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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 08:23

 

Vide et plein, capable de contenir n'importe quoi et n'ayant besoin de rien pour être complète, sereine, imperturbable, jamais absente, comme le soleil qui brille toujours, y compris quand il est obscurcit par les nuages et même quand nous sommes irrités ou contrariés.

Ce champ de conscience accueille pleinement l'irritation et la contrariété, la peine et la joie, tout et n'importe quoi, douleur, inconfort, agitation, ennui, dépression, tristesse. Il n'est pas d'état d'âme ou d'état corporel qui ne puisse être pleinement accueilli, vu, senti, connu dans cette vastitude infinie et illimitée. Cette dimension connaissante de l'esprit du coeur.

Demeurez en elle, demeurez dans sa luminosité et dans son éclat naturel.

 

Sans nulle part où aller, sans rien faire, sans rien à atteindre, sans choix à faire et sans personne pour les faire. c'est ce que la tradition zen chinoise, la tradition chan appelle parfois illumination silencieuse ou la méthode de la non méthode. Dans le zen japonais on parle parfois de shikantaza. Shikantaza qui littéralement signifie juste assis, rien de plus. Rejeter toute pensée de méditation et soyez juste assis; Dans la tradition tibétaine, elle est souvent nommée dzogchen ou essence de l'esprit, grande perfection naturelle. Rien ne manque, rien est en trop; demeurez dans cette conscience sans choix que les tibétains nomment parfois non méditation.

 

Quand tous les échafaudages se dissipent ils ne parlent plus de méditation mais de non méditation. Quelques adjectifs permettent cependant de la préciser davantage et de démontrer sa complexité. Non distraite, non fabriquée, non méditation. Juste ce moment pris en compté, étreint, vu et connu tel qu'il est par cette vastitude infinie, cette connaissance qui inclut tout et qui nous distingue véritablement en tant qu'être humain.

 

Aussi, le mieux possible, avec un effort sans effort, demeurez dans la conscience sans choix. Si des pensées apparaissent elles sont prises en compte dans la conscience, vues et connues à leur apparition comme des bulles remontant du fond d'une marmite, elles éclatent simplement toutes seules.

 

Les tibétains parlent alors d'autolibération, les pensées s'autolibèrent, jolie image. Vous n'avez rien à faire. demeurez simplement dans la conscience. Juste attentif aux sons, aux sensations, aux impulsions, aux perceptions, aux pensées, aux émotions. Toutes, allant et venant dans cette vastitude bienveillante, douce, compatissante, acceptante, et inclusive. Sans centre, sans périphérie, sans programme, sans préférence, sans observateur, juste l'observation. Sans personne assise, juste l'asseoir. sans connaisseur juste la connaissance. Aucun mot, juste ceci, juste ceci.

 

Bien entendu si vous vous perdez dans le juste ceci, ce qui peut arriver, très, très facilement, visualisez peut-être un objet quelconque en laissant le champ de la conscience se réduire, rétablissez la stabilité du mental, puis laisser le s'étendre de nouveau, à votre convenance, progressivement, comme nous venons de le faire ou en vous propulsant directement dans la conscience sans choix car la conscience n'est jamais absente.

Elle est toujours disponible, la plus minuscule orientation orthogonale nous propulse au-delà du temps, de l'espace, des goûts et des dégoûts, de la méditation et de la non méditation. Juste éveillé. Un vaste champ de conscience chaleureuse.

Demeurez ici, rien ne se passe, rien de particulier. Simplement la vie qui s'exprime et la connaissance.

 

 

"Méditer : 108 leçons de pleine conscience" 

Auteur :Jon Kabat-Zinn 

 

http://surligneur.over-blog.fr/53-index.html

Demeurez ici, rien ne se passe, rien de particulier.
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 08:23
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 11:56
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 11:11

Ce n’est pas la vague qui s’éveille à l’océan. L’océan s’éveille à lui-même. « Ma » conscience se transforme en « la » conscience. « Ma » vie se transforme en « la » vie. Le personnel se meut en universel. En d’autres termes, la conscience s’éveille à sa nature éveillée. Il ne s’agit pas, comme on pourrait le croire, d’une expansion de conscience. En un clin d’œil le personnage rêvé disparait. Et avec lui, le rêve. La conscience ne connait pas le rêve. La transition est immédiate, sans évolution. Il n’y a pas d’avant ou d’après. « Transformation » n’est pas le bon mot, il s’agit d’une révolution. Toute ma vie j’ai cherché Dieu. En passant d’un enseignement à l’autre, d’un livre à un autre, je me suis, petit à petit, englué dans la spiritualité. La spiritualité n’a rien à voir avec l’éveil. La spiritualité est une chasse au trésor. Le trésor étant Dieu. Dans tous les courants spirituels on retrouve la dualité « Dieu et moi ». Dieu est projeté quelque part en dehors de nous et nous le poursuivons. Il n’est pas possible de faire l’expérience de Dieu. Soit on est Dieu, soit on rêve qu’on ne l’est pas. Mais laissons de côté Dieu, je préfère le mot « conscience ». La conscience s’éveille à elle-même. Ce qui cherche est ce qui est cherché. Ainsi, lorsque l’éveil se produit, la sensation que quelqu’un est aux commandes disparait. Il est vu que la conscience est ce qui est, et que ça n’a jamais été autrement. Le rêve n’a jamais vraiment existé. La vision claire était simplement transformée par des lunettes déformantes. Le nom de ces lunettes est « moi ».

