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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 09:16

 

Ce que l’homme appelle “l’univers” n’est pas la limite de l’existence, ce n’est que la limite de ses sens.

Au-delà de ses sens s’étend l’infini. Cette étendue illimitée ne peut jamais être atteinte par les sens, car les sens ne perçoivent qu’un fragment, une partie.

Et, ce qui est illimité, infini, ne peut pas être sujet à la fragmentation, à la division.

 

 

Aucun moyen limité ne peut mesurer ce qui est illimité. Ce qui est illimité ne peut être saisi que par l’illimité.

Et ceux qui l’ont connu ne l’ont pas connu par leur sens ou leur intellect : ils l’ont connu en devenant eux-mêmes illimités.

Ceci est possible, car en l’homme apparemment  insignifiant et limité, l’illimité est aussi présent.

L’homme ne se limite pas aux sens, il n’est pas que ses sens.

Il s’étend dans des dimensions au-delà de ses sens. Ce qu’on voit est son point de départ, mais pas la limite de sa fin.

Il est invisible : l’invisible réside dans la circonférence du visible.

 

Si un homme réalise l’invisible en lui, il réalise l’univers entier.

Toutes les divisions, tous les fragments sont reliés au visible.

L’invisible est non-fragmenté – l’un et le multiple sont semblables. Et c’est pourquoi en atteignant l’Un, le tout est atteint.

Mahavira a dit : «  Celui qui a connu l’Un a connu tout. » Ce Un est à l’intérieur. Ce Un est celui qui voit, non ce qui est vu.

C’est pourquoi les yeux ne sont pas les moyens de la réalisation, la voie est de fermer les yeux.

Fermer les yeux c’est se libérer du visible. Si le visible apparait même devant les yeux fermés, sachez que c’est comme si les yeux étaient ouverts.

Si le visible n’apparait pas, les yeux peuvent être ouverts, mais c’est comme s’ils étaient fermés.

 

Quand rien n’est vu et que seule la vision demeure, celui qui voit apparait.

 

La vision où l’on voit celui qui voit est la juste vision.

 

Sans juste vision, l’homme est aveugle. En ayant des yeux, il ne voit pas.

C’est la juste vision qui voit – l’œil véritable, l’œil qui est au-delà des sens.

Alors les frontières disparaissent, les lignes de division ne sont plus, et ce qui est, Brahman – l’étendue sans commencement et sans fin – est atteint.

Cette réalisation est libération, car toute limitation est une servitude, toute limitation est dépendance.

 

Aller au-delà  des limitations, c’est devenir libre.

 

Osho

 

La juste Vision.
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:58
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:44

 

" Le mental vit dans un cercle vicieux. 
Il crée lui-même les problèmes et essaie ensuite de les résoudre " 

 


Swami Prajnanpad

Citation du jour.
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:39
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 16:57

Nous laisser nous rappeler ce Regard vide de jugements qui est nous-même dans ce nous sans condition, vide d’attentes de résultats, sans demande, pas même celle d’être autrement, pas même celle de nous améliorer. 

Nous regarder à travers ce Regard, regarder cette fortification construite par ignorance : nous ne savions pas. Il n’y a pas de critiques à porter sur ce fait : nous ne savions pas. Ce contrôle est notre protection envers nos propres émotions sur lesquelles nous avons surimposé des idées d’inaccessibilité parce que trop de douleurs. 

Le contrôle nous ramène au Regard, à cette présence inaltérable qui est nous-même. 

Ainsi, il s’agira plutôt, par ce Regard (qui est Écoute et Perception), de découvrir les fabrications mentales dans lesquelles nous vivons. Nous ne sommes plus dans l’écoute pour libérer ou guérir, mais par passion, sans but à la clef. Là, nous n’ajoutons plus de nouvelle carapace, mais par cette écoute nous défaisons, à l’image d’un chantier en démolition. 

Nous allons nous rendre compte dans ces temps d’Écoute - qui peuvent se présenter lors d’une pratique - que le chantier ne peut être qu’en démolition. Ces temps d’Écoute progressivement vont apparaître dans la journée, alors que nous sommes avec notre enfant qui n’écoute pas ou notre conjoint qui nous agace. Cela va devenir une sorte de passion, la passion de regarder, d’écouter sans idée, la passion de ressentir. 

Nous allons comprendre profondément que nous ne pouvons être qu’en chantier de démolition car nous le voyons maintenant, notre mental recherchera à nouveau par tous les moyens de se sécuriser par des certitudes qui tuent le vivant, la perception. Nous le voyons clairement : ce que le mental construit est voué tôt ou tard à disparaître. Une idée change, un point de vue en fait place à un autre, un jugement sera retourné en son contraire. Là, nous découvrons ce besoin effréné de toujours nous sécuriser par des conclusions. 

