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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 12:46

 

Le Soi est comme un puissant aimant dissimulé à l'intérieur de nous. Il nous attire peu à peu vers Lui, mais nous nous imaginons que c'est nous qui faisons l'effort d'aller vers lui. Quand nous sommes suffisamment proche, il met fin à notre activité, nous immobilise et absorbe notre énergie individuelle. il tue notre pesonnalité. Il submerge l'intellect et engloutit notre être tout entier.

RAMANA MAHARSHI

Citation du jour.
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 11:11

http://www.pascalhastir.com/index.php?option=com_content&view=article&id=24&I

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 10:45

Arracher ses vêtements, et danser nu au clair de lune.

Il y a des voies qui sont des voies de purification. Il y a des voies qui sont des voies d'amélioration. Il y a des voies qui sont des voies d'obtention. Pas la nôtre.

Comment purifierais-je le réel, qui est toujours immaculé ? Comment améliorerais-je le monde, qui est le seul critère de ce qui est ? Qu'obtiendrais-je qui ajoute, qui enlève quoi que ce soit à ce qui est ?

Ici, nous n'obtenons pas, ici, nous ne devenons
 pas, ici, nous n'espérons pas. Ici, nous brûlons.

D'un feu d'amour pour ce qui est, d'un feu tel que nous ne voulons plus échapper à rien : nous voulons ce qui est tel que c'est. Car ce qui est est la réalité. Et nous sommes tombés en amour de nous-mêmes, nous sommes tombés en amour du vrai.

Nous apprenons de plus en plus à offrir et nos résistances et nos fuites, de moins en moins, nous avons peur de l'intensité qui bat au cœur de l'instant. Car seule cette peur de l'au-delà du concevable, de l'au-delà de nos limites imaginaires, nous retient de voir l'or pur du réel dans la douleur et la souffrance et les horreurs.

Ici, nous ne sommes pas spirituels pour échapper au monde. Nous ne sommes pas spirituels pour compenser nos peurs, mais pour les embrasser, et pour plonger dans la tourbe agitée, brûlante, de nos émotions, de nos sensations et, encore une fois, mourir à nous-mêmes et, toujours à nouveau, renaître des cendres de l'illusion.

Ici, nous ne sommes pas non-duels, ou duels, ou ceci ou cela. Ici, nous sommes amoureux. Amoureux de l'instant, sauvages et déraisonnés. Amoureux du pire, amoureux du trivial, amoureux de tout ce que le mépris se donne à mépriser, de tout ce que l'amour embrasse.

Il n'y a qu'un seul mystère : moi. Il n'est qu'un seul présent : ici. Notre sacrifice, c'est nous y offrir, encore et encore, jusqu'à ce que la flamme de l'amour aie tout consumé.

Jusqu'à ce que la flamme aussi s'éteigne, voluptueusement. Quand mon amour a tout brûlé, jusqu'à soi-même, que reste-t-il ?

La possibilité d'une étincelle.

Je suis l'espace où le monde naît et se consume. Je suis la matière et le feu. Je suis la cendre.

Je suis le ciel immaculé qui tout contemple.

Venez disparaître en vous-mêmes.

Texte : 
Pierre-Antoine

Amoureux de l'instant.
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 10:16
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 10:05

Lors d’une session de tir à l’arc dirigée par maître Satoshi Sagino, un élève lui demande:
- Que faut-il faire, et que je ne fais pas, pour que la flèche atteigne la cible ?
Le maître éclate de rire et dit :
- Pourquoi posez-vous la question à l’envers ?

L’élève ne comprend pas et le maître dit :
- C’est une fausse question. La vraie question est : 
« Qu’est-ce qui empêche la flèche de percer le centre de la cible ? »
Et dans un nouvel éclat de rire, il ajoute :
- Parce que percer le centre de la cible est la vocation de chaque flèche !

L’élève repose alors la question à l’endroit :
- Qu’est-ce qui empêche que la flèche atteigne le centre de la cible ?

