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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 21:40

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«Les gens ont l'idée préconçue que pour accéder à la spiritualité, il faut devenir une sorte d'illuminé indifférent au monde. Mais, encore une fois, ce n'est pas ainsi que les choses se passent. Devenir un être pleinement réalisé ne signifie pas que l'on ne ressent plus rien, que l'on n'éprouve plus d'émotions : on conserve son identité et sa personnalité, mais on cesse tout simplement d'y croire. Les grands lamas qu'on rencontre sont les gens les plus vivants du monde. Cela s'explique par le fait que les noeuds que l'on a forgés et qui nous inhibent se sont dénoués et que la nature de l'esprit, authentique et spontanée, resplendit. Cet état de bouddha n'est pas une sorte de néant vide, il est au contraire débordant de compassion, de joie et d'humour. Il est merveilleusement léger. Il est aussi extrêmement sensible et profondément intelligent.

Face à un public possédant une bonne connaissance de base du bouddhisme, des dialogues profonds et animés s'instauraient. « Il y a la pensée et le fait d'être conscient de cette pensée. Et la différence entre les deux est considérable. Énorme... En temps normal, nous nous identifions tellement à nos pensées et à nos émotions que nous nous confondons avec elles. Nous sommes le bonheur, nous sommes la colère, nous sommes la peur. Il faut que nous apprenions à prendre du recul et à reconnaître que nos pensées et nos émotions ne sont que des pensées et des émotions. Elles ne sont que des états mentaux. Elles n'ont pas de solidité, elles sont transparentes. Il faut en être conscient, le savoir véritablement afin de ne pas s'identifier avec le sujet connaissant. Il faut savoir que la conscience connaissante n'est pas une personne au sens d'une entité autonome et permanente.»

Un silence s'installa, pendant lequel cette affirmation essentielle pénétra lentement l'esprit de l'assistance. Puis une voix:

«Le sujet connaissant n'est pas la personne... C'est difficile!

- Oui! C'est la grande vue pénétrante du Bouddha, reprit Téndzin Palmo d'une voix pleine de respect.

- Quand on a reconnu qu'on n'est pas la pensée ni l'émotion, on croit qu'on a tout compris, mais aller plus loin et savoir qu'on n'est pas le sujet connaissant nous amène à poser la question suivante : qui suis-je?

- C'est en effet la grande sagesse du Bouddha: plus on approfondit l'analyse, plus la qualité de notre conscience est l'ouverture et la vacuité. Au lieu de trouver une petite parcelle d'entité éternelle qui serait le "moi", on revient à cet esprit vaste et spacieux qui est en interdépendance avec tous les êtres vivants. Dans l'état où nous sommes, on se demande où est le "moi" et où est l"autre". Tant que l'on reste dans le domaine de la dualité, il y a un "moi" et un "autre". C'est l'erreur fondamentale, la cause de tous nos problèmes. C'est aussi la raison pour laquelle on a l'impression d'être très isolé. Là réside l'ignorance foncière. »

Le ton de Téndzin Palmo n'admettait pas de réplique quand elle exposait la quintessence du bouddhisme : la vacuité, remède à tous les maux de l'humanité.

Le dialogue avec l'auditoire se poursuivit

«Alors, cette dualité, ce sentiment d'être séparé, est la cause de notre souffrance fondamentale, cette profonde solitude que l'être humain éprouve au tréfonds de lui-même?

- Bien sûr. C'est la cause de toutes nos souffrances. L'ignorance selon le bouddhisme ne se situe pas au niveau intellectuel où nous l'entendons, nous, mais c'est l'ignorance dans le sens de la méconnaissance. Nous créons ce sentiment d'un "moi", ainsi que tout le reste qui est le "non-moi". Et de là vient cette attirance pour les "autres" que "je" désire et cette répulsion envers tout ce que "je" ne veux pas. C'est la source de nos désirs, de nos aversions et de tous nos défauts. Tout vient de cette appréhension duelle qui est fondamentalement erronée.

