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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 10:07
Qu’est-ce que l’illumination, non mais vraiment, qu’est-ce c’est ?
 
Amis et famille ont longtemps insisté pour que j’écrive et parle de mon expérience et de ma compréhension de ce sujet. J’ai hésité, non pas parce que l’illumination est si difficile à décrire, mais parce qu’elle a tendance à vous rendre paresseux. 
Avant le changement, j’étais très actif, j’écrivais, je lisais, je jouais de la musique, faisais du sport, bref j’étais toujours en mouvement. Mais après le « changement » comme je l’appelle, il y avait la claire vision que toute cette activité était stupide et qu’elle exigeait un effort incroyable.
Mais avant de poursuivre, laissez moi poser le fait fondamental : je suis éveillé. Je me suis éveillé il y a un an environ. Je sais ce que je suis, ce que j’ai toujours été et ce qu’il est impossible de cesser d’être. Certains appellent cela illumination, ou vérité ultime, conscience de l’unité, esprit infini etc. Mais tous ces noms ne disent pas au non éveillé, ce que c’est. Même moi, je l’appelle « le changement », ce n’est pas vraiment exact, car rien n’a vraiment changé, mais paradoxalement, un énorme changement a pris place.
En termes simples, j’étais auparavant Steve qui vivait sa vie, mais maintenant je suis l’expérience de Steve qui vit sa vie. C’est un changement de perspective. Avant ce changement de perspective, j’avais pratiqué, pendant environ trois ans, une méditation d’intensité moyenne qui consistait à regarder la respiration, répéter quelque peu un mantra et aussi questionner le soi à la manière de Ramana Maharshi. Parallèlement à ces techniques, il y avait un intense désir de trouver et de connaître la vérité. J’ai lu tout ce que je pouvais trouver sur l’illumination.
Après environ trois ans, j’ai eu ma première expérience de « non-dualité » comme on l’appelle. 
Je venais de lire un passage de Ken Wilber « Le spectre de la conscience » où il indique que la conscience ordinaire est la conscience ultime. Cela m’a vraiment touché, j’ai posé le livre et regardé un papier qui se trouvait sur la table, en face de moi, après environ une minute ou deux, il s’est passé une chose passionnante et effrayante : j’avais disparu ! 
Ce que j’entends par là c’est que la partie médiane était tombée : Normalement, il y avait ici Steve qui regarde le papier sur le bureau là-bas, maintenant il n’y avait que l’expérience « papier», mais pas de Steve ici pour le regarder. Il était clair que la partie médiane qui normalement sépare le papier de Steve n’existait pas réellement, il n’y avait que l’expérience, « papier ».
Maintenant je vais essayer de rendre cela plus évident par une illustration.
Imaginez aussi clairement que possible, que vous pénétriez dans une grande maison dans laquelle vous n’avez jamais été. Vous vous sentez bizarre et un peu effrayé, il y a des meubles, des tentures, mais personne à l’intérieur. 
Vous visitez partout, et une sensation insidieuse de peur d’être seul dans cette grande maison vous envahit. Vous allez de pièces en pièces sans savoir ce que vous allez trouver. Vous commencez à vous sentir de plus en plus nerveux et effrayé d’être ainsi seul dans cette maison. Vous vous demandez depuis combien de temps elle est vide.
A force, la sensation d’espace et de vide commence à peser lourdement sur vos nerfs. Finalement, au moment où vous ne pouvez plus le supporter, vous avez la réalisation choquante que vous n’êtes pas là non plus ! Seule l’expérience « maison » existe.
C’est le ressenti de la non-dualité, c’est la véritable réalité de l’existence. 
Rappelez vous la question : « Quel est le son d’une main qui applaudit ?» 
Maintenant, vous connaissez la réponse.
Vous voyez, avec l’illumination vient la connaissance que même s’il y a beaucoup d’activité dans le monde, il n’y a personne qui fasse quoi que ce soit. 
L’univers, en un sens, est sans vie. Il n’y a personne, seulement des événements et l’expérience de ces événements. 
L’illumination révèle que l’univers émerge spontanément. 
Son émergence et son modèle sont parfaits pour les mathématiques, la symétrie, 
et ne comportent aucun hasard. 
Rien n’est fortuit, tout ce qui arrive se passe exactement comme il se doit. 
Il n’y a pas de hasard, ou d’évolution basée sur le hasard. 
L’univers est parfait, rien n’est une erreur ou ne peut l’être. 
Il semble qu’il existe un hasard ou de l’imprévisibilité du point de vue humain, mais c’est seulement parce que notre référence temps ne nous permet pas de voir l’univers émerger en quelques minutes. Si nous pouvions le voir, nous verrions alors clairement comment chaque événement a été non seulement parfait et nécessaire, mais qu’il était aussi prévisible.
Résumons-nous donc : l’univers est parfait, personne n’existe, pourtant l’expérience « univers » persiste. 
Comment est-ce possible ? 
La Conscience. 
La conscience est consciente. 
Si elle ne l’était pas, il n’y aurait pas d’univers. La nature même de l’existence implique la conscience. L’un ne peut pas exister sans l’autre.
Il ne peut pas y avoir d’univers sans conscience. Il n’existe pas d’univers ou de dimensions là, où il n’y a pas de conscience. La matière et la forme ne pourraient pas apparaître sans conscience.
 
