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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:47

J'aimerais méditer avec vous le rapport qu'il y a dans nos vies entre l'intensité, la plénitude de l'instant présent et le fait que nous sommes insérés dans le temps, dans l'espace, dans l'histoire. Au fond, un des défis de nos vies est d'apprendre à vivre l'instant présent dans la plénitude sans s'évader du temps qui passe, de l'histoire dans laquelle nous sommes et des relations dans lesquelles nous enrichissons notre vie personnelle. On ne peut pas faire une scission dans nos têtes entre l'essentiel et les événements actuels.

Pour prendre un exemple parlant, lors de la fécondation, la cellule est prise d'une frénésie de multiplication. Il y a à l'œuvre une force de division. Si la vie n'était que le fruit de cette division, on aurait des milliards de cellules semblables, indistinctes, et non un être humain. Or cette force de scission s'allie à une force de rassemblement, de fusion, d'unité pour donner naissance à un autre humain, fruit de l'interaction intime d'une force de scission (très masculine) au sein d'une force d'unité (symboliquement féminine). Il faut la conjonction de ces deux forces qui donnent la diversité des êtres. L'une ne doit pas dominer l'autre car cela introduirait la mort soit par éclatement soit par étouffement. La vraie vie établit comme une respiration douce du multiple dans l'un.

La vie spirituelle est du même ordre. Elle exige la capacité de s'ouvrir aux autres, à tout ce qui se passe autour de nous et, en même temps, elle a besoin de se recentrer sur la perception de l'être, de l'essentiel. Se couper de la réalité ne permet pas de rencontrer la vie, et s'engager dans la vie au point de ne plus prendre le temps du recentrement et de la perception de l'instant présent met en danger notre unité d'être. Cela veut dire que, dans nos vies, il faudrait instaurer cette respiration : s'ouvrir aux autres et se recentrer sur l'essentiel. Plus on se recentre sur la perception du vertical, plus on se donne une capacité d'ouverture sans mettre en danger son unité d'être, sans risquer de s'éparpiller.

Cette respiration me semble absolument essentielle car il ne faut absolutiser ni le temps du ressourcement ni l'ouverture aux autres. Celui qui vit seulement dans son intériorité au prix de la coupure de la relation, s'asphyxie ; celui qui est toujours sur la brèche ne peut plus donner véritablement et risque une forme de mort par dispersion. Il faut mettre en œuvre cette respiration douce, marier ouverture et recentrement, action et contemplation. Nous ne sommes des êtres réellement vivants que si nous avons la capacité à la fois de nous recentrer et d'être présent à tout ce qui se passe.

 

Bernard Besret

 

(Moine cistercien à l'âge de dix-huit ans, Bernard Besret a été en France l'un des leaders de l'Église pré et post-concilaire. Conseiller théologique à Vatican II, il a lancé à Boquen en Bretagne un mouvement qui a touché des foules de chrétiens en quête de renouveau. Jusqu'au jour ou destitué de toute fonction ecclésiale et menacé de mort par des mouvements intégristes, il a dû se retirer dans l'ombre et le silence.
Chargé aujourd'hui de mission auprès du président de la Cité des Sciences de la Villette, il n'en continue pas moins sa réflexion humaniste et religieuse dans un contexte libre de toute contrainte institutionnelle : "hors les murs" dit-il.)

 

 

Être présent.
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 09:23

 


 
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:06

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Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez... Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit... Observez les lis des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent, et je vous le dis, Salomon lui-même dans toute sa gloire, n'a jamais été vêtu comme l'un d'eux... Ne vous inquiétez donc pas en disant : Qu'allons-nous manger ? Qu'allons-nous boire ? De quoi allons-nous nous vêtir ?... Cherchez d'abord le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : demain s'inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine.

 


Évangile de Matthieu

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 09:29

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" Le présent c'est le corps. Explorez ce présent !

 Ne refusez pas les sensations corporelles et les émotions qui se présentent à vous.

Laissez-les s'épanouir complètement dans votre vigilance sans but, sans commentaire, sans aucune interférence de la volonté.

Progressivement, l'énergie emprisonnée dans les tensions musculaires se libère, la rigidité de la structure psychique s'affine, et le retour vers la fluidité fondamentale s'effectue.

Cet affinement de la sensation corporelle est un grand art.

Il requiert patience, détermination et persévérance.

Il se traduit au niveau de la sensation par une expansion de la conscience dans l'espace environnant.

Quand l'attention se libère des perceptions qui la fascinaient, et de ses propres bavardages, elle se découvre elle-même comme non séparée de cet espace lumineux qui est la véritable substance corporelle.

