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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 09:21

 

« Quelqu’un s’adressa au philosophe Lie Tseu et lui demanda :

« Pourquoi tenez-vous le vide en si grande estime ? »

Lie Tseu répondit :

« Le vide n’a que faire de l’estime. Si l’on veut être sans nom, rien ne vaut le silence, rien ne vaut le vide. Par le silence et le vide, on atteint ses demeures. Mais celui qui prend, celui qui donne, perd ses demeures. Quand les choses de ce monde se gâtent, il y a des gens qui s’évertuent à vouloir les réparer au moyen de la vertu et des devoirs, mais bien en vain ! »

Histoire du jour.
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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 09:20
Charles Coutarel

Charles Coutarel

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 09:05

 

"Une photo en vision sans tête est toujours l'occasion de réaliser de façon intuitive que les couleurs et les formes apparaissent invariablement dans un espace transparent et conscient au-dessus de nos épaules.
Elle ouvre une lézarde dans les filtres de notre mode de perception qui, si vous devenez vraiment curieux à propos de ce que la brèche révèle, pourrait bien faire culminer l'étonnement premier en un absolu émerveillement d'être et en un changement radical de paradigme, du style : je ne suis pas dans un corps, localisé dans le monde: Le corps et le monde sont en moi !
En effet, l'espace vacant que révèle une photo en vision sans tête n'a pas d'identité particulière et n'est associé à aucune histoire ni à aucun imaginaire personnel.
C'est un espace absolument désintéressé, comme le cadre d'un appareil photo qui aurait toujours été là, sans préférences pour ce qui en lui apparaît et disparaît. Un espace témoin, silencieux de commentaires, qui n'est absolument pas investi dans la manifestation, ni dans l'illusion du temps.

Simple présence atemporelle.


Toute photo est en soi une vision sans tête

Toute photo, tout regard est déjà en soi une vision sans tête (voir la photo ci-dessus), me direz-vous, mais nous ne le remarquons pas. Pourquoi ? Parce que le mental imagine toujours subrepticement que ce qui est perçu est perçu par une personne. Nous ne percevons presque jamais le corps, le mental ou le monde de façon directe et réellement subjective, à partir de cette Vision sans Tête (VST) de la Première personne que nous sommes vraiment. 

Dans notre mode de perception habituel, nous passons presque sans cesse par des filtres d'imaginaire transparents qui surimposent dans l'expérience directe une représentation de soi-même. Et, cette représentation médiatisée de soi en tant que troisième personne en train de vivre l'expérience et d'être en relation avec les perceptions, voile la réalité de la perception directe. 
Nous sommes sans cesse en train de visualiser toute expérience au travers des pensées.

Ce qui fait la spécificité d'une photo en vision sans tête est le fait d'ajouter dans le cadre une partie du corps de celui qui fait la photo afin justement, de suggérer que l'origine du regard dans l'expérience directe, n'est jamais deux petits yeux comme nous l'imaginons par habitude et par inattention, mais un espace sans forme et sans tête. C'est ce que l'on appelle au cinéma la "caméra subjective."
Dans le film de science fiction Avatar de James Cameron, lorsque le personnage principal est "tranféré" dans le corps de son avatar et qu'il se réveille, cette scène est filmée en caméra subjective. La caméra est placée à la hauteur des yeux du corps de l'avatar et le spectateur peut alors avoir encore plus l'impression de revêtir lui-même ce nouveau corps tout bleu.
C'est toujours très étrange de voir ses propres bras ou jambes sortir d'un espace de vacuité, n'être attachés à rien. C'est un peu comme s'ils venaient de naître, comme s'ils étaient perçus pour la première fois.