L’Univers/Conscience, l’Esprit/Matière, la Vague/Particule, appelez cela comme vous voulez, la réalité est que la manifestation, l’apparence que nous appelons l’univers, est Conscience.
Maintenant, ne vous y trompez pas, il n’y a pas d’observateur. 
Il n’y a personne qui expérimente l’univers.
 Qui plus est, il n’y a pas de Personnage Ultime, de Dieu, d’Esprit ou autre, qui observe l’univers. Il n’y a que l’expérience de l’univers sans personne pour l’expérimenter.
Cela semble un paradoxe, mais qu’importe, c’est ce qui est. 
L’expérience « est », c’est tout, c’est ainsi qu’est l’univers, une expérience pour personne.
L’univers émerge de la conscience spontanément, tout en étant lui-même conscience. 
Nous devons lâcher l’idée de la matière qui est observée par quelque chose que nous appelons la conscience, ce n’est pas exact. 
Certains enseignants parlent du témoin, le mental passif, qui observe toutes les choses, instant après instant. Cela implique un certain degré de séparation, un témoin ici qui regarde l’univers là-bas. 
Ce n’est pas ainsi, il n’y a que l’expérience, que l’univers. 
Il n’y a pas d’observateur. 
Même s’il n’y avait pas de manifestation, le sentiment serait le même. 
Une fois de plus permettez-moi d’insister sur ce point : la conscience n’est pas consciente « de » l’univers, la conscience est consciente « en tant que » l’univers.
Maintenant, comprenez bien cette dernière phrase. Ne pensez pas: « Oui Steve, je comprends, la conscience n’est pas consciente de l’univers à partir d’un point de vue séparé, comme une âme désincarnée par exemple, la conscience est consciente de l’univers comme l’un des milliards d’êtres qui le composent,  l’homme, le chien, ou le poisson.» 
Non ! Ces pensées sont fausses. 
Quand je dis la conscience est consciente « en tant que» l’univers,  je veux dire l’acte même d’exister est conscience. Une carotte est elle-même conscience. Il n’y a pas de carotte consciente d’elle-même en tant que carotte, ni de conscience désincarnée et invisible consciente de la carotte en tant que carotte, il y a seulement l’expérience « carotte » et c’est la conscience et c’est l’illumination. 
Il n’y a pas d’observateur.
Voyons maintenant comment cela se passe pour la vie humaine. Toutes les personnes, qui ne savent pas ce qui se passe réellement, croient être les gens qu’ils sont : des individus avec des pensées et des désirs, des espoirs et des rêves, un corps et une maison, une femme et un enfant. La liste continue, mais vous avez l’idée.
La vérité est que même si tout ce qui a été dit plus haut a bien lieu, c’est une apparence automatique de l’Univers/Conscience, selon un modèle strict dépourvu de hasard. Plus important encore, personne ne fait quoi que ce soit,  il n’y a que l’Univers/Conscience.
Pour le dire encore plus clairement : des choses se passent, mais personne ne les fait. Des apparences se produisent et la conscience est consciente.
La personne non éveillée, qui ne sait pas ce qui se passe, croit qu’elle agit, que l’humain « en elle » existe. La réalité est que le corps existe, les pensées existent, les souvenirs existent, c’est la conscience et c’est tout.
Quelqu’un pourrait dire que la conscience a provisoirement pris son expérience du corps et les souvenirs du corps, pour une personne, mais même si cette réponse semble expliquer le pourquoi, il n’y a vraiment aucune erreur. 
L’Univers/Conscience ne s’est jamais trompé. 
La personne peut tomber à tout moment, retrouvant l’état originel de la matière et de la conscience, qui n’a jamais été réellement caché. 
C’est ce qui m’est arrivé, mais lors de cet événement rien n’a été perdu, car il n’y a jamais eu de moi à perdre, seulement une confusion à corriger, qui n’a jamais existé.
Connaître cela, je veux dire vraiment connaître cela, pas intellectuellement, mais par une expérience directe de la vie quotidienne, c’est ce qu’est l’illumination.
Une fois connue, il est impossible de revenir en arrière. 
Une fois que vous avez ouvert le rideau et vu qui est vraiment Oz, vous ne pouvez plus le fermer et prétendre ne pas connaître la vérité.
Alors, comment faisons-nous une fois que nous savons ? 
Nous laissons l’expérience se manifester, sans intervenir. 
Il a été dit : « L’univers est parfait, n’intervenez qu’à vos risques et périls ». 
La personne éveillée n’agit jamais. C’est la résolution de l’énigme du karma : il n’y en a pas, il n’y en a jamais eu et il ne pourra jamais y en avoir. Il n’y a pas de réincarnation, comment serait-ce possible ? Qui se réincarnerait ? Il n’y a personne, pas de naissance ni de mort, il n’y a rien, si ce n’est la Manifestation/Conscience. 
99,999% des livres et des enseignants spirituels ont complètement tort, et ce, pour la simple raison qu’ils ne sont pas réalisés, ils ne savent pas ce qui se passe. 
Ainsi, afin de maintenir l’illusion de la personnalité, de l’idée qu’il y a quelque chose ou quelqu’un, ils inventent des histoires, des théories ou des idées, portent des vêtements spéciaux, font des rituels etc. Ils enseignent ce genre de choses, mais la vérité est si simple, cela en est risible.
Maintenant, permettez-moi de faire une claire distinction sur un point : l’expérience mystique n’est pas l’illumination. 
Vous pouvez avoir une expérience mystique, voir Dieu, être enlevé par des extra-terrestres, recevoir des messages d’un ange, communiquer avec vos guides spirituels, la liste pourrait s’allonger… mais, peu importe ce qui se passe, la vérité est toujours que chaque expérience, mystique ou ordinaire, est un événement de l’Univers/Conscience.
Si je pouvais enseigner au monde une leçon, ce serait ceci : Peu importe ce que vous expérimentez, rappelez-vous toujours : « Il n’y a personne qui expérimente, personne qui observe ». 
Si vous faites cela souvent et suffisamment longtemps, vous saurez un jour ce qui se passe. 
Quand ce jour viendra, vous vous rendrez compte que rien n’a changé, et pourtant tout est différent. C’est une sensation et une connaissance, la chute inévitable de ce qui n’est pas vrai. Si vous pensez connaître cela, ce n’est pas le cas. Lorsque vous le connaissez, c’est très clair et personne ne peut vous l’enlever.
Quelques points à éclaircir. Lorsque je disais que la personne éveillée n’agit jamais, je ne voulais pas dire que de telles personnes restent assises dans une grotte et meurent de faim… Le corps peut être très actif et manifester toutes sortes de comportements, bons ou mauvais, le mental peut être débordant de pensées et d’émotions, mais la conscience, maintenant éveillée, sait que personne n’agit. Ce n’est que l’univers qui s’épanouit spontanément et parfaitement.
En tant que conscience, vous percevez davantage les sensations du corps, au niveau physique et émotionnel. Ce n’est pas un ressenti, mais vous en êtes plus conscient, car il n’y a pas de division entre celles-ci et la conscience. 
L’univers et la conscience sont identiques, n’oubliez pas l’équation : U = C. 
De plus, ce que nous appelons la personnalité ou l’ego ne disparaît pas totalement. Il peut rester intact avec le corps. Il se comporte et change au fil du temps comme pour toute autre personne, mais l’éveillé sait qu’il n’est pas cet ego.
Certaines écoles mettent l’accent sur la destruction de l’ego comme le seul moyen vers la libération. Tout ce qui est vraiment nécessaire, c’est la réalisation que vous n’êtes pas cet ego, que l’ego n’existe pas vraiment, que c’est une illusion … Il n’est pas vraiment là, mais il semble l’être… Si l’ego commence à s’estomper c’est ok. Rappelez-vous, il n’y a personne qui  expérimente.
Permettez-moi de parler brièvement de la pratique. La méditation et l’étude des livres sont utiles et peuvent aider un individu à mûrir vers l’éveil, mais la chose la plus importante est le changement de  perspective. 
Vous devez apprendre à voir ce qui se passe réellement, comprendre que chacun est éveillé en réalité, mais que tout le monde ne sait pas comment le percevoir. La raison en est, que l’illumination est si naturelle, si évidente, et que nous nous sommes habitués, depuis la naissance, à l’ignorer en préférant toutes les autres choses qui se manifestent. 
La méditation peut vous aider à calmer le mental et à être plus concentré, mais elle ne vous donnera pas l’illumination. Un changement radical de perspective doit se produire, le point de concentration habituel de votre conscience et votre façon de percevoir doivent changer.
Ce n’est pas l’étude des livres qui vous y amènera, vous avez besoin d’un choc.
 
