Bavardage sur le Tout en particulier et le Rien en général. Psittacisme sur Ce qui est. Textes , vidéos; citations, images sur la non-dualité (advaita védanta, shivaisme du Cachemire, soufisme, dzogchen, zen, chan, mystique chrétienne, néo advaita, éveillés sauvages, spiritualité laïque non-duelle,...)

« Votre véritable nature n'est jamais perdue que par vous même dans les moment d'illusion; et elle n'est pas d'avantage acquise au moment de l'illumination. » Wan Ling Lou
« Quand vient le moment de la maturité, le fond du tonneau se détache de lui-même. » Lin Tsi
Le « je » prend conscience de sa non-existence et cependant continue à s'identifier à son
mental s'il ne se remet pas dans le Présent, tel est le paradoxe de la phase de l’Homo-Prénaturalis. Il cesse la recherche, rejette les béquilles, arrête de se poser des questions
métaphysiques. De façon intuitive, il sait qu’il est lui-même le problème en tant qu'individu qui s'identifie à son mental et que personne au monde
ne peut l’aider à être ce qu'il est déjà, la Conscience. La fin de l’illusion du « Je » (Fanaa dans la tradition soufi) peut arriver à tout moment. Cette fin n’arrive ni par
l’effort, ni par la volonté et elle ne peut être transmise par un maître, même si celui ci peut aider à y voir clair dans les manigances du mental
Elle arrive de façon soudaine et ‘‘a-causale’’. Nous pouvons parler de grâce ou de hasard ou bien pourquoi pas, de prédestination génétique (mais peu importent les mots employés). Les
bouddhistes disent qu’on trébuche dessus. L’état de l’Homo-Naturalis qui suit n’est pas racontable. Rien ne peut en être dit puisqu’il n’y a plus de sujet, il n’y a plus de « Je ». Seul ce qui
est et qui n’a jamais cessé d’être, demeure naturellement. L’illusion s’évanouit comme les nuages cachant le soleil, qui disparaissent et le laissent à nouveau briller, bien que ce dernier
n’ait jamais cessé d’être là.