Et maître Sagino répond :
- Deux choses :  Le désir de réussir à tout prix, ou au contraire la crainte d’échouer.
Les empêchements viennent des préoccupations du moi.
Comment s’en libérer ?
En se consacrant pleinement au tir, sans pensées, sans but, sans désir, sans fierté, sans peur.
Alors le tir se fait dans la liberté de l’être.

Le Kyudo ou la voie de l’arc

Préoccupations du moi.
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 10:03
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:47

La vie n'est pas un problème à résoudre.

Quel effort cela demande-t-il, de le voir ?

Quel effort cela demande-t-il, de voir la lumière du soleil avec des yeux ouverts ?

Quel effort cela demande-t-il, de faire l'expérience de l'immensité d'une plage, dans l'infini de l'amour de votre cœur ?

Quel effort cela demande-t-il, de s'asseoir simplement face à un tableau, créé à partir d'une vacuité spontanée, et d'être touché en plein cœur ?

Quel effort cela demande-t-il, d'écouter le son d'une flûte sans lui attribuer de sens, une flûte dont on joue sans implication, simplement parce que le souffle de vie est plein de vie par nature et est créateur de manière innée ?

La division est intrinsèque à la création, et elle égale la liberté. Cette division nous laisse libre d'amasser et de porter sa charge le long du chemin ; mais elle nous libère, également, de l'obligation de se conformer aux modèles. La création ne permet aucune fixation ; elle permet de ne pas vivre selon des dogmes. La création toute entière change dans le temps et finalement, disparaîtra. Ceci, vous pouvez le constater avec bon sens tout autour de vous, à l'intérieur comme à l'extérieur, simplement par une sobre observation.

Pourquoi avons-nous si peur de cela ? Nous en avons peur parce que nous avons une idée du "moi" comme de quelque chose de permanent, centre de l'univers. Il n'est pas difficile, lorsque vous êtes sur une plage et que vous regardez l'immensité de l'océan, de voir que de toute évidence, vous ne pouvez pas être le centre de l'univers ! Il n'est pas difficile, de réaliser que vous, être infinitésimal, puissiez être seulement témoin d'une manifestation gigantesque, qui inclue le mystère lui-même et vous inclue également ! Cela fait poser un regard respectueux et émerveillé, humblement émerveillé, lorsque l'on fait l'expérience, purement et simplement, des allées et venues des images 

En méditation, ceci est appelé "être témoin" : une observation distanciée du souffle de vie, sans attente d'un quelconque aboutissement, d'un quelconque résultat.

Il est impossible de véritablement fixer quoi que ce soit, à l'exception d'une idée. Je dis bien "idée". Pouvez-vous vraiment fixer une idée ? Existe-t-il, en substance, une quelconque idée ? Ou est-ce une chose qui a besoin d'être posée encore et encore, sous peine de la laisser partir…………….  avant que vous puissiez la saisir ? Une idée est entièrement dépourvue de substance, n'a aucune racine et ne peut être localisée.

Avec ces idées, nous sommes capables de créer un monde, dans notre imagination, qui ressemble à une vie que nous passerions entre quatre murs de basalte... Nous créons des notions (erronées) auxquelles nous nous accrochons et qui nous prodiguent une sécurité : ceci apparaît alors comme étant notre monde et nous disons qu'il est vrai. Mais s'il renferme quelque vérité, nous devrions tous vivre dans le même monde ! Lorsqu'une chose est vraie, elle devrait être vraie en tout temps, en toute chose et pour tout un chacun ! Si vous examinez sincèrement les choses, vous verrez que les émotions provenant de ces idées changent dans votre expérience d'un instant à l'autre. Parfois, vous vous sentez ainsi... et puis, vous changez d'avis, et vous vous sentez complètement différent. Donc, ceci change constamment. D'où provient ce facteur ? De quoi dépend-il ? Le soleil se lève, le soleil se couche, et vous passez de l'état d'une personne pensante, saine et bien équilibrée, à un état émotionnel. Parfois, vous avez le sentiment que vous vivez tout simplement en enfer... cela semble vrai... et hop ! vous en êtes sorti !