Le moyen le plus facile que je connaisse, c’est qu’une personne éveillée vous persuade de ce changement de perspective. Les meilleurs livres que j’ai lus étaient ceux qui m’ont convaincu de l’illumination. 
Les expériences de ressenti, telles que le scénario de la maison ci-dessus, sont utiles pour aider à évoquer le ressenti lors de l’illumination. 
Essayez de ressentir ce que c’est que de ne pas être là. 
La véritable percée se fera lorsque vous « sentirez » que c’est vraiment ce qui a lieu.
C’est effrayant, ce n’est ni le bonheur, ni l’extase. Cela doit vous effrayer, le corps doit réagir de manière défensive, ou il peut y avoir un rire incontrôlé devant le ridicule, combien vous avez été stupide et depuis si longtemps…
C’est comme une de ces images en 3D, vous regardez et regardez ces points jusqu’à ce que bingo, l’image se dégage ! Après cela, vous pouvez toujours la voir, vous ne pouvez pas la désapprendre. C’est la même chose avec l’illumination.
Toutes les pratiques qui peuvent vous choquer et vous amener à voir ce qui se passe réellement sont bonnes. Mais comprenez : vous voulez vraiment savoir ce qui se passe, le ressentir, avoir un contact avec la réalité. 
Ce ne devrait pas prendre longtemps, quelques années tout au plus, moins pour certains. Si une pratique ou un enseignant vous dit que cela prendra 10 ou 20 ans, cherchez une nouvelle pratique ou un nouvel enseignant…..
 