«Une fois qu'on a compris que la nature de notre existence est au-delà des pensées et des émotions, qu'elle est incroyablement vaste et en rapport d'interdépendance avec tous les êtres, ces sentiments d'isolement et de séparation, de peur et d'espoir disparaissent d'eux-mêmes. C'est un immense soulagement! »

Une fois exposée cette vérité mystique qu'ont découverte les saints de toutes les religions, la joie de l'unité qui surgit quand l'ego a disparu, l'auditoire n'avait plus qu'à en faire l'expérience.

«La raison pour laquelle nous ne sommes pas des êtres éveillés est la paresse (Téndzin fit cette découverte dans sa grotte et elle y voit l'un de ses écueils principaux). Il n'y a pas d'autre raison. On ne se donne pas la peine de revenir au présent parce qu'on est trop fascinés par tous les jeux de l'esprit.

Tendzin Palmo

 

Extrait du site: http://ventdeveil.blogspot.fr/

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 09:04

denismarie

 

 

Il n’y a pas d’illusion en soi, mais seulement des êtres qui s’illusionnent et qui veulent encore y croire.

(…) Est-ce nous qui faisons nos pensées, ou bien est-ce nos pensées qui nous font ? Nous suivons nos pensées et les défendons sans savoir réellement d’où elles viennent. Ne plus être victime, mais être sujet et responsable de son illusion, en fait c’est plutôt bien et plutôt un avantage. Cela signifie que tout est entre nos mains et qu’il n’y a personne, aucun pouvoir tyrannique extérieur dont nous dépendons.

Si nous avons la faculté de nous illusionner, alors, nous avons aussi celle de nous désillusionner, ou plus simplement, de cesser de produire de l’illusion. Nous sommes le grand créateur de tout ceci. Comme un comédien, nous jouons un rôle avec lequel nous nous confondons et lorsque nous regardons dans le miroir, nous ne voyons plus que le masque qui dissimule notre vrai visage et nous nous prenons toujours pour un autre. Pouvons-nous remettre en question ce jeu, tous les jeux ? Il n’y a pas d’illusion en soi, mais seulement des êtres qui s’illusionnent et qui veulent encore y croire.

Ce n’est pas nous qui nous éveillons, c’est l’éveil qui nous illumine. Juste avant qu’il n’arrive, nous pensions avoir compris et accompli une part du chemin, avoir saisi une partie de la vérité et finalement nous réalisons que tout cela appartenait au rêve et qu’aucun éveil n’avait pris place. Du point de vue de l’illusion nous espérons toujours que « quelque chose » se produise, mais à l’instant de l’éveil, nous ne faisons que pleinement reconnaître ce qui a toujours été là. L’éveil était déjà là, dans cet instant, inséparable de nous. Bien que cette réalisation nous libère, la liberté n’est pas une chose nouvelle. (…)

 

 

http://www.denismarie.net

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 08:54
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Nous en venons ensuite à une forme de prison vraiment étrange et merveilleuse, que vous pourriez appeler « la plus subtiles des prisons ». Cette prison raffinée est ce que l'on nomme « innocence » ou « pureté ». Il est difficile de comprendre exactement ce que l'on entend par ces mots. Nous entendons un tas de discours au sujet de l'innocence et de la pureté, mais les gens ne semblent jamais savoir de quoi ils parlent. On s’attache et on se lie à cette pureté, on l’apprécie tant et plus, on la vénère, on l’utilise pour s’en vanter ou se comparer aux autres, on s’enorgueillit de ce « je » si pur ! Mais s'il y a upadana (attachement, avidité), ce n'est alors que de la pureté mêlée d'upadana, et non de la pureté véritable. Il y a différentes formes de pureté que l’on affiche par attachement comme les bains rituels, les incantations, les différentes formes de bénédictions par onction, aspersion, etc., et toute une myriade de rites et de cérémonies de « purification ». Cette forme de pureté est de l’attachement pur, et la pureté liée à l'attachement est une prison. S'il vous plaît, ne vous perdez pas, ne finissez pas dans cette prison nommée « pureté ».

