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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 10:12

Il n'existe alors pas de véritable dérangement, car les dérangements sont aussi Cela qui médite. Les pensées, on les laisse venir, on les laisse aller. Essayer de les suivre c'est dissiper l'attention. Essayer de les réprimer c'est une forme de violence qui ne mène à rien. On traite les pensées comme un gaz. On ne peut arrêter le mouvement des molécules d'un gaz en le comprimant; au contraire, le gaz s'échauffe alors et les molécules deviennent encore plus agitées. Que fait-on? On lui donne de l'espace, tout l'espace. Le gaz en expansion voit le mouvement de ses molécules s'atténuer naturellement, sans violence. En physique, on parle de la détente d'un gaz. En méditation, la détente mentale consiste à offrir aux pensées tout l'espace, à les reconnaître comme Pur Espace. C'est la non-violence suprême.
L'attention méditative n'est pas une concentration où toute autre forme que celle qu'on a élue est exclue et chassée hors du champ de conscience. Elle est inclusive: le Même accueille toute perception comme un nouveau surgissement du Même. Les pensées récurrentes dénotent un état émotif non résolu. Cela aussi on l'accueille. C'est uniquement dans cette ouverture que l'émotion peut éventuellement perdre son caractère dramatique et se résorber. Mais on n'accueille pas dans l'espoir qu'elle va se résorber. Dans l'attention méditative, il n'y a aucun calcul, car il n'y a personne qui médite.

 

Bouchart D'Orval

 Cela aussi on l'accueille.
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 09:59
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 09:22

Mais alors que s'installe ce regard désencombré, une apparence de paradoxe se profile. Après avoir été touchés par le pressentiment du Fond, sans que ce pressentiment ne se soit actualisé totalement dans la vie de tous les jours, nous nous sentons appelés par une voie, ou par la voie. Tout ce qu'un être humain accomplit consciemment en se référant au silence profond de sa nature véritable, sachant que cela ne peut qu'en permettre l'épanouissement total dans sa vie, nous pouvons le nommer «la pratique».
Le regard méditatif ne peut parvenir à maturité si l'on demeure engagé dans des activités qui dissipent constamment son temps, son énergie et son attention. C'est la raison pour laquelle les chercheurs se sont traditionnellement quelque peu retirés du «monde». Il ne s'agit ni d'une question morale ni d'une position sociale, mais plutôt d'une approche pratique. On conçoit sans peine qu'un chercheur scientifique agisse de la sorte, vue l'intensité de sa recherche. Or, l'intensité n'est certes pas moindre dans le cas d'une recherche «spirituelle»! Si nous le voulons vraiment, nous disposons du temps et de l'énergie pour entreprendre un examen profond de «ce qui est».
Le paradoxe de la pratique spirituelle, c'est qu'il n'y a rien à faire! Ce qu'on recherche précède et alimente la recherche. Le propre du regard spirituel est de ne pas rechercher quoi que ce soit de matériel, de mental ou même de «spirituel». Dès qu'on cherche quelque chose, c'est le connu qu'on tente de reproduire; le connu qui n'est qu'apparence du réel. Voilà pourquoi la Tradition insiste sur «l'abandon», sur le «détachement», qui sont en fait de l'équanimité. Ce n'est pas qu'on ne doive rien faire; c'est simplement qu'on cesse de personnaliser les efforts. À un moment, un certain parfum nous envahit et nous n'avons alors plus d'autre choix que de nous engager toujours plus profondément dans l'exploration de l'espace d'où émane ce parfum. Mais il n'y a personne qui s'engage sur un chemin, personne qui recevra une récompense. Sinon, on aura beau lire les textes les plus inspirés, courir les gurus à la mode, accumuler de la connaissance, s'entasser dans un ashram pendant des mois ou des années, on demeurera toujours engagé dans les activités du rêve.
Soyons précis: aucun être humain ne peut entreprendre cette recherche sans porter en lui le désir intense de voir toute souffrance s'éteindre. Au départ, il y a toujours sujet, intention, but, direction, chemin. Mais si l'on a par la suite la chance de recevoir une information juste, alors une détente s'installe et le sujet-intention s'estompe, tout comme l'allumette disparaît dans le feu qu'elle a servi à allumer. C'est quand on maintient l'idée de sujet, avec son but, son idéal, ses obstacles, ses techniques, ses écoles, ses autorités et ses systèmes, que le paradoxe devient réel et s'enracine, parfois jusqu'au ridicule. Pourquoi sacrifier tant de temps et déployer tant d'efforts à réarranger le mobilier de la grande salle de bal du Titanic, qui est en train de sombrer?
L'équanimité est un regard non personnel, non duel. Le sage Patanjali nous dit, dans ses Sutras sur le Yoga: «L'équanimité est l'état de conscience triomphant de celui qui s'est affranchi des buts dans ce monde et dans l'autre». Voilà l'essence de la vision non duelle.