Steven Norquist
 
http://perlesdebonheur.blogspot.com
Illumination
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:37
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:31

"L’exploitation de l’homme par l’homme ne se borne pas au monde matériel.

Du chamane préhistorique au moderne gourou de secte, les manipulateurs du psychique ont, eux aussi, besoin de l’énergie des troupeaux pour asseoir leur pouvoir."

 

Bernard Klein

Citation du jour.
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:29
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 09:22

Qu’elle est notre vraie nature ?

Voilà une question bien difficile à répondre.

Sans moi aucune question ne pourrait être posée.

Je suis à la fois le questionneur, la question et la réponse.

Le monde entier est en moi et je suis le monde.

Où suis-je ?

Je suis partout à la fois et nulle part ailleurs.

Je suis la source de la création et la créature.

Nous ne sommes qu’un, vous et moi n’existons pas.

Seule l’illusion du temps nous sépare.

Nous ne sommes jamais nés et nous ne vivons pas.

Nous ne pouvons être vus car nous sommes là vision même.

Où que vous soyez j’y suis, nous n’avons jamais été séparés

L’illusion du temps nous sépare.

Nous ne pouvons parler de nous, car nous ne nous connaissons pas.

Nous ne connaissons ni commencement ni fin, car pour nous le temps est une supercherie.

Le monde est en moi et je suis le monde

Celui qui écrit ces lignes est en vous.

Immuable permanence, présence absolue, rien ne peut me cacher car je suis partout.

 

Baptiste

 

http://vousetescela.e-monsite.com/pages/notre-vraie-nature.html

Vraie nature
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 16:08
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 15:47

Si vous pratiquez la méditation pour arriver quelque part, pour engranger des profits, pour devenir quelque chose, pour vous libérer ou pour devenir un être réalisé, alors que faites-vous de vraiment différent de la plupart des êtres humains qui calculent et s’inquiètent sans répit ? Par contre, si vous vous donnez à des instants libres de ce genre d’arrivisme et de petitesse — et de tels moment surgissent chaque jour, il suffit d’être attentif — alors vous sortez de l’habitude. L’acte que n’entrave aucun but est pure puissance. La méditation désencombrée de toute direction volontaire est pur éclat.

Comme vous le dites, à une certaine époque il m’est arrivé de dispenser des « cours de méditation ». Cette formulation malheureuse a peut-être laissé croire qu’il y a des instructions spéciales, quelque chose à faire, à apprendre, à mémoriser et à emporter chez soi pour le ressortir plus tard, quand on éprouve de la difficulté à faire face à sa vie. Non. Il n’y a pas de système, il n’y a pas de truc. Vous posez la question d’un « genre » de méditation. Or, tant que la méditation a un genre, cela demeure une activité mondaine. Il n'est donc pas question de méditation bouddhiste, de méditation zen, de méditation dynamique, de méditation soufie etc. Tout cela c’est de la poudre aux yeux, c’est du spectacle ; ne vous laissez pas impressionner par les images, par le décorum et les réputations que se sont laborieusement forgées les gurus à la mode, les gérants d’ashrams et les directeurs d’écoles de méditation, qu’ils soient occidentaux ou orientaux. Voyez, même les chrétiens tentent désespérément de récupérer ce mot populaire depuis quelques décennies : après deux mille ans de bavardage inutile et la condamnation de la méditation par le pape actuel, il y a maintenant une méditation chrétienne…