C'est quelque chose de pitoyable à voir. Etre à ce point attaché à l'ego, être à ce point attaché à la pureté que certaines croyances religieuses vont jusqu'à enseigner une forme de pureté éternelle où une sorte d'âme éternelle demeurerait dans une espèce d’éternité. Tout cela vient de l'attachement à la pureté à travers upadana, attachement qui amène à se retrouver emmuré dans une prison éternelle. Cela ne peut que se terminer en une prison éternelle.

Il s’agissait là de la dernière, de l'ultime prison. Echappez-vous de la prison de la plus grande pureté ! Evadez-vous de la prison la plus pure pour entrer dans la vacuité, libre de toute âme et de tout « moi ». Ne pas avoir de soi, vivre libéré de l'ego, l'absence d'un soi, de toute sensation de soi, effacer toute idée et notion de soi – voici la pureté vraie. Toute pureté vraiment éternelle ne peut en aucun cas être une prison à moins d'en avoir une compréhension erronée et de s'y attacher comme à une forme de soi ou d'âme, auquel cas cela devient à nouveau une prison. Lâcher prise sans équivoque, être libéré de toute notion de soi : voilà la pureté réelle. Ce n'est pas une prison. La vacuité est la pureté qui n'emprisonne pas.

On découvre ainsi que la prison véritable, qui est l'assemblage de toutes les prisons que nous venons de mentionner ici, est ce que l'on appelle « atta » en pali, le « soi » ou « l'âme ». La prison est soi. Cet ego est la prison. Toutes les formes de prisons sont comprises dans ces mots : « ego » ou « moi ». Tout revient à cela. S'attacher au soi en tant qu'entité et penser que cela est mien, être épris de ce « je », ce « mien », telle est la prison véritable, le cœur et l'âme de toutes les formes de prison. Toutes les prisons sont réunies dans ce mot « atta ». Arrachez la folie qui crée l'atta, en même temps que l 'atta lui-même, et toutes les prisons disparaîtront. »

Bouddhadasa Bhikkhu



Extrait du site: http://bouddhanar.blogspot.fr/
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 10:03

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« Tous les chemins mènent à l’irréalité. Les chemins sont des créations, à l’intérieur du champ de la connaissance. Par conséquent, chemins et mouvements ne peuvent vous transporter dans la Réalité, car leur fonction est de vous entortiller à l’intérieur de la connaissance, alors que la Réalité lui est antérieure. Pour saisir cela, vous devez ne pas bouger de la source de la création, du début de la connaissance du « Je suis ». Tant que vous n’y arriverez pas, vous serez prisonnier de chaînes forgées par votre esprit et empêtré dans celles des autres. » 

 

Nisargadatta Maharaj 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 08:32

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Nombre de chercheurs croient sincèrement qu’ils veulent trouver la vérité et que cette vérité les libérera. Ce qui se passe, c’est que la plupart du temps ils ont déjà décidé du visage que doit avoir cette vérité. Tout d’abord, il y a souvent la conviction que celle-ci est quelque chose d’objectif et qu’elle peut s’obtenir. Ensuite, vient la présomption qu’il existe un chemin conduisant à la vérité, à la liberté, à l’illumination, à la réalisation du Soi, et que ce chemin peut être révélé au chercheur par un maître réalisé. Pour parvenir à « l’obtenir », comme on l’espère, il suffira de suivre ce chemin.
Sur le marché spirituel nous trouvons une profusion de chemins parmi lesquels choisir, et le chercheur fait généralement le tour de l’offre pour en trouver un qui lui convient.