Nous nous installons dans le fait de regarder. Nous pourrions dire que ce qui regarde en nous demeure, est immobile sans immobilité, silencieux, paisible, présence permanente. 

Nous ne ferons plus du tai chi ou de la méditation sans ce que notre intérieur aimerait nous dévoiler de ces doutes, de ces manques de confiance, de sa peur du manque, de sa peur d’être séparé, de son sentiment d’isolement. Non, nous ferons le tai chi avec notre intérieur, avec nos peurs et nos doutes. 

L’énergie soulève le bras gauche, nous sentons comment ce bras vit l’abandon à l’énergie. S’abandonne-t-il ? A-t-il peur de s’abandonner ? Serait-ce un soulagement pour lui que de se sentir enfin porté par cette énergie, présence impersonnelle qui ne l’a jamais délaissé ? Nous comprenons alors combien il est essentiel de nous rappeler à nous-même cette autre façon de regarder, afin d’accompagner en nous-même notre corps-psychisme à redécouvrir ce Regard, cette Écoute. 

Là, nous nous rendons compte intimement que c’est nous dans ce petit nous, dans ce nous-séparé, qui avons cru et qui croyons encore avoir été abandonné. L’évidence survient, dans l’instant : c’est une histoire à laquelle nous avons adhéré et que nous avons nourrie et entretenue sans même regarder clairement ce qu’il en est réellement. 

Chacun de ces moments sera offert à ce rappel : nous n’avons jamais été abandonné par cette Présence en nous impossible à définir. Elle ne nous a jamais quitté. Nous pourrions le dire autrement : nous ne nous sommes jamais quitté. Le lien se crée à nouveau : rien en nous n’est séparé. Et si nous sentons un espace isolé, tout en restant dans cette Écoute libre d’intention, libre d’amener cette partie vers l'Écoute, sans l’idée que nous puissions convaincre cette partie de retourner dans ce nous-Regard aimant, nous laissons à cet espace isolé le temps de découvrir, de se rendre compte par lui-même si c’est son heure, car nous savons que cela ne dépend pas de nous-intention mais uniquement de lui. Nous laissons la liberté à cet espace isolé de se retourner vers ce nous-Regard. 

Seul ce Regard non intentionnel, vide d’idées nous ouvre à l’ouverture ; par sa non-action volontaire, et cependant agissant par sa disponibilité libre de mobiles, ces différentes parties en nous s’abandonnent en lui. Il n’y a plus de séparation.  »

 

 

Hélène Naudy

 

http://vivrelibre.free.fr/textes/illusion_paix.html

 

Nous ne nous sommes jamais quitté.
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 10:14
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 10:00
Croire sur parole ce qui est dit ici ou ailleurs ne changera jamais rien, il est nécessaire que cela soit vuréalisé.
Et en premier lieu, l’absence d’un « individu séparé » appelé « moi ».

L’absence d’effort et de stratégie

Puisqu’il n’y a pas de « moi », aucun « moi » ne peut faire quoi que ce soit.
Ainsi, « vous » ne pouvez rien faire pour défaire le conditionnement responsable de votre mal-être.
Cependant, il serait faux d’affirmer qu’il ne faut rien faire. Ce serait encore utiliser une stratégie, celle du « faire rien ».
Ce n’est pas à un « moi » que s’adresse ces paroles.
Ce qui Est s’adresse à Ce qui Est ; Ce qui Est se révèle à lui-même.

Le regard

La seule « pratique » nécessaire est celle du regard. Ce terme peut être remplacé par ceux de « écoute », de « être avec », ou de « réalisation ».
Par contre, il ne s’agit en aucune manière d’effectuer une pratique au sens habituel du terme : une stratégie adoptée afin d’atteindre un but précis.
En l’absence de tout individu séparé, de tout « moi », « personne », aucun « quelqu’un » ne peut pratiquer. Et cependant, il y a regard, et apparente pratique.
Parce qu’en réalité, nous sommes regard.