La question d’un « genre de méditation » est très liée à celle d'une autorité spirituelle et de toutes les bêtises qui viennent avec cela. J’ai personnellement été témoin du désolant spectacle d’êtres humains captifs d’un système de méditation et d’une idéologie de libération personnelle ; j’ai vu des gens à première vue très brillants être complètement subjugués par la pensée d’un malheureux « être réalisé » affligé du besoin compulsif d’être approuvé et admiré. Je les ai vus adhérer à une doctrine et suivre la ligne du « parti » avec le même aveuglement que les Jésuites ou les gardes rouges chinois du temps de Mao. Il faut avoir vu les romantiques adeptes de tels groupuscules sectaires s’agglutiner pendant des années dans des lieux exotiques pour se concentrer. Il faut avoir vu tous ces gens se retirer dans ces camps de concentration et même souvent se mettre des bouchons dans les oreilles pour « méditer », afin de ne pas entendre la rumeur du monde, qui n’est rien d'autre que la rumeur de Dieu. Je puis témoigner que vingt, trente ans plus tard, ces dormeurs posent toujours les mêmes questions et reçoivent toujours les mêmes réponses formulées de la même manière et avec les même mots. Derrière les barbelés psychologiques dressés par leur guru autour du camp, les croyants se sentent toujours aussi frileux devant la vie et ses grands espaces ouverts.

 

Je remercie les dieux de m’avoir mis en contact avec cette caricature, où le maître est incapable d’entendre la moindre critique ou suggestion d’une autre approche et où les disciples se sentent immédiatement menacés à la suggestion d’un autre système ou, suprême horreur, de l’absence de système. Ce fut pour moi une grande leçon : j’ai vu comment naissent les sectes — toutes les sectes, dont la plus grosse est l’Église catholique —, les systèmes, les encadrements et les structures. J’étais assis aux premières loges.

Mettre lourdement l’accent sur une quelconque technique et sur une idéologie pour se libérer, c’est une stratégie pour ne plus ressentir sa vie telle qu’elle est. Ce réflexe pathologique face à la peur et à la souffrance (qui n’est rien d’autre qu’avoir des problèmes avec la réalité) est, bien sûr, un ajournement. Cet ajournement peut être nécessaire, quand notre trajectoire passée dans l’espace-temps ne nous laisse pas le choix, mais ça n’en demeure pas moins un ajournement.

De grâce, soyez un peu sérieux ! Si vous avez la capacité d’entendre cela, alors vous n’en serez plus réduit à aller faire la queue pendant des heures pour recevoir l’accolade d’une figure exotique qui flatte les images romantiques populaires. Vous ne ressentirez plus le besoin de ce genre de pitreries. Vous serez libre de cette frilosité qu’est la religion sous quelque forme que ce soit. Les religions, les idéologies, les groupes hiérarchisés, avec leurs leaders, leur autorité, leurs dogmes, leurs promesses, leurs techniques et leurs programmes pour vous éviter de ressentir la misère de ce que vous avez échafaudé dans votre vie, sont des calamités dont vous pouvez très bien vous passer tout de suite, sans autre simagrée. Dans tous les groupes religieux, autour de toutes les autorités spirituelles, on retrouve invariablement les mêmes promesses de mieux-être pour plus tard. Vous devez accepter de penser et de vivre de telle manière, de pratiquer tel rituel ou telle méditation, de marmonner tel mantra, toutes choses qui vous insensibilisent et vous rendent stupide maintenant dans le but de vous libérer plus tard. Croyez-vous vraiment que toutes ces singeries peuvent vous être de quelque utilité pour voir clair et vous comprendre ? Je ne dis pas qu’il ne faut pas se sentir en résonance avec un courant spirituel quand une évidence se présente, mais s’identifier à un groupe, vouloir faire carrière dans le bouddhisme ou le christianisme, c’est un symptôme de peur ou d’ennui. Vous seriez mieux de ressentir votre peur ou l’ennui de votre vie et d’y voir clair, au lieu d’aller vous cacher et grelotter en groupe derrière une doctrine de libération future.

 

Quand vous pratiquez une technique, vous répétez toujours la même chose, vous essayez de revivre la même situation afin d’exorciser tout ce qui remet en question votre savoir sur le monde et sur vous-même. C’est complètement mécanique. Comment pouvez-vous espérer qu’un monceau de conditionnements vous mène un jour à la liberté ? C’est cela la grande illusion de ce genre de pratiques spirituelles, dont la principale utilité est de faire rouler les affaires de ceux qui veulent vous sauver à tout prix, de ceux qui veulent vous libérer sans que vous ayez à être présent dans votre vie, bref, tous ceux qui se veulent indispensables dans votre vie. On peut comprendre la pratique de techniques en vue d’acquérir une habileté professionnelle, pour apprendre la clarinette ou la boxe, mais pour vivre la liberté…