A ce moment la dualité entre le corps et cet espace s'abolit. La conscience s'est dilatée à la mesure de l'univers. Rien ne lui est extérieur.

Seule demeure une pleine présence,

qui est plénitude.... et joie

Nous avons tous ce corps de joie, ce corps d'éveil, ce corps d'accueil universel.

Nous sommes tous complets, sans aucune pièce manquante.

Explorons cet espace, notre royaume et prenons en possession sciemment."

 


  Patrick Vigneau (http://letao.voila.net/impertinences/index.html)

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 09:31

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La présence de Dieu est une application de notre esprit à Dieu ou un souvenir de Dieu présent... C'est la vie et la nourriture de l'âme...
Cette présence de Dieu, un peu pénible dans les commencements, pratiquée avec fidélité, opère secrètement en l'âme des effets merveilleux... et la conduit insensiblement à ce simple regard, à cette vue amoureuse de Dieu présent partout... Mais pour cela il faut que le cœur soit vide de toutes autres choses... Ce simple regard est un don de sa main libérale...
La pratique de cette présence et du regard intérieur de Dieu en soi, se doit toujours faire doucement, humblement et amoureusement, sans se laisser aller à aucun trouble ou inquiétude.
L'âme accoutumée par cet exercice à la pratique de la foi, par un simple souvenir voit et sent Dieu présent... et plus elle avance, plus sa foi devient vive, enfin elle devient si pénétrante que l'on pourrait quasi dire : je ne crois plus, mais je vois et j'expérimente.
Il n'y a pas au monde de manière de vie plus douce ni plus délicieuse que la conversation continuelle avec Dieu, ceux-là seuls la peuvent comprendre qui la pratiquent et qui la goûtent... Cette conversation se fait au fond et au centre de l'âme. C'est là que l'âme parle à Dieu cœur à cœur, et toujours dans une grande et profonde paix.
Il faut faire toutes nos actions avec poids et mesure, sans impétuosité ni précipitation, qui marquent un esprit égaré. Il faut travailler doucement, tranquillement et amoureusement avec Dieu... rappelant doucement et tranquillement notre esprit à Dieu, autant de fois que nous l'en trouvons distrait....
Souvenez-vous de ce que je vous ai recommandé, qui est de penser souvent à Dieu, le jour, la nuit, en toutes vos occupations, vos exercices, même pendant vos divertissements. Il est toujours auprès de vous et avec vous, ne le laissez pas seul... Vivez et mourez avec lui.
Notre sanctification dépend, non du changement de nos œuvres, mais de faire pour Dieu ce que nous faisons ordinairement pour nous-mêmes.
On cherche des méthodes, pour apprendre à aimer Dieu. On veut y arriver par je ne sais combien de pratiques différentes. On se donne beaucoup de peine pour demeurer en la présence de Dieu par quantité de moyens. N'est-il pas bien plus court et bien plus droit de tout faire pour l'amour de Dieu, de se servir de toutes les œuvres de son état pour le lui marquer et d'entretenir sa présence en nous par ce commerce de notre cœur avec lui ? Il n'y faut point de finesses, il n'y a qu'à y aller bonnement et simplement.
Soyons toujours avec lui. Vivons et mourons avec lui.

 


Nourri de Jean de la Croix et de Thérèse d'Avila, le frère Laurent nous est connu aujourd'hui par des Maximes spirituelles qu'il a écrites, des entretiens qu'il a eux, avec Joseph de Beaufort en particulier, et quelques lettres. On peut trouver tout cela rassemblé dans un ouvrage paru aux éditions du Cerf :
Conrad de Meester, Frère Laurent de la Résurrection, Écrits et entretiens sur la pratique de la présence de Dieu ( Cerf - 1996).

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 09:35

 


 
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 08:48

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Qui adopte la légèreté, subtil antidote au désespoir, devine que la souffrance ne fait pas que vivre des saints ou des sages. Devenir léger, c'est accepter humblement le sort après avoir tout tenté pour éradiquer son ombre, affirmer une résistance là où priment la révolte et la colère, c'est refuser que la rage ou la haine viennent aliéner la liberté. Être léger, c'est donc recourir à la joie contre ce qui aigrit, contre ce qui isole, épauler celui qui souffre pour qu'il ne se claquemure pas dans son mal-être. La légèreté va contre, elle contre ce qui rétrécit.