 

Bouchart D'Orval

 

http://www.jeanbouchartdorval.com/styled-8/regard.html

L'essence de la vision non-duelle.
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 09:20

" Cette réalisation que nous sommes conscience n’est pas une expérience avec quelqu’un qui la ferait. Elle survient lorsque toute expérimentation s’arrête d’elle-même, à cet instant où le sujet se reconnaît comme l’espace au sein duquel tout apparaît.

La conscience est alors conscience de soi, pure, vide, et non plus conscience de quelque chose. Lorsque je fis l’expérience de la « mort », ma conscience se réalisa espace infini, conscience universelle. (...).

C’est parce que nous n’avons pas réalisé notre véritable nature que nous croyons mourir lorsque le corps disparaît ou que les pensées s’arrêtent.

La conscience n’est pas un état. Elle est l’essence de la Vie, éternelle.
(....)
Nous sommes, à cet instant même, ce réceptacle sans limite, lumineux, intemporel, cette vacuité silencieuse au sein de laquelle tout se produit. Nous sommes en essence en toute chose, les uns dans les autres au sein d’une même substance cosmique"

 

Nicole Montineri

 

http://www.laconscience-espace.com/

Espace infini.
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 09:15

"Une vie authentiquement religieuse est donc une vie de méditation d’où est exclue toute activité de l’ego.

 

 Et il est possible de mener quotidiennement ce genre d’existence, dans le monde qui est le notre. Ce qui signifie que l’on peut vivre en tant qu’être humain, une vie ou il est une vigilance, une attention de tous les instants, ou l’esprit reste aux aguets à observer l’ego en mouvement.

 Cette observation se nourrit de silence, et non d’a-prioris. L’Esprit, ayant observé les agissements de l’ego et en voyant la fausseté, est ainsi devenu extraordinairement sensitif et silencieux et c’est sur cette base de silence qu’il agit…Dans la vie quotidienne .

 

 Y a-t-il eu échange, partage entre nous ? ( …)

Vous avez lu certains livres, écouté quelqu’un, ou suivi un maître, mais les problèmes demeurent; ces problèmes persisteront tant que l’esprit humain limitera ces mouvements à la sphère étroite de l’activité égocentrique.

Mais lorsqu’on observe attentivement, que l’on devient extraordinairement conscient de cette activité de l’ego, alors l’esprit devient suprêmement silencieux, sain et vigoureux.

 

 Et cette source de silence transforme notre vie dans toutes ses activités quotidiennes…

 

 La Religion, c’est la cessation du « moi », et l’action née de ce silence.

 

Cette vie là est une vie sacrée, pleine de sens. "

 

J Krishnamurti

 

La source du silence.
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 09:05

Le rythme naturel de notre esprit, de même que  toute notre vie, provient du silence. Pensez au cours normal de votre journée. Vous émergez du silence du sommeil, les évènements, la vie, l'expérience, se déroulent, apparaissent dans votre conscience. Votre journée est un processus de relation, de réaction, d’action ou d’évasion à ce qui survient pendant les heures de réveil. Après chaque évènement, chaque expérience, l'esprit revient naturellement au silence. Ceci à condition que vous ne suiviez pas le processus d'auto-préservation, d'auto-réflexion obsessionnel et égoïste de la pensée.