Qu’y a-t-il donc derrière cette névrose très ancrée qui consiste à s’en remettre à une technique, à un autre être humain, à une façon de penser ou à une nouvelle drogue ? La peur ! La peur de sentir qu’en fin de compte on n’est absolument rien, du moins rien de tout ce qu’on a pu imaginer, y compris les images infantiles qu’on se crée sur « Dieu » ou sur « le Soi ». Ce n’est pas un blâme à l’endroit de ceux qui croient qu’une technique ou un guru va les dispenser de se voir et de se comprendre : l’être humain en est réduit à de telles âneries parce qu’il n’a pas le choix, parce qu’il n’a pas la force et l’humilité d’être simple, direct et honnête avec lui-même. Ainsi, vous ne pouvez demander à un enfant de trois ans de comprendre ce qu’un adulte peut comprendre. Il n’y a rien à imposer à qui que ce soit. Il n’y a aucun jugement ici, simplement une constatation. Par contre, si vous avez l’humilité d’entendre cela sans peur, sans retourner dormir devant un « éveillé », dans un groupe ou derrière une idéologie, alors vous allez peut-être découvrir vous-même que tout est beaucoup plus simple et infiniment plus beau que ce que votre mémoire vous inflige.

La méditation n’a vraiment rien à voir avec une technique. Méditer c’est regarder pour la première fois, alors que pratiquer une technique consiste à répéter pour la nième fois. Se concentrer c’est se couper de la vie, c'est un manque de respect envers ce qui est là. Qu’est-ce donc que vous ne voulez pas voir dans votre vie au juste et pourquoi ? Il n'y a pas à se concentrer ; il n’y a qu’à écouter, regarder.

 

Méditer ce n’est ni fuir les objets ni aller à la pêche pour en attraper ; ce sont là les deux facettes d'un même manque de maturité. Tout ce qu’on attend, tout ce qu’on espère, tout ce qu’on peut comprendre, ce sont des objets, c’est-à-dire quelque chose qu’un observateur particulier découpe de toutes parts par rapport aux autres « objets » et par rapport à l'arrière-plan silencieux. Si vous allez à la chasse ou à la pêche au fond des bois, vous risquez de tuer un animal ou un poisson qui, comme vous, ne demande qu’à vivre. Ce n’est certes pas là une marque de grande sensibilité, mais quand vous partez chaque jour à la pêche intérieure pour attraper quelque chose de substantiel, vous faites preuve d’une insensibilité encore plus fondamentale : vous n’allez peut-être pas tuer un animal, mais vous allez tuer, ou du moins ensevelir, ce qui en vous est vivant. Au bout de quelques années, vous irez grossir les rangs des vieux croûtons qui errent à la surface de la soupe prétendument spirituelle de cette planète. Chercher à distinguer un objet, chercher à comprendre, chercher un état de conscience, vouloir transcender le monde, devenir un être réalisé, tout cela reflète un manque de clarté et c’est encore un compromis.

 

 

Mais alors le mot méditer a-t-il un sens pour vous ?

 

La méditation c’est le respect total de ce qui est là, le respect de la vie telle qu’elle est. C’est le respect de ce que j’appelle ma vie, avec mon corps et mon psychisme tels qu’ils sont. C’est la non-violence parfaite. Cela veut dire que vous ne faites plus dans l’ailleurs ou dans le plus tard. Vous ne pensez plus à votre vie, vous la vivez clairement, directement.

Vous savez ce que veut dire vivre ? Cela veut dire être présent : sentir, ressentir, goûter, regarder, écouter. Ce n’est pas anesthésier cette sensibilité en vivant dans un monde abstrait tissé de notions engluées de mots. Quand vous voyez un arbre, un cerf, un homme, vous vous donnez vraiment à la vision et aussi à ce que vous sentez en vous, vous vous abandonnez au toucher intérieur. Vous n’êtes pas en train d’évaluer l’âge de l’arbre, si c’est un beau cerf ou un homme sympathique. Bien sûr, toutes ces notions peuvent vous venir — vous ne choisissez pas ! — mais vous ne mettez pas l’accent sur elles. Vous êtes beaucoup trop occupé à ressentir, à toucher, à goûter, pour avoir le temps de courir après des concepts ou des opinions. C’est un manque de temps… Généralement, quand on perçoit un objet, un visage ou une énergie, que fait-on immédiatement ? On se détourne de la réalité pour se tourner vers les images proposées par la mémoire. C’est cela vivre de manière abstraite, complexe, virtuelle. La vie est très simple, sauf quand on la regarde à travers le brouillard de la mémoire.

Observez bien ! Notez ce que vous échafaudez par-dessus la perception du moindre objet physique ou mental. Voyez ce que vous construisez encore qui étouffe et ensevelit le regard. Au moment même où vous plongez la main nue dans la neige, il n’y a rien à penser, à juger, à analyser ni à classifier. Au moment même où vous ressentez la tristesse, la colère ou la peur, il n'y a pas davantage à penser ou à « comprendre ». À un moment donné, il vous apparaît étrange de rechercher autre chose que ce qui est là, autre chose que ce qui est offert par la vie. Vraiment, cela paraît très étrange.