 

Alex

 

http://vivrecarpediem.com/locean-seveille-a-lui-meme/

Vision claire.
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 11:10
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 10:23

 

Un jour, j’ai chassé toutes les idées de mon mental.
J’ai aban­donné tout désir.
J’ai écarté tous les mots qui me servaient à penser et me suis abandonné à la quiétude.
Je me sentis un peu étrange – comme si j’étais transporté quelque part,
ou bien comme si je touchais une force qui m’était inconnue.
Et hop, je suis entré! Je me trouvais en dehors de mon corps physique.
J’avais toujours ma peau, bien sûr, mais j’avais l’impression de me trouver au centre du cosmos.
Je me mis à parler, mais mes paroles avaient perdu leur sens.
Je vis des gens qui m’approchaient, mais c’étaient tous le même homme.
Ils étaient tous moi! Je n’avais jamais rien su de ce monde.
Je croyais que j’avais été créé, mais je dus alors changer d’opinion:
je n’avais jamais été créé; j’étais le cosmos;
aucun individu du nom de Monsieur Sasaki n’existait.

 

Maître Zen Sasaki

Et hop, je suis entré!
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 09:44

Je SUIS (Nicole Rieu)

 

Je suis ruisseau fleuve rivière
Je suis le vent la pluie
Je suis l'ombre la lumière
Je suis la vie
Je suis l'ouragan sur la dune
Je suis une symphonie
Je suis un noyau de prune
Je suis l'oubli

{Refrain: (chœurs)}
C'est peut-être l'automne
C'est peut-être l'hiver
C'est peut-être l'été
Il fait si chaud

Je suis l'onde sur la grève
Je suis feuille au gré du vent
Je suis l'ombre des ténèbres
Je suis le temps
Je suis l'esprit l'étincelle
Je suis l'espace infini
Je suis la petite abeille
Je suis la pluie
{au Refrain}

Je suis l'unique le glorieux
Je suis la fleur sous l'érable
Je suis le silence impalpable
Je suis... Dieu... elle chantonne
{au Refrain}

 

Il fait si chaud

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 09:41

 

"Laissez les pensées et les sentiments avoir leur maison en vous, mais ne fait pas ta maison en eux. "


 Rupert Spira

Citation du jour.
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 09:22
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:41

 

La Réalité est seule partout égale,
disent les sages.
C'est en renonçant aux passions encore
que la pensée cesse d'être une ou multiple.

Les textes sacrés nous disent de mille façons
que tout cet univers, du ciel jusqu'à la terre,
n'est que l'eau d'un mirage.
Si tu es identique à l'Un, égal en toute chose,
Pourquoi pleurer, Ô Pensée, toi qui partout est la même ?

Quand il n'y plus rien, plus rien à rechercher,
il n'est plus rien, plus rien, à désirer.
C'est immergé dans la perception de l'égalité des choses,
c'est concentré et purifié
que l'Avadhuta dit la Réalité ultime.

Le mobile et l'immuable sont irréels,
Le visible et l'invisible sont irréels.
si seule la Réalité est en soi,
Pourquoi pleurer, Ô Pensée, toi qui partout es la même ?

Ni espace dans la jarre, ni jarre,
ni corps ni âme,
Nulle répartition entre cause et effet,
Pourquoi pleurer, Ô Pensée, toi qui partout es la même ?

Père, mère, famille, race,
naissance, mort n'ont jamais pour moi d'existence.
Comment parler alors de passion et d'illusion ?
Ma nature est Béatitude, je suis libre.

Ils renoncent à toute méditation,
ils renoncent à toute action, bonne ou mauvaise,
Ils boivent, Ô mon amie, le nectar du renoncement,
ceux qui sont sages.
Ma nature est Béatitude, je suis libre.

Les Ecritures disent toutes que la Réalité
est immatérielle, pure, immuable,
sans corps physique, partout égale.
Je suis cette Réalité, sache-le, sans nul doute.

Ce qui a une forme est irréel, sache-le,
seul le sans-forme est éternel.
c'est par la transmission de cette vérité
Qu'on ne reconnaît pas de renaissance.

AVADHUTA GITA,  Poème Advaïtique.
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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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