée et sensations ? Qu’est-ce qui est réellement connu à propos de ces « autres » si ce n’est une image visuelle, ou encore, peut-être un bruit aigu, si une épingle est piqué dedans ? Il est « su » que les « autres » ont des pensées et sensations uniquement parce qu’ils le disent. Et qu’est-ce que leurs paroles, hormis l’image de lèvres qui s’agitent accompagnées de sons apparaissant dans la conscience ?
Sur la seule base des preuves présentes, y a-t-il aucune autre pensée et aucune autre sensation où que ce soit, en dehors de celles qui surviennent ici ?

-Il n’est pas de « nous » qui pourraient être éveillés. Il n’est pas d’entités – il n’est qu’Être. C’est Être qui est éveillé. Ou pour être plus exact, Être est éveil.

-Être est éveil – déjà. Même si l’histoire dans la pièce ne comporte pas cette reconnaissance. Être n’est pas quelque chose qui puisse être atteint par un « quelqu’un » simplement apparent s’appliquant à dissiper l’ignorance à travers une voie de connaissance de soi ou quoi que ce soit d’autre.

-« La vérité » n’est pas un grand secret caché qui a besoin d’être révélé à travers une approche graduelle d’acquisition de connaissance. Toute chose est actuellement en train d’apparaître au sein de pas-de-chose. Un point, c’est tout !
C’est ce qui est, même si  cela inclut une histoire à propos de l’ignorance-qui-doit-être-dissipée. Ce qui est est immédiatement et totalement. Sons, pensées, sensations, images visuelles – quoi qu’il apparaisse maintenant et en compagnie de ce en quoi cela apparaît – est ce qui est. Ce qui est n’est pas révélé par la connaissance – c’est simplement.
 

-Le souvenir est une histoire surgissant en l’instant à propos de ce qui serait arrivé antérieurement. Il n’a aucune validité autre qu’en tant qu’histoire. Il n’est en fait aucune histoire – seulement présence.

-Être est toujours ici même, - fondement de l’apparition de toute chose. Être est ce que Vous êtes. Tout apparaît parce que Vous êtes.

-La libération n’est pas le « remède » aux problèmes et n’est certainement pas le résultat final de quelque processus que ce soit.

-Le « je » est pensée et la pensée n’a aucune capacité à l’action quelle qu’elle soit. Les pensées ne sont que de simples images apparaissant et disparaissant dans la conscience.

-Tout survient entièrement de soi-même – y compris l’identification et l’absence d’identification. L’identification, la survenue de la notion d’un « moi » séparé, n’est pas causée, et sa disparition n’est pas l’effet d’une cause quelconque.

 

-Les pensées sont comme les bulles de textes d’une bande dessinée. Lorsque vous regardez simplement une bande dessinée, vous voyez les images et vous voyez les bulles de textes. Lorsque vous lisez la bande dessinée, vous entrez dans le monde que paraissent créer les mots des bulles de texte, et cela peut devenir plus significatif, plus la réalité, si vous voulez, que les seules images.

-Lorsque l’histoire mentale est prise pour la réalité exclusive, il y a concurremment division et fragmentation.

-Les pensées apparaissent dans la présence – la présence n’apparaît pas dans les pensées.

-Lorsque les pensées sont vues en tant que pensées et que le point de vue qui en dérive n’est pas présumé exclusif et seul valide, il y a simplement présence, sans temps et par conséquent sans cause ni effet.

-Il n’est personne d’asservi et par conséquent il n’est pas de libération de la servitude.

-Lorsqu’il est évident, sans l’ombre d’un doute, qu’il n’est pas d’entité qui soient asservies, tous efforts exercés pour une libération par le questionnement ou n’importe quel autre moyen devient une vraie plaisanterie.

-Il n’est ni êtres libérés ni êtres asservis : il n’est qu’Être.

-Il n’est rien qui ne soit réalité. Il n’est qu’Être.

(Extraits du livre  "ÊTRE" de Nathan GILL)
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:37

(sous titré en français)

 

 


 
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Présentation

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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

Rechercher

Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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