Voyez les enfants — tant ceux des êtres humains que ceux des animaux —, voyez comme ils ne sont que regard, écoute, sensibilité, attention. C'est universel, c'est inné ; voilà notre vraie nature. N’y a-t-il pas là un signe très clair ? C’est avec l’accumulation des impressions mentales laissées par les innombrables expériences passées que nous nous mettons à vivre dans l’habitude. Avec le temps nous en venons à accepter l’idée que ce n’est pas la première fois, la seule fois, que nous ouvrons les yeux sur le monde. La notion d’objet va alors de soi et il ne nous vient plus de douter de la réalité de nos images. Notre cerveau, très tôt dans notre vie, a échafaudé une image du « monde » à partir des impressions des cinq sens. Nous sommes dès lors convaincus de la solidité des choses « là-bas » et d’un moi « ici ». Le cerveau a construit les notions même de « là-bas » et « ici ». Mais si vous absorbez des substances hallucinogènes, alors vous voyez différemment et avec la même conviction. Est-il vraiment nécessaire de se livrer aux drogues pour voir l’aspect fallacieux de nos fragiles images du monde ? Il suffit d’être attentif ! Pendant combien de temps allons-nous rêver et remplacer une image par une autre image ?

La vie méditative, c’est la maturité du regard, dans lequel n’y a plus l’habituelle ruée bovine sur des objets. C’est une persistance du regard. C’est par impatience que nous nous jetons sur des objets et sur des situations. L’impatience c'est la peur et cette peur repose uniquement sur une pensée. Méditer c'est persister avec ce qui est là. Cela implique donc le refus des images. Non pas les combattre, non pas chercher à les détruire — qu’y a-t-il à combattre ? Non. Cela consiste à refuser de se contenter du pâle reflet de la réalité qu’est l’image de soi-même. Quand vous demeurez avec « ce qui est là », à un moment donné cette attention devient silence, étonnement, ravissement, tranquillité. La brume des images se dissipe et il reste une lucidité dans laquelle il n'y a plus ni objet ni sujet. Méditer c’est vivre sans se localiser. Il n’y a que pur regard, pure attention.

 

Vous vivez dans le marasme simplement par manque de conviction d’être pur regard, pure lumière consciente. Conviction veut dire évidence directe, non pas conclusion intellectuelle. Les intellectuels vivent dans la même peur que les autres, à cause de la même déficience de conviction. Sans une telle évidence directe, la vie sur terre n’est qu’une interminable errance pour tenter d’éteindre la soif d’expériences et de compréhension. Tant que vous ne demeurez pas présent à ce qui est là dans votre vie, clairement, simplement, vous ne pouvez éclairer vos constructions mentales et réaliser tout ce qu’elles ont de virtuel. La réalité est sans cesse en train de souffler sur le château de cartes de vos fabrications. Mais tant que vous fuyez de situation en situation, de pensée en pensée, vous êtes comme l’impatient qui pénètre dans une pièce sombre en provenance de l’extérieur en hiver : tout ébloui par l’éclat du soleil sur la neige, ne distinguant rien pendant les premiers instant, il se retire de cette pièce, retourne dehors, puis entre à nouveau dans une autre pièce, puis une autre, sans avoir jamais rien vu. Ainsi affligé, vous avez vite fait le tour de votre maison et vous vous sentez toujours aussi vide. Notre regard a besoin d'une certaine persistance pour distinguer. Alors, ce que j’appelle méditation c’est cette persistance du regard, cette insistance de l’attention, sans but, sans projection de ce qu’on pourrait voir. D’ailleurs, il n’y a rien à voir ! Au cœur d’une telle attention, il ne subsiste bientôt plus que la pure lumière consciente, qui est la vie elle-même.

 

 

Vous parlez du regard qui s’exerce. Cela ne ressemble-t-il pas à une pratique ?

 

Il n’y a pas d’éléments techniques à maîtriser ici. Qui peut vous enseigner le regard ? Il existe beaucoup de « techniques de méditations » sur le marché, mais il s’agit là d’un artifice de marketing. On peut bien créer un espace méditatif, mais ce qu’il y aurait à dire sur une technique méditative tiendrait en très peu de mots. Cela dit, il est vrai que le regard s’exerce et devient plus compétent quand on se donne à des moments de silence sans but. C’est cela qui permet de demeurer présent quand souffle le vent de la vie sur vos plans et sur vos certitudes. Mais ce n’est pas quelque chose à pratiquer dans le but d’être présent plus tard. Ce n’est rien à mémoriser, à thésauriser. Cela vient comme une conséquence naturelle, non comme un objectif à atteindre. Dès que vous êtes tourné vers un autre moment, vous rêvez, vous dormez.