Maître Eckhart, dit ceci d’une telle voie : « Quiconque cherche Dieu par une voie particulière obtiendra la voie et perdra Dieu caché dans la voie. Mais quiconque cherche Dieu sans aucune voie particulière Le trouve tel qu’Il est réellement…et Il est la vie elle-même. »
La plupart de ces voies s’embarrassent de restrictions, de discipline et, d’une manière ou d’une autre, de l’exigence d’être vertueux. La façon dont restrictions et discipline peuvent mener à la liberté n’est pas absolument claire. Mais malgré tout le chercheur croit qu’en suivant avec diligence le chemin choisi, ses efforts lui vaudront d’acquérir du mérite. Ceci devrait le qualifier pour une promotion cosmique ; Dieu (ou quel que soit votre nom préféré pour désigner l’ultime), est supposé récompenser ces efforts, soit en se révélant, soit en accordant sa grâce au chercheur sous la forme d’un grandiose et suprême « happening » qui révèle la vérité. Cette révélation est censée être l’illumination ou aboutir à son obtention. L’illumination, dans ce scénario est conçue come un état éminemment désirable. Elle devrait, une fois pour toutes, mettre fin aux problèmes de la vie et transformer la personnalité du chercheur, faisant de lui le siège de pensées pures, de l’action juste, de l’amour rayonnant, et d’un état de félicité éternelle.

Généralement, le chercheur essaie de trouver un maître ou un sage susceptible d’aider à obtenir cette expérience. Cet « être réalisé » doit non seulement être un sage, mais typiquement il est aussi censé être un saint. Les listes des « désidératas » des chercheurs à propos du guru reflètent cette idée et comportent toutes sortes de traits de caractère désirables : aimant, tolérant, patient, ascétique, végétarien, charismatique, authentique etc.

Le vrai maître, c’est la vie elle-même. L’invitation à voir cela vous est présentée en cet instant même : être guidé par un maître « officiel » n’est pas nécessaire, même si c’est utile à beaucoup. Il n’est pas de règles fixes quant à la manière dont l’éveil devrait se produire. Le problème avec les idées préconçues concernant le très convoité Saint-Graal de la vérité et l’emballage dans lequel il doit être livré, c’est que ces idées empêchent le chercheur de voir que la libération qu’il recherche est toujours pleinement présente et instantanément disponible.

Ramana Maharshi disait :
"Ne faites aucun effort pour atteindre ou pour renoncer ; votre effort même est asservissement."

Au lieu de voir directement ce qui est, le chercheur continue d’attendre l’illumination comme un événement à venir ; n’admettant pas qu’il est déjà – et a toujours été – dans sa « vraie demeure ». Il essaie souvent de s’imaginer comment ce serait s’il parvenait à atteindre la compréhension finale et totale où Dieu et l’univers révèlent leurs secrets. Ce faisant, il néglige le fait que son esprit à la fois apparaît dans cet univers et en fait indissociablement partie, et n’est par conséquent pas qualifié pour l’appréhender dans sa globalité.

Renoncer à ses attentes en faveur d’une impulsion à accepter simplement ce qui est pourrait créer une vacuité susceptible d’être emplie d’alternatives surprenantes. Par exemple, il pourrait être constaté que trouver ne survient pas du fait de chercher, mais suite à l’abandon de la recherche ; qu’il ne s’agit pas de quelque chose à voir, mais du « voir » même. Les croyances les plus chères pourraient se révéler comme obstacles conceptuels, et les pratiques spirituelles comme une façon d’éviter de plonger le regard au cœur du sujet. Ce regard direct met en lumière l’illusion de l’existence d’un chercheur séparé pouvant parvenir à destination – l’illumination – quelque part dans l’avenir.