En nageant le crawl dans les eaux chaudes de la Sicile, cette semaine, vêtu du masque de plongée révolutionnaire de Décatlon sans tuba, où l'on peut respirer invariablement par la bouche ou par le nez et, où l'on a un grand angle de vision, je voyais des mains et des bras plonger à partir du vide et revenir au vide, des bulles d'air se créer et se décréer. Le corps semblait avancer au travers des rochers et des algues, des bancs de poissons et de crabes, mais l'Espace sans forme dans lequel ces couleurs et apparences de mouvements prenaient place demeurait immuable. Avec la Vision Sans Tête, l'injonction de Krishna à Arjuna dans la Baghavad Gita, d'agir sans se préoccuper des fruits de son action, à partir donc de l'espace de l'atemporelle présence que nous somems devient soudain évidente. Quelle beauté, quelle maguie, que de voir le monde à partir de cette ouverture impersonnelle.


Ici c'est du point de vue pédagogique clairement une photo en Vision Sans Tête (voir photo sur son site). C'est le même panorama que dans la photo précédente,, mais cette fois dans le champs de vision il y a un doigt qui pointe vers l'origine de la perception et qui invite le spectateur à en faire de même pour réaliser qu'il n'y a personne au centre de la perception, que c'est en quelque sorte un espace impersonnel qui perçoit et qu'entre cet espace impersonnel et la chose perçue vous ne pouvez trouver aucune démarcation, aucune séparation, aucune division entre un intérieur et un extérieur.

Car du coup ce ne sont plus "vos" bras mais "des" bras apparaissant dans l'espace. Ce sont "des" bras, "des" jambes, et "un" buste, un corps n'appartenant à personne. Un corps apparaissant dans l'espace. Il devient alors évident dans une première étape que Vous êtes l'Espace impersonnel qui perçoit et non pas le corps qui est perçu, même si celui-ci a bien un nom et une forme. 

Plus tard ou tout de suite, vous disparaissez en faveur du monde. Il n'y a que le Sans Forme prenant cette forme-ci. Il n'y a qu'unité silencieuse.

L'identification au corps s'effondre. Le mouvement de saisie et d'appropriation se dissout.


Certes le buste et les jambes qui sont perçues sur la photo "appartiennent" à un corps mental qui a un nom, c'est à dire à une personne. Et, on a associé ce corps à un nom afin de pouvoir le différencier des autres corps. Et, c'est bien sûr essentiel d'en avoir conscience pour se développer en tant qu'humain. Pour pouvoir être accepté par la tribu des Hommes et vivre en société, je dois savoir comment j'apparais pour les autres.

Mais comment est-ce que j'apparais vraiment pour moi-même ? C'est la question essentielle qui n'est presque jamais posée et qui change tout. et du coup, comment est-ce que moi en tant que "Première Personne", sujet pur,  je perçois le monde ?
Voilà ce à quoi répond Atmanada Krishna Menon,, Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj et tous les dits "éveillés" ou sages de la planète, ainsi que, de façon extrêmement simple, ludique et pédagogique, une photo en vision sans tête !
Une photo en vision sans tête révèle en effet que le lieu d'où la photo est prise, d'où semble naître la perception, ne peut lui-même être perçu. C'est ce que nous disent tous les grands sages authentiques : cela qui perçoit ne peut être perçu puisque ce n'est pas un objet, et pourtant la première étape vers l'éveil à votre vraie nature c'est reconnaître que vous êtes Cela qui perçoit et ne peut être perçu. 

C'est "mon" expérience directe ici et maintenant. Et, si vous cessez de regarder au travers du filtre de vos croyances, vous détendez et devenez conscient maintenant de ce à partir de quoi vous percevez, c'est également "votre" expérience.


Avec les expériences de la Vision sans Tête et pourquoi pas une simple photo en VST, ainsi qu'une bonne dose d'inférence logique et une pincée d'intuition, il vous est très aisé de réaliser que vous pouvez vous mettre à la place de cet espace impersonnel d'où tout et perçu. Il est en quelque sorte "interchangeable". Car, si cet espace est une non chose qui perçoit les choses, alors nous faisons chacun cette expérience subjective d'être une non chose percevant des choses à chaque instant de notre vie.