Par exemple, quand vous avez complété les tâches de la journée, vous êtes assis et vous demeurez là. Vous n’allez pas voir ailleurs, vous ne chercher pas ce qui pourrait vous désennuyer à la télé, vous ne cherchez pas dans votre carnet le numéro de téléphone d'un ami qui pourrait être votre clown de service ce soir-là. Vous regardez ce qui est là, vous ressentez votre corps, sans rien essayer. En méditation vous n’êtes tenu à rien, surtout pas de « méditer » ! Demeurez simple. Il n’y a rien à suivre, rien à refuser. Laisser venir, laissez aller. Vous assistez à ce qui est là, y compris à ce que votre mémoire nomme « rien ». « Rien » est un autre concept. Il n’y a jamais « rien » : vous êtes toujours là en tant que pur regard. Mais n’essayez pas de voir ce « pur regard » ! Vous réalisez que vous êtes perdus dans vos pensées ? Et alors ? Vous assistez à cela, sans plus. Depuis toujours vous ne faites qu’assister aux modalités de ce que vous appelez votre vie. Vous allez bientôt voir que tout est vide de substance, qu’il n’y a pas de choses séparées du regard, vraiment.

 

 

Et quelle place faites-vous à la prière ?

 

Prier, dans le sens où on emploie ce mot la plupart du temps, ça n’a pas grand sens. Ce que veulent dire la plupart des gens par prier c’est demander, supplier « Dieu » d’intervenir dans leur petite vie misérable. Mais même ce genre de prière est au moins le signe d’un début d’humilité. Quand leurs stratégies habituelles ne semblent plus rapporter de dividendes, les superbes et les arrogants se mettent à la prière. Quand les Nazis ont envahi l’Union soviétique, à l’été de 1941, et que tout semblait perdu, même Staline a fait rouvrir les églises…

Pour la plupart des gens prier est un réflexe : ils grelottent quand ils ont froid, ils toussent quand leur gorge est chatouillée et ils prient quand ils ont peur et ne comprennent plus rien. Ce réflexe est encore une stratégie qui pointe en direction d'un quelconque soi-même : c’est une activité mondaine et vulgaire. Je veux bien que, sur un mode poétique, on s’adresse à une divinité, ou même que, sur ce même mode, on demande parfois quelque chose pour sa vie personnelle, mais alors cette demande ne devrait pas être formulée à partir de la conviction d’être une entité séparée. Bien sûr, la littérature sacrée est constellée de prières qui ressemblent à des demandes, même à des implorations. Mais c’est toujours sur un mode poétique.

Vous pouvez très bien demander, mais alors de la même manière que vous demandez le sommeil quand vous allez vous mettre au lit. Vous ne pouvez pas le provoquer. Bien sûr, si vous ne vous étendez pas, vous n’allez pas dormir non plus. Alors vous allez interroger le dieu du sommeil. Vous allez vous étendre pour suggérer le sommeil, vous allez voir s'il est là. Le reste n’est pas entre vos mains en tant que personne. Autrement dit, votre corps et votre psychisme sont les dociles instruments du dieu. Vous n’êtes pas là en tant que personne qui exige de dormir. D’ailleurs regardez ce qui arrive quand vous vous étendez avec l’idée que vous devez dormir à tout prix, que vous voulez dormir…

Prier pourrait être cela : être consciemment l’instrument de la vie. Vous pouvez alors interroger pour voir si votre foie ne pourrait pas se désencombrer de certaines énergies, pour voir si votre nerf sciatique ne pourrait pas se décoincer, pour voir si votre ami ne pourrait pas voir sa vie s’éclaircir ; des choses comme cela. Mais vous le faites toujours en souhaitant qu’il arrive ce qui doit arriver. C’est le sens de la prière de Jésus, dans le Jardin des oliviers, qui demande : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi. Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux ». En réalité, c’est le Père qui fait tout, qui est tout. Le Père, en tant que Jésus, ne doute pas de cela et peut donc « demander » sans se fourvoyer comme le font les autres êtres humains. De là la puissance de ses « demandes ». C’est bien ainsi que les malades étaient guéris en sa présence.

Alors, quand vous priez, vous n’intervenez pas en tant que cette image pour laquelle vous vous êtes pris depuis si longtemps ; vous n’êtes simplement pas là. Quand vous priez ainsi, vous ne manquez plus de respect envers Dieu en estimant qu’il puisse y avoir autre chose que Lui.

 

Nous pourrions peut-être terminer par la prière de Maître Eckhart : « Et maintenant, que Dieu nous aide à gagner cette lumière éternelle ! »

Bouchart D'Orval

"Y voir clair" par Bouchart D'Orval.
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 15:42
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 17:04

 

« Après de longue recherches ici et là dans les temples et les églises, les terres et les ciels, enfin vous revenez. Complétant le cercle d'où vous avez commencé, à votre propre âme et trouvez que Celui à la recherche duquel vous étiez tout autour du monde, Celui que vous avez imploré et prié dans les églises et les temples ; que Celui que vous regardiez comme le mystère des mystères, enveloppé dans les nuages [...] est le plus proche des proches, est votre propre Soi, la réalité de votre vie, corps et âme »

 

Sathya Saï Baba

Le plus proche des proches.......
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 16:59
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