Par conséquent, recherche et chercheur sont tous deux anéantis dans la réalisation que l’on est déjà « à destination », déjà « chez Soi ».
Au chercheur épuisé, je voudrais dire : « Laissez tomber la recherche et laissez tomber vos concepts. Arrêtez de tourner en rond. Asseyez-vous et détendez-vous ». Lâcher vos idées préconçues pourrait soudain détourner votre attention de l’horizon lointain sur lequel elle demeure fixée dans l’attente d’un événement grandiose ou extraordinaire, et révéler la merveille qui existe sous vos yeux, derrière et dans vos propres yeux. Par ce lâcher-prise, vous pourriez vous retrouver ouvert au maîtres les plus inattendus et peut-être même vous retrouver en leur présence.

Mais qu’il soit clair toutefois que Pure Conscience est tout ce qui est et que le concept d’un maître « là-bas » n’existe que du point de vue d’un chercheur imaginaire. Les vrais maîtres, par conséquent, ne se considèrent pas du tout comme des maîtres, mais savent que vous vous considérez comme un disciple. Ils vous diront que vous êtes cela ; et quand vous direz : « Oui, mais » ils répèteront la même vérité ou bien vous diront de vous détendre, ou de balayer le plancher, ou de vous taire ; ou peut-être demeureront-ils eux-mêmes silencieux. Quoi qu’ils disent, fassent ou ne fassent pas, ils ne sont probablement pas tels que vous vous les représentiez.

Léo HARTONG

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 09:15

bob

 

 

 

Regardez de plus près le « Je suis ». Ce n’est pas « J’étais », ni « Je serai ». Il exprime cette Présence. C’est la présence pure. « Je suis ». Présence ! Ce n’est ni le passé, ni le futur. L’actualité est toujours dans le présent. Vous n’avez pas à utiliser le terme « Je suis ». La pensée première « Je suis » est trop subtile pour le mental, c’est pourquoi il ajoute « Je suis ceci », « Je suis cela », « Je suis peureux » « Je suis en colère », « Je suis anxieux, déprimé » ou autre.

Regardez simplement cette pensée comme l’expression de la présence. Alors, que devez-vous être ? Vous devez être cette présence. Elle est tout ce qui est. C’est l’omniprésence.

Ces mots sont la présence. C’est ainsi qu’ils apparaissent. Ils apparaissent au présent. Alors que vous entendez ces mots, ils apparaissent dans le présent. Cette chaise sur laquelle je suis assis est présence. Vous êtes présence. Tout est présence. Tout est Cela. Nous prenons l’apparence pour la réalité, plutôt que de regarder l’essence, qui est présence.

 

Q : Il n’y a pas de processus d’éveil à cette compréhension. Est-ce vrai?

Oui, c’est vrai. Si c’est l’omnipotence, l’omniscience et l’omni-présence, qui et quand en a-t-on jamais été séparé ? Qui, quand et comment pourrait-on en être séparé ? Si l’idée de séparation est vue pour ce qu’elle est : une croyance erronée, un fantôme, quel processus pourrait-il y avoir ?

Nous nous sommes hypnotisés en croyant que nous sommes ce « je » séparé, cette entité séparée, cet individu. Cela ne va pas mourir en une nuit ou immédiatement. Voir est immédiat, mais les vieilles habitudes vont revenir encore et encore, car ces formes sont des répétitions. Ce sont des répétitions de formes de pensées sur qui et ce que je pense être.

 

Q : Il y a une telle conception erronée de l’illumination, comme s’il y avait un endroit à atteindre, un endroit où il fallait être…

Qu’est-ce qui est illuminé ? Ou qui ? C’est seulement le « moi » qui croit ne pas être illuminé ou pas entier, pas complet. Si vous regardez, vous verrez que ce « moi » n’est qu’une image, qu’une idée. Il ne peut voir de lui-même, il ne peut être conscient. Il n’a aucun pouvoir. Alors, cette pensée qui n’a aucun pouvoir, comment peut-elle devenir entière ou complète ? De par sa nature, la pensée divise. Tout le processus de la pensée n’est qu’une division en couples d’opposés. Si sa nature même est de diviser, comment pourrait-elle devenir complète ? Vous devez voir que le seul moment où il y ait complétude, c’est quand il n’y a pas de pensée. Elle est là et l’a toujours été.