Ce regard va permettre de réaliser quelques vérités :
  1. Nous ne pouvons pas ne pas être ;
  2. Nous ne sommes pas les acteurs de ce que cet ensemble corps-psyché éprouve, vit, ressent, pense, fait…
    – Nous ne sommes pas les sensations, ni les perceptions, ni les pensées, ni les émotions, ni même le corps ;
    – « Nous » ne respirons pas, ne digérons pas, ne faisons pas battre le cœur, etc. Tout cela arrive de lui-même ;
    – « Nous » ne pensons pas, les pensées surviennent et sont captées ;
    – « Nous » ne percevons pas, ne ressentons pas ; les perceptions et les sensations se produisent ;
    – « Nous » n’agissons pas, « nous » ne choisissons pas, il n’y a pas un « acteur » des actes, pas un « moi » qui choisit. Des actes sont posés, des choix sont faits.
  3. Toute souffrance provient d’une ou de pensées « crues », c’est à dire de croyances. Pas de croyance signifie pas de souffrance ; toute souffrance signe une ou des croyances non vues pour ce qu’elles sont : de simples pensées crues, à tort.
    Ces croyances sont généralement assorties d’un jugement, d’une idée de ce qui nous convient et de ce qui ne nous convient pas, d’un refus de ce qui arrive tel que cela arrive, d’un attachement à notre système de pensée, à notre vision de la vie, etc. Ce refus est lui-même une pensée.
    Nous sommes par exemple attachés à « mon » idée du bonheur, « mon » idée de l’amour, « mon » idée de l’éveil. Ce qu’ils devraient être, ce qu’ils devraient nous apporter, leurs caractéristiques et ce qui signe leur réalité ou leur absence.
    Tout comme l’idée d’un « moi », ces idées sont conditionnées, causent de nombreux troubles et retardent la VISION de Ce qui Est et de ce qui arrive tel que c’est et tel que cela arrive.
  4. Le regard peut se détendre totalement, laisser de côté tout le « perçu ».

Gérard

Le REGARD.
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:58
Humour: Développement personnel et thérapie.
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:56
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:51

« Tu es cela qui précède toute espèce de satisfaction ou d'insatisfaction, qui précède toute sensation, toute perception, toute conception ou image. Tu es cela en quoi les sensations, les perceptions, les représentations ou images apparaissent et disparaissent tour à tour. Le désir, l'aspiration, la quête, tout cela procède de la manifestation. Tu n'as à réaliser aucune quête pour être ce que tu es. Tu es toi-même plénitude, accomplissement. 

Q : Ce n'est pas là mon sentiment. 

R : Tu es plénitude, avec ou sans désir ou aspiration. Avec ou sans quête, tu es, de façon absolue, ce qui en soi est plénitude pour toujours. Rien n'est à changer, rien n'est à produire ou à éviter, pour être ce que tu es. Rien n'est à ajouter ou à retrancher. 

Q : Bon, mais j'aimerais le voir par moi-même, le redécouvrir pour moi-même. 

R : Ton désir procède de l'idée insensée selon laquelle tu as perdu cette plénitude ; selon laquelle elle a pu disparaître, ne serait-ce qu'un instant. C'est cette erreur d'appréciation qui est à l'origine de ta quête, avec tout ce qu'elle comporte de faux. Il n'y a rien à atteindre ou à retrouver. Tout est déjà là. Cette indéfectible présence est la cause première de toute manifestation, de toute question, de toute réponse. Il est donc vain de vouloir faire quoi que ce soit. » 


« Tu es ce qui connaît, non pas le connu. Le connaissable, ce sont les objets, et tu n'es pas un objet, comme tu n'es pas celui qui saute du lit le matin ou se réveille en tant que moi dans un corps, car lui aussi est objet de perception, quelque chose de connaissable. Tu n'es rien qui puisse être connu, mais cela qui connaît. 

Q : C'est entendu, mais c'est précisément ce que je n'arrive pas à voir ! 

R : La connaissance, la perception que tu es est là, tout simplement. Dans cette perception quelqu'un surgit qui pose cette question. Or ce quelqu'un n'est lui-même qu'un objet. Ce que tu es, il ne peut le connaître. Et il n'a du reste pas à le faire. La perception que tu es a toujours été là. La perception dans laquelle tout surgit, c'est cela ta réalité. Et cette perception est pure, transparente. » 


« Q : Comment faire pour reconnaître que je ne suis pas un être isolé emprisonné dans un corps ? 

R : En demeurant dans l'être-conscient, au lieu de diriger ton attention sur les phénomènes qui tourbillonnent sur ton œil extérieur ou dans ton œil intérieur, sur ce qui apparaît dans ton champ de perception. En dirigeant ton attention sur la perception elle-même. [...] 

Tu n'es pas le corps qui donne ou qui prend, ni l'intellect qui en conçoit des regrets ou des espoirs. Tout cela n'est qu'objet de perception, tandis que la perception en soi a toujours été, elle précède l'émergence d'un quelconque objet de perception. Seule cette perception, que l'on peut aussi bien appeler attention vigilante ou fait d'être-conscient, est ce que tu es. »

 

 

Karl Renz

Extraits de
POUR EN FINIR AVEC L'ÉVEIL
et autres erreurs conceptuelles

(Les Deux Océans)

 

http://vivrelibre.free.fr/textes/quisuisje.html

Pour en finir avec l'Eveil.
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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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