Les pensées obsessionnelles et les patterns de pensée sont le principal obstacle au Pur Silence. Le silence est comme un torrent qui coule tranquillement depuis sa source jusqu'à l'océan. Quand les pensées auto-réflexives s'accumulent, elles sont comme des pierres et des rochers dans le cours des ruisseaux qui empêchent le flux de continuer. Ce qui se passe alors est une accumulation, un effet de barrage. Nous savons tous ce qui arrive lorsque l'eau douce qui coule est soudain stoppée – elle commence à stagner, elle est prise dans une poche morte sans oxygène, sans la capacité de soutenir davantage la vie. Elle est devenue une zone morte.

Si vous comprenez que vous êtes le silence et que les pensées ne sont que des formes de matière et d'énergie apparaissant dans votre esprit, votre cerveau, vous pouvez tout à fait  comprendre que la pensée obsessive et tous ses effets et ses compagnons comme la peur, la haine, les préjugés, le désir, l'avidité , l'apathie, la rage, la dépression et tous les autres, est l'antithèse de la douceur – l’état ​​naturel silencieux de nos esprits.

La pensée obsessionnelle, qui est une pensée en proie à une intense excitation, qui n'a aucune utilité, peut être relâchée dès maintenant. Si vous dirigez doucement votre conscience sur l'espace avant, entre et après ces pensées, ces formes, vous verrez ce qui est toujours là, présent en vous, malgré toute pensée. Habitez cet endroit pendant un moment et voyez ce qui demande à être découvert. Puis regardez en arrière vers vos pensées filantes et réalisez ce qu'elles veulent dire - absolument rien.

Mark Mac Closkey

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 08:53
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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 10:29

Le corps doit être écouté, aimé. Aimer veut dire ne rien savoir, ne rien vouloir. Vous êtes nu de toute compréhension, de toute intention, et vous laisser le corps parler. Pour que le corps parle, il faut le silence. Tant que vous savez quelque chose, le corps se tait. Revenez à ce silence de volonté, de savoir. Dans ce silence, à sa manière, non à la vôtre, le corps vous parlera. Vous laisserez le concept corps et une chaleur, une fraîcheur, une vibration, une tactilité éclot.

Au début, cela se présente comme une forme de tension, de lourdeur, de densité. Petit à petit. si vous n'en faites rien, cette tactilité va se transformer. D'autres couches plus élastiques, radiantes vont se présenter. C'est le début d'un voyage sans fin. Quand vous n'êtes qu'écoute, ce n'est pas vous qui faites le voyage : le corps voyage en vous.

Vous ne pourrez plus jamais penser que le corps ne réagit pas, ni qu'il est séparé de l'environnement. Ce que vous allez découvrir d'extraordinaire, dans le corps, c'est qu'il n'y a pas de séparation, et que ce que vous appelez votre corps est un concept. Ce doit être un ressenti, sinon c'est juste une idée philosophique. Telle est l'exploration : le corps se déroule en vous et vous amène cette évidence de première main.

Ecoutez sans dynamisme, avec une grande intimité. Au début, le corps est tension, densité, mémoire, et vous allez vite vous ennuyer. A ce stade, n'essayez pas de continuer : allez vous promener, coiffez votre chien, téléphonez à votre amoureux. Un autre jour, le corps va de nouveau se rappeler à vous. Sentez ce manque de vie.
Ecoutez... Peu à peu, quelque chose va s'éveiller. Un nouveau fonctionnement, non psychologique, s'impose, l'environnement laisse place au ressenti. Le secret est caché là. On ne peut pas le trouver. Il ne se révèle que lorsqu'on a les mains libres.
Au début, vous imaginez explorer le corps et, un jour, vous verrez qu'il s'est passé tout à fait autre chose. Cela doit rester caché, ce n'est pas conceptualisable, c'est expérimental

L'important est la facilité de vivre. Seul notre savoir est difficile. Quand vous vous familiarisez avec un non-savoir, vous êtes toujours adapté, aucune situation n'est dérangeante, ce qui vous gêne ne vous affecte plus psychologiquement.