Chacun a sa propre expérience et ses propres concepts personnels, et c'est ce que nous projetons sur l'autre ! Voilà comment nous sommes déçus, ou contents ! La plupart du temps, nous ne sommes même pas conscients de nos attentes - d'où vient la déception ou d'où vient le bonheur soudain. Ce sont des éléments complètement fictifs et non existants. Vous ne pouvez pas sortir de ces enchevêtrements à un niveau conceptuel. A ce niveau, nous tournons interminablement en rond. Voyez comment fonctionne la "boîte pensante"... Notre soi-disant réalité est pareille au fruit de l'imagination projeté sur un écran vide. Osez la simplifier. Osez la rendre dépourvue de sens, dépourvue d'importance. Pensez-vous, lorsque vous plongez votre regard dans les tréfonds les plus lointains de l'univers, que "votre" vie requiert une importance particulière ? Est-il alors possible d'exercer un contrôle sur quoi que ce soit ? "Vos" opinions comptent-elles alors ?

Pour transpercer une existence dépourvue de sens, il faut être équilibré et fort. Pourquoi ? Parce que "l'esprit personnel", le sens de l'ego, est rendu fou par l'idée de perdre toute sa stabilité imaginaire, quand il est mis au défi d'examiner des concepts fixes et de devoir abandonner toutes les réalités présumées. La pensée "je-moi-mien" est incapable de supporter cela et va opposer une résistance.

Et pourtant... lorsque nous n'en pouvons plus de nous-mêmes, que nous sommes suffisamment épuisés par le fait de tourner en rond, nous sommes prêts à frapper à la porte de la prison que nous nous sommes érigée tout seul. Et c'est là que nous disons : "je suis si fatigué, je ne peux pas continuer ainsi, montrez-moi la sortie !" Quand l'étau se resserre trop de toutes parts, nous sommes contraints de nous tourner vers l'intérieur. C'est aussi le moment où nous sommes prêts à rencontrer, par la grâce, notre Maître. Ce qui peut constituer un moment décisif, pour remettre à l'endroit une vie qui était à l'envers. Voilà pourquoi les expériences de la vie doivent briser notre cœur (bien que le cœur ne puisse pas se briser... En réalité, ce ne sont que nos concepts, qui s'effondrent !). Alors, nous sommes prêts à nous détacher de nos idées sur la façon dont les choses doivent se produire et sur ce qu'elles devraient être. La beauté de ceci, c'est que lorsque le cœur est brisé, Dieu peut y entrer... un amour imprégnant tout, dépourvu de sens intrinsèque. L'amour est amour, et ne connaît aucune condition. Nous nous frayons alors un chemin à travers l'erreur de nous croire capable d'exercer un contrôle sur tout. A présent, nous sommes prêts à ouvrir nos bras en grand et à danser sur la plage la danse authentique de la vie. Je suis... vivant ! Je suis vivant et cela ne revêt aucun sens particulier. Ce non-sens est libération du conditionnement : une simple expérience de la vie, sans opinions et sans commentaires. Il implique maturité, mûrissement... grandir, plutôt que vieillir. Le non-sens de la vie est le sens de la vie. Etre libre de toute signification est une porte ouverte sur l'Eveil, en venir à voir le plus élevé, le plus profond en sagesse, la perfection que vous êtes déjà, qui s'exprime dans une beauté spontanée.

Nous avons tendance à chercher à l'extérieur de nous-mêmes, ou alors, nous remettons à plus tard... "pas maintenant, demain !" Ou bien encore, nous voulons que cela soit compliqué, et puis, nous voulons résoudre nos problèmes par un processus considérable. Parce que notre "boîte pensante" semble penser de façon tellement "en-veloppée" que le "dé-veloppement" doit être tout aussi compliqué ! Non, ceci est une erreur. Où que vous alliez... c'est là. A n'importe quel moment... c'est là, dans le silence des vies, cela respire par lui-même, éternellement.