C'est juste que, par ignorance et manque d'attention nous croyons que ce qui perçoit peut lui-même être perçu. Nous croyons habituellement que ce sont les yeux et le cerveau qui perçoivent, et donc que c'est ce que nous appelons une personne, le corps mental, avec son histoire et ses préférences personnelles qui est à l'origine de la perception.
Quelle surprise émerveillante de découvrir que là où, par inadvertance, je plaçais habituellement une tête et deux petits yeux, se révèle soudain un vide abyssal, un espace transparent de non savoir, mais une vacuité consciente, accueillant depuis toujours sans exception, toute forme, toute couleur, toute perception, toute expérience.
Je disais "je vois la mer " et imaginais une personne en train de percevoir la mer. Car en réalité nous sommes sans cesse en train de nous imaginer à la troisième personne. Ça dit "je" mais c'est un faux "je". C'est un "je" fait d'imaginaire, une simple pensée, une simple perception. 

Puis, il est réalisé que la pensée "je vois la mer" est une simple pensée. Et, qu'une pensée ne voit jamais rien, n'entend rien, ne sent rien et n'est absolument pas consciente.


Wow ! Une croyance racine tombe. Et toute l'arborescence de croyances qui y est attachée se dissout avec elle.


Le bras semble émerger du vide et, intuitivement, cette photo en VST suggère que c'est à, partir de ce vide que la perception se fait à chaque instant de notre vie.
La pensée "je vois la mer" est en réalité elle-même perçue par quelque chose qui la précède et qui n'est pas quelque chose, car cela ne peut être perçu. La pensée "je vois" apparaît dans un regard libre de pensées, un regard libre du temps et de la personne. Ce regard impersonnel et pourtant si proche que je peux intuitivement saisir qu'en réalité c'est Cela qui est intimement moi-même. Il nous est possible de pressentir que c'est vraiment cette Présence consciente, sans forme et silencieuse de commentaire, à laquelle se référait originellement le mot "Je" au moment d'être conscient d'être conscient, avant même de se confondre avec un nom et une forme et de se perdre dans le dédale des "je suis ceci" et des "je suis cela" : le rêve de la séparation.
De plus, il n'y a nulle frontière entre cet espace impersonnel et les couleurs qui apparaissent en lui.
Il y a soudain une telle intimité avec tout ce qui m'environne. Les couleurs sont étonnamment vives, presque vivantes. Les sons se découpent soudain avec une étonnante acuité. Les sensations sont brusquement si intenses. La moindre sensation de fourmillement provoque une extase. Les effluves d'algues enivrent tout l'espace. Les vagues, les reflets mouvants du soleil sur elles. Le ballet incessant des couleurs et des formes toujours changeantes. Tout ça ne se passe plus là-bas, mais survient ici-même, à 0 cm de moi-même, au sein même de cet espace sans personne.

Je suis les vagues leur mouvement, les reflets de lumière, les sons de la plage. La sensation chaude et granuleuse du sable, les bleutés de la mer et du ciel.
Une photo sans tête est toujours une invitation à s'éveiller du rêve de la séparation et réaliser que je suis ce que je cherche.
Les expériences de la vision sans tête sont un des outils les plus simples et les plus efficaces que je connaisse pour réaliser le Soi.(http://www.visionsanstete.com/experiences/listeexperiences.html)


C'est en tout cas sûrement la voie la plus pratique et facile (si nous sommes voyants) pour transposer la Conscience de qui nous sommes dans le chaos du quotidien, dans le tourbillon de la vie, dans nos relations avec les autres, et ce même au sein des conflits. C'est une "méditation pour le marché" comme disait Douglas Harding que vous pouvez non pas faire mais être, sans que votre entourage ne s'en rende compte et envoie la brigade de l'hôpital psychiatrique avec une camisole de force ...
C'est discret et vous permet simplement de réaliser à tout instant que vous êtes espace sans forme pour toute action, situation, expérience, perception.