 

Q : Quand on entend ce message, on pense souvent qu’il faut arriver à l’absence de pensée.

Oui, ce qui est également faux, car il s’agit seulement de voir la pensée et comprendre son fonctionnement. Elle perd alors son emprise. Il faut bien comprendre que le « moi » ne peut rien changer. Le « moi » c’est le mental et le mental ne peut changer le mental.

 

Q : Préférer le silence par la méditation, c’est donc manquer le but ?

Comment pourrais-je préférer le silence au bavardage ? Quelle différence peut-il y avoir puisque tous deux ne sont qu’apparence ? Rien n’a touché la conscience que je suis. Rien ne peut la contaminer et rien ne peut s’en approcher. Elle est sans corps, sans esprit, ne naît, ni ne meurt.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 17:14

mener-sa-baqrque

 

Vous pensez que vous devriez être illuminé.
Vous l’êtes déjà.


Vous pensez devoir suivre un chemin pour y arriver.
Il n’est pas de chemins.


Vous pensez que l’illumination est un but.
Il n’est pas de buts.


Vous pensez que vous devez vous transformer vous-même et transformer le monde
pour le rendre meilleur. Il n’est rien à accomplir.


Vous pensez pouvoir trouver Dieu en Inde ou au Tibet.
Il n’est nulle part où aller. La Conscience est partout la même.


Vous pensez que l’issue de votre parcours personnel est ce qui importe.
Cela est égal, quelle que soit la façon dont il se termine.


Vous pensez que l’histoire qui vous arrive est vraie.
C’est une illusion, un rêve.


Vous pensez avoir le contrôle de votre vie.
Vous n’êtes qu’une marionnette de la Source.


Vous pensez avoir le libre arbitre et la liberté de choix.
Il n’y a que la destinée et son déroulement ordonné.


Vous êtes persuadé d’avoir des ennemis.
Il n’y a que la Source.


Vous pensez qu’il existe une formule magique pour trouver Dieu.
détendez-vous, vous résidez déjà en Lui.


Vous pensez que le drame de chacun est une réalité.
Il s’agit uniquement de jeux de miroirs et d’écrans de fumée.


Vous pensez que Dieu souhaite une conscience plus élevée pour la planète.
La Source est uniquement là pour jouer dans la limitation.


Vous pensez que Dieu vous tient pour responsable.
Il n’y a pas de Karma.


Vous nourrissez jugements, comparaisons, opinions, préférences.
Il n’y a que ce qui Est- tel que c’est, exactement tel que cela doit être.


Vous voulez être quelqu’un d’important et d’apprécié.
Soyez, simplement.


Vous redoutez la mort comme l’évènement le plus tragique de votre vie.
La mort est la fin de la limitation.


Vous espérez une vie meilleure, pour la prochaine fois.
Il n’y a pas de soi pour se réincarner. Il n’y a que Source en tant que JE SUIS.


Vous regrettez le passé, vous vous tourmentez dans le présent et vous craignez le futur.


Vous êtes la Source infinie en train de se distraire, détendez-vous !


Vous êtes captivés par de complexes histoires de conspirations.
Il n’y a que la Source s’amusant Elle-même.


Vous pensez avoir une raison de vivre.
Il n’y a aucun « moi » individuel pour avoir un quelconque dessein.


Il n’y a que la Source. Elle a un dessein pour cette apparence.
Vous n’y avez pas accès au travers d’un esprit fini.


Satyam Nadeen

http://mondereel.over-blog.net
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 10:03

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Il est vrai que la plus grande souffrance est celle à laquelle on ne peut donner de sens.  Mais je crois qu'il y a un moment où l'on doit arrêter de chercher à justifier; où l'on doit accepter que certaines choses n'aient pas de sens pour notre raison, ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont véritablement pas de sens...  Certes, elles semblent absurdes !  Mais absurdes pour quoi ?  Pour qui ?  Pour notre raison humaine.  Les sens de certaines épreuves est au-delà de la raison, au-delà de la compréhension.  Nous devons découvrir l’acceptation du non-sens, l’acceptation  de l’absurdité, c'est ce qui nous aide à passer dans un « sens plus haut, qui est au-delà de la raison ».  Voilà pourquoi l’expérience de l’absurde me semble très importante.
     C’est au cœur de l’absurde que le sens de l’intolérable va m’apparaître.  La vie ne se « justifie » pas…  Le poète, le sage, ou toute personne ayant subi l’épreuve (l’épreuve du feu, l’épreuve de la vie) ne se justifie plus, ne donne plus d’explications… car la vie elle-même ne donne pas d’explication !
     Plutôt que réfléchir sur le sens de la vie, il s’agit de la vivre.  Et le sens se révèle dans l’intensité avec laquelle nous vivons cette vie-là.  Sinon, nous nous posons en dehors de la vie, et nous nous observons en train de vivre…

 

Jean Yves Leloup 


http://www.jeanyvesleloup.com/fr/texte.php?type_txt=0&ref_txt=91

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 10:08

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Je suis amoureuse de la vie telle qu’elle est, pas parce que je suis un être spirituel, mais parce que le fait de me quereller avec la réalité me fait souffrir. Nous sommes forcés d’en conclure que la réalité est bien telle qu’elle est puisque, quand nous nous y opposons, nous vivons des tensions et de l’insatisfaction. Nous n’avons pas alors l’impression d’être naturels ou équilibrés. Si nous cessons de nous objecter à la réalité, alors l’action devient simple, fluide, bienfaisante et intrépide.

 

(...)

La plupart des gens estiment qu’ils sont ce que leurs idées leur disent qu’ils sont. Un jour, j’ai remarqué que je ne respirais pas – j’étais respirée. Puis, j’ai noté également, à mon émerveillement, que je ne pensais pas – qu’en réalité j’étais pensée et que ce processus n était pas personnel. Vous réveillez-vous le matin en décidant: « Aujourd’hui, j’ai l’intention de ne pas penser » ? Trop tard, vous êtes déjà en train de penser ! Les pensées ne font qu’apparaître. Elles surgissent du néant et y retournent, semblables aux nuages se mouvant dans le firmament vide. Elles ne font que passer, ne demeurent jamais. Par elles-mêmes, elles n’ont aucun pouvoir jusqu’à ce que nous nous y attachions comme si elles étaient vraies.

Personne n’est jamais parvenu à maîtriser ce processus, même si plusieurs parlent de leurs expériences en ce domaine. Je ne me défais pas de mes pensées – je les aborde avec compréhension. Alors, c’est elles qui renoncent à moi.

 

(...)
SOIT VOUS RESTEZ ATTACHÉ À VOS PENSÉES,
SOIT VOUS LES INVESTIGUEZ.
VOUS N’AVEZ PAS D’AUTRES CHOIX.

 


Extrait d’un entretien au journal RÉEL (n°82, juin 2005)

http://vivrelibre.free.fr

 


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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 22:13

 

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1 - Je suis une entité séparée et indépendante (croyance de base universelle)


2 - Je suis " chercheur spirituel " à vie. (croyance de base du chercheur
spirituel)


3 - La découverte du Soi est ce qu'il y a de plus difficile au monde.


4 - La découverte du Soi est le but du Chemin.


5 - La découverte du Soi ce n'est pas quelque chose de concret.


6 - La découverte du Soi passe par un perfectionnement du moi.


7 - La découverte du Soi est à réaliser dans le monde .


8 - La découverte du Soi est progressive.


9 - La découverte du Soi est une expérience mystique extraordinaire.


10- La découverte du Soi se fait par la compréhension intellectuelle.

 


 

Extrait de: http://www.meditationfrance.com/dossiers/croyances.htm

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Présentation

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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

Rechercher

Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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