A partir d'une vacuité et d'un silence parfaits, la création apparaît dans une manifestation inépuisable, dans des allées et venues infinies. Et lorsqu'elle apparaît... laissez-la être... laissez-la être naturelle. 

Inspirez, expirez, inspirez, expirez... jusqu'à ce que vous voyiez que personne ne respire en réalité, et que tout est inconditionnellement parfait tel quel. Il n'y a aucun endroit particulier où l'on doive aller, en réalité. Toutes les expériences s'élèvent à partir du vide, changent continuellement et disparaissent dans le vide... dans un silence infini.

 

Jivanji

http://www.jivanjili.org/sense.html

 

Quel effort cela demande-t-il ?
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:45
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 10:17

«Comment se joue la crise ? On pourrait utiliser ce mot de retournement, de renversement. Qu’est-ce qui se passe dans la crise ? Il se passe à peu près ceci qu’une voix s’adresse à vous, et vous dit : « Tu as construit une vie, oui bravo, eh bien détruis-la ; tu as construit une personnalité, formidable, bravo, détruis-la ; tu t’es battu, tu as été courageux, un courage extraordinaire, mais l’heure de la reddition est venue, à genoux ! »»

«(…) Nous connaissons dans notre Occident deux voies quand nous sommes dans un état d’étouffement, d’étranglement ;

l’une c’est le défoulement, c’est crier, c’est exprimer ce qui était jusqu’alors rentré. Il y a de nombreuses formes de thérapies sur ce modèle et c’est probablement, en son lieu et place, quelque chose de très précieux, pour faire déborder le trop plein. Mais au fond, toute l’industrie audiovisuelle, cinématographique, est fondée sur ce défoulement, cette espèce d’éclatement de toute l’horreur, de tout le désespoir rentré, qui en fait le prolonge et le multiplie à l’infini.

L’autre réponse, c’est le refoulement : avaler des couleuvres, et devenir lentement ce nid de serpents sur deux pattes, avec tout ce que ces vipères et couleuvres avalées ont d’effet destructif sur le corps et l’âme.

Et le troisième modèle qui nous vient d’Extrême-Orient et qu’incarnait Dürckheim : s’asseoir au milieu du désastre, et devenir témoin, réveiller en soi cet allié qui n’est autre que le noyau divin en nous.»

 

Extrait du livre de Christiane Singer Du bon usage des crises

 S’asseoir au milieu du désastre.
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 10:15
Quand un bébé nous apparaît en naissant, nous avons tendance à regarder cet enfant seulement dans l'apparence de la forme, et nous l'appelons alors "mon enfant". Nous pensons que nous obtenons quelque chose qui est séparé de nous : "mon fils", "ma fille", "mon enfant". 
Puis, nous avons peur de le perdre. Nous voulons le garder éternellement, cet être qui est si cher à notre cœur, et souffrons énormément lorsque l'enfant est appelé à avoir une mort prématurée. 

La totalité de l'existence océanique est pareille à un aimant, dont le propre écho se renvoie à lui-même, par nature. 
Toutes les vagues sont rappelées à l'océan, tôt ou tard. 
Il y a des vagues qui s'élèvent aussi haut que des gratte-ciels, et puis, qui retombent dans l'océan, tandis que d'autres ressemblent davantage à une caresse soyeuse, qui effleure à peine le ciel. 
Il n'y a pas de vague qui soit séparée, ou différente de l'océan, en réalité. 

Plus la vue est profonde, plus le mouvement est moindre. Si silencieux. Si parfaitement paisible... et pourtant, il contient le potentiel des vagues qui dansent sans identité fixée. 
A jamais changeantes et jamais vraiment nées. 
Qui meurt ?

 

 

Qui meurt ?
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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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