Il n'y a qu'à inverser la flèche de l'attention vers la source du regard. En quelque sorte laisser les perceptions (formes et couleurs, choses et créatures) vous regarder, pour que cet espace atemporel se révèle. Tout ce que vous semblez percevoir pointe en réalité vers vous, et ne cherche qu'à retourner en leur Source unique et impersonnelle : Vous."

 

Dan

 

http://eclore-en-conscience.blogspot.fr/

Dan: "Simple présence atemporelle."
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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 09:03
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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 09:01

 

"Reste tranquille", cela veut dire :
cesse de t'impliquer dans les pensées.

Mooji

 

"L'esprit qui se tourne vers l'extérieur
n'aura pas de fin de ses envies.
Seulement l'attention tournée vers l'intérieur
trouvera un point de paix stable."


Deng Ming-Dao

Citations du jour.
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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 08:56
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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 08:52

 

"Il y aura un moment dans ta vie où tu réaliseras que tu n'as jamais eu le choix. Que chacune de tes pensées et chacun de tes actes ont toujours été totalement conditionnés par une infinité de causes impliquant l'univers entier et dépassant tout entendement. 

Tu reconnaîtras soudain que la personne n'est qu'un ensemble de mémoires sans vie et qu'aucun fragment transitoire ne sera jamais libre ni éveillé. 

Tu découvriras alors que ton impression d'être libre n'a été qu'ignorance et prétention. Que ton impression de savoir quoi que ce soit n'a été que le fruit d'un lourd conditionnement et d'une profonde hypnose.
Tous les masques se fondront soudain dans un authentique "je ne sais pas".
Fais de cet Espace de non savoir et de cette vulnérabilité au chaos de la vie, ton chemin sans chemin à la trace du désert.
De l'impuissance totale, de l'abandon absolu à ce qui est, surgira une puissance inconnue et pourtant reconnue.
C'est la puissance impersonnelle et omniprésente de la Vie.
Il y a là une saveur intense que le corps ne goûte pas.
Un "je suis" se dissolvant dans un mystère plus profond encore. Une réalité sans forme se révélera dans toute forme. Et tu sauras que c'est Toi.
Tu seras libre, libre de l'illusion d'être quelqu'un, libre du rêve du temps et de l'incarnation, libre de tout imaginaire, libre du désir même d'être libre.
Et tu sauras :" Je suis la Vie"."


Dan


http://eclore-en-conscience.blogspot.fr/

Dan: "Je suis la Vie."
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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 08:50
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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 08:33


"Nous sommes tous seuls.
Ce n'est pas déprimant
quand tu réalises que c'est la vérité.
Nous sommes nés seuls, nous mourons seuls.
Au cours du chemin nous ferons peut-être des rencontres.
Des amis, amants, étrangers. 
Des maris, des femmes, des fils, des filles.
Les rôles peuvent nous séparer autant que nous lier.
Nous aspirons à la connexion, cependant nous craignons l'intimité. 
Nous cherchons le contact, mais nous voulons être en sécurité. 
Nous repoussons les autres en essayant de les retenir.
Nous cachons notre vérité par peur de perdre.
Pourtant nous nous perdons les uns les autres en nous cachant.
Nous cherchons un sol solide, cependant nous savons que tout est sans fond.
Nous planifions les futurs en sachant que ce ne sont que des rêves éveillés. 
Nous désirons être libres, et nous fuyons la terreur de notre liberté, en cherchant le confort et les réponses.
Notre confort se transforme rapidement en ennui.
Notre ennui en ressentiment.
Nous souffrons jusqu'à ce que nous apprenions à nous aimer comme nous sommes.
Nous cherchons l'amour jusqu'à ce que nous ne connaissions dans le silence.
Et que nous laissions les questions brûler. 
Et que nous sacrifiions les demains pour les aujourd'hui."


JEeff Foster

Jeff Foster: "LA DANSE DE LA SOLITUDE."
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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 08:31
Cercle vicieux: Se réveiller-Prétendre que que je suis OK-Dormir.............

Cercle vicieux: Se réveiller-Prétendre que que je suis OK-Dormir.............

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La Vie est ce qui est

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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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