Fécondée par autrui, elle peut s'incarner dans le sourire ou la poignée de main que deux compagnons d'infortune partagent pour chasser le désespoir. Elle inspire les paroles d'encouragement, se propage dans l'humour salvateur, libère celui qui lutte contre le désarroi, elle se réjouit du plus infime progrès et ignore le ressentiment qui ne tarde pas à engendrer le mépris de ses semblables. Il est fort délicat de conserver de la confiance, de maintenir un rapport à soi serein lorsque la maladie, le désespoir s'installent ; bientôt, avec le mal, c'est la vie tout entière qu'on haïra. En dépit des envieux, des grincheux ou des vengeurs, l'adepte de la légèreté relève donc le défi d'accueillir l'existence, de l'embellir chaque jour. Sur son chemin, la présence de l'autre consolide sa persévérance. Dès lors, pour assumer une difficulté qui désarme, il s'ouvre et consent à trouver une aide, à risquer la rencontre.

Sacré métier d'homme, je dois être capable de combattre joyeusement sans jamais perdre de vue ma vulnérabilité ni l'extrême précarité de ma condition. Je dois inventer chacun de mes pas et, fort de ma faiblesse, tout mettre en oeuvre pour trouver les ressources d'une lutte qui, je le pressens bien, me dépasse sans toutefois m'anéantir.

Le tragique de l'existence rappelle qu'il faut célébrer les occasions de jubiler et de faire jubiler. Offrir la joie là où s'imposent d'aventure la pitié et la tristesse. Lutter pour la vie, ne pas macérer dans le mépris. S'appuyer sur les mille petites joies de notre condition. Le métier d'homme, sujet grave, austère parfois, réclame donc un engagement constant, une légèreté qui veut jeter un regard neuf sur le monde. Regard dépouillé de tout artifice, de toutes règles, sauf, peut-être, le précepte de Chamfort : "la plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri." Le rire devient ici, avec la joie, l'arme que l'on oppose au découragement. A la différence de la moquerie, le rire rassemble, réunit, rend plus fort.

Extrait de l'ouvrage Le métier d'homme (Seuil - 2006).

 

Extrait du site: http://famille.delaye.pagesperso-orange.fr/Sagesse/jollien.htm

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 11:01

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La vie spirituelle est la vie. Je ne vois aucune raison de passer toute sa vie à ne goûter qu'un seul fruit. Nous autres, êtres humains, pouvons nous nourrir des meilleures valeurs de nombreuses traditions. Si nous pratiquons le regard profond et l'écoute profonde, nous deviendrons libres et pourrons voir la beauté et les valeurs de notre tradition et des autres traditions. Nous devons nous laisser transformer par ce qui est bon, beau et positif dans la tradition de l'autre... Je voudrais partager avec vous mon expérience et ma compréhension de deux belles fleurs du monde, le bouddhisme et le christianisme.

Dans le bouddhisme, la foi signifie la confiance que nous avons en notre pouvoir et celui des autres de nous éveiller à notre plus profonde capacité d'aimer et de comprendre. Quand nous sommes calmes, quand nous regardons profondément en touchant la source de notre vraie sagesse, nous touchons le Bouddha vivant et le Christ vivant en nous-mêmes et en chaque personne que nous rencontrons.

Le cœur de la méditation bouddhiste est la Pleine Conscience : l'énergie qui nous aide à savoir ce qui se passe dans le moment présent. Quand l'énergie de la Pleine conscience est présente, la transformation a lieu. Quand l'énergie de l'Esprit est en vous, la compréhension, l'amour, la paix et la stabilité sont possibles. Dieu est là. Vous êtes, bien que vous ne soyez pas, mais Dieu est en vous. C'est cela l'inter-être, le non-soi. J'aime beaucoup l'expression "demeurer en Dieu".

Le terme bouddhiste vipasyana signifie compréhension, regard profond. "Regarder profondément" veut dire observer quelqu'un ou quelque chose avec une concentration telle que la distinction entre celui qui observe et celui qui est observé disparaît. Le résultat c'est la compréhension de la vraie nature de l'objet. Quand nous contemplons le cœur d'une fleur, nous pouvons y voir les nuages, le soleil, les minéraux, le temps, la terre et tout le cosmos. Sans les nuages, il ne pourrait y avoir de pluie et la fleur ne pourrait pas exister. Sans le temps, la fleur ne pourrait pas éclore. En réalité, la fleur est entièrement faite d'éléments non-fleur ; elle n'a pas d'existence indépendante, individuelle. Elle "inter-est" avec tout ce qui est dans l'univers.

Inter-être est un nouveau terme qui devrait à mon sens bientôt figurer dans les dictionnaires tant ce mot est important. Quand nous voyons la nature de l'inter-être, les barrières entre nous et les autres disparaissent, et la paix, l'amour et la compréhension sont possibles. Chaque fois qu'il y a de la compréhension, la compassion est possible.

La meilleure façon de pratiquer, c'est avec une Sangha, un groupe : l'énergie collective de la pleine conscience approfondit alors la pratique. La présence du groupe nous protège et nous donne de la force.

Quand nous pratiquons la respiration consciente, attentifs à chaque pensée et à chaque acte, nous renaissons, pleinement vivants, dans le moment présent. Le puits est en nous. Si nous creusons en profondeur dans le moment présent, l'eau en jaillira.

Dans le bouddhisme, on parle "d'entrer dans le courant". Tout ce à quoi l'on est confronté une fois entré dans le courant devient objet de méditation : un nuage qui flotte dans le ciel, un cadavre et même sa propre peur. Le fait qu'on soit profondément concentré aide à toucher et à pénétrer les objets de notre méditation pour en révéler la vraie nature. L'éveil est la prise de conscience de la vraie nature de la réalité.

Bouddha vivant, Christ vivant (J.C.Lattès -1996)

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 09:40

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Tout ce qui existe a en soi un être, une essence divine, un certain degré de conscience. Même une pierre a une conscience rudimentaire, sinon elle n'existerait pas et ses atomes et ses molécules se disperseraient. Tout est vivant. Le soleil, la Terre, les plantes, les animaux, les humains sont tous des expressions de la conscience à divers degrés, de la conscience qui se manifeste sous une forme...

La conscience se dissimule derrière des formes jusqu'à ce que celles-ci atteignent une telle complexité qu'elle se perd totalement en elles. Pour la plupart des humains présentement, la conscience est totalement identifiée à cette mascarade. Elle ne se connaît qu'en tant que forme et vit par conséquent dans la peur de voir sa forme physique ou psychologique être détruite. Il s'agit de l'ego, et avec lui s'installe un dysfonctionnement de taille. Cela semble indiquer qu'une erreur majeure s'est produite au cours de l'évolution. Pourtant, même cela fait partie du jeu divin, de lila. Finalement, la souffrance pressante que cet apparent dysfonctionnement a l'air d'occasionner oblige la conscience à se désidentifier de la forme et à sortir de ce rêve-là. Elle reprend conscience d'elle-même, mais à un niveau bien plus profond qu'avant qu'elle ne la perde...

Comprenez la portée, profonde et vaste du fait que vous soyez l'observateur de votre mental. Chaque fois que vous l'êtes, vous dégagez votre conscience des formes du mental et celle-ci devient alors ce qu'on appelle l'observateur ou encore le témoin. Par conséquent, le témoin - conscience pure au-delà de toute forme - se renforce et les élaborations du mental faiblissent. En agissant de la sorte, vous personnalisez un événement qui a une portée cosmique : à travers vous, la conscience sort de son rêve d'identification à la forme et se dissocie d'elle.

Quand la conscience se libère de son identification aux formes physiques et mentales, elle devient ce que l'on pourrait qualifier de conscience pure ou illuminée, ou encore de présence. Ceci est déjà arrivé à quelques personnes et apparaît voué à se produire à une plus grande échelle. Mais la grande majorité des humains est encore prise dans le piège qu'est le mode de conscience fondé sur l'ego, c'est-à-dire que les individus s'identifient à leur mental et sont contrôlés par lui...

Déjà, pour la plupart des gens, le seul répit en ce qui a trait à leur mental, c'est d'avoir occasionnellement recours à un niveau de conscience situé en dessous de celui de la pensée. C'est ce que tout le monde fait chaque nuit en dormant. Mais cela se produit également dans une certaine mesure au cours des relations sexuelles, ou en prenant de l'alcool et d'autres drogues qui réduisent l'activité excessive du mental... Par contre, ces drogues les empêchent d'avoir assez de présence consciente pour pouvoir s'élever au-dessus du niveau de la pensée et ainsi trouver la véritable libération.

Retomber à un niveau de conscience situé en dessous de celui de la pensée, qui est celui de nos lointains ancêtres, des animaux et des plantes, n'est pas une solution pour nous. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Si la race humaine veut survivre, elle doit passer à l'étape suivante.

Quant à la présence, le silence est un transmetteur encore plus puissant que la parole. Aussi, quand vous lisez ceci ou m'écoutez parler, prêtez attention au silence entre les mots et derrière eux. Soyez conscient des hiatus. Où que vous soyez, vous pouvez facilement devenir présent en écoutant le silence. Même s'il y a du bruit, il existe toujours un certain silence en dessous de lui et entre les sons. Le fait d'écouter le silence amène immédiatement le calme en vous... Et qu'est donc ce calme, si ce n'est la présence, la conscience libérée des formes-pensées.

Extrait de la Présence, Eckhart Tolle

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 09:54

 


 
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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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