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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:42
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:19

« L’effort à faire c’est de ne plus faire d’effort pour se connaître en tant que cette intensité, plus qu’elle ne l’est.

 

Il suffit de se connaître, pas de l’être. L’être, on l’est déjà.
Il faut juste se connaître, accepter cette simplicité, cette évidence, pour qu’elle s’actualise et qu’elle vous confirme à chaque instant qu’il n’y a pas d’effort à faire. »
 

« Il n’y a pas plus grande preuve que cette simplicité de se sentir vivant, dans la Présence. »

 

Yolande
Vivant.
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:19
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 09:39

Notre œuvre sur terre n’est-elle pas de dégager du « ciel » en nous (de l’esprit libre), c’est-à-dire, d’entrer en « vacance », pour nous unir au « ciel » (la liberté même) ; demeurer ainsi dans la grande vacance d’où émergent et où retournent nos milles et unes occupations…

Si nous ne dégagions du ciel en nous, comment connaîtrions-nous l’infinie liberté, la grande vacance ?

La sortie de l’occupation, l’entrée en grande vacance, telle pourrait être la très haute ascèse (exercice) à laquelle nous invite Maître Eckhart…

Nous « frotter » à sa pensée, pourrait nous rappeler l’ »étincelle » qui n’est ni d’orient, ni d’occident, mais qui demeure à l’origine de leurs logiques et de leurs feux bien différents (encore une dualité trop commode qu’il faudra laisser «en passant »)."

Jean-Yves Leloup

Dégager du ciel en nous.
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 09:34
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 09:10

 Pouvons-nous voir ensemble, est-ce un mythe ou bien est-ce une réalité ? Cette action est-elle possible entre nous, de manière vivante et authentique ? Tout d’abord qu’est-ce que voir ? Qu’est-ce que percevoir, comprendre, que veut dire