Eric Baret - Corps de vibration, corps de silence - Editions Almora

Intimité.
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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 10:24
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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 09:49

De temps en temps, dans le cours d'une vie ordinaire, cela se produit : alors que vous vous éveillez le matin, tout semble parfait. Les oiseaux chantent, l'air est embaumé, le soleil se lève et soudain vous sentez que tout est tranquille. Pendant un moment vous n'êtes plus séparé, vous sentez une grande joie monter en vous sans aucune raison. Vous vous sentez soudainement vibrant, complètement régénéré, chez-vous. Peut-être est-ce le profond sommeil et repos de la nuit, peut-être est-ce ce magnifique matin, le chant des oiseaux, l'air frais, la rosée sur l'herbe brillant sous le soleil matinal, peut être est-ce tout ceci qui crée le contexte. Non pas par votre effort mais par accident, vous êtes en harmonie avec vous-même et avec l'existence.

Cela se passe toujours simultanément : chaque fois que vous trouvez l'harmonie en vous-même, vous trouvez également l'harmonie avec l'existence.
L'harmonie a deux aspects : l'individuel et l'universel. Si l'individu est en harmonie alors il n'y a aucune raison pour qu'il ne soit pas en harmonie avec le Tout. Si tous les conflits en vous ont disparus, même pour un seul instant, dans cet instant vous faites partie du Tout, vous n'êtes plus une île, vous n'êtes plus séparé. Tous les murs ont soudainement disparus,vous n'êtes plus emprisonné.

Si vous regardez en arrière vous pouvez vous souvenir de quelques moments… et ce seront ces moments où vous étiez détendu, ce seront ces moments où il n'y avait aucun désir particulier dans votre mental, où vous n'étiez pas préoccupé, où vous n'étiez pas tendu, où, d'une certaine façon, vous étiez, simplement.

Observez avec minutie ces moments accidentels, soudains, parce que la clé secrète y réside. Si cela se passe dans un état de relaxation, lorsque vous êtes détendu, sans tension, alors vous pouvez créer le contexte ! Vous pouvez vous détendre. Si cela vous arrive lorsque vous nagez, alors vous pouvez nager et créez le contexte ! Si cela vous arrive lorsque vous courrez ... continuez à courir, continuez à courir, soudainement ça arrive…

Vous continuez encore et encore… et vous venez en contact avec la couche cosmique. C'est la source de la vie et c'est inépuisable. Lorsque vous êtes en contact avec cette énergie, une joie immense commence à vous remplir, une extase formidable se fait sentir sans aucune raison.

Cela peut vous arriver pendant que vous faites l'amour, cela peut vous arriver lorsque vous écoutez de la musique, cela peut vous arriver lorsque vous êtes simplement allongé sur votre lit à ne rien faire. Cela peut vous arriver lorsque vous peignez, absorbé, complètement absorbé dans la peinture ou encore, Cela peut arriver de mille et une façons. Observez, à chaque fois que cela se passe, à chaque fois que cet incroyable moment béni vous vient, lorsque le divin frappe à votre porte, observez dans quel contexte cela se produit. Soyez vigilant ! Regardez autour, dans quel espace cela se produit, alors vous avez la clé. Lorsque vous serez capable de créer ce contexte, cet espace, le moment viendra à nouveau.

Vous ne pouvez pas le faire se produire, mais vous pouvez vous rendre disponible pour qu'il se produise. Vous ne pouvez pas le forcer mais vous pouvez créer tout ce qui est nécessaire pour que ça arrive. Ce n'est pas une action de votre part, cela se produit ; cependant vous pouvez jouer un rôle important. C'est ainsi que toutes les techniques de méditation ont été développées, c'est comme cela que le Yoga est venu à l'existence. Cette harmonie est présente en vous parce que sans elle, vous ne pouvez pas vivre.

Cette musique est déjà là en vous comme un courant souterrain parce que cette musique est votre connexion avec le Tout. Si elle cesse, vous mourrez.
Vous êtes vivant, c'est une preuve suffisante que la musique se joue. La seule chose est d'aller profondément dans votre être et de trouvez où elle se produit.



Osho - Extrait de : The Fish in the Sea Is Not Thirsty

Se rendre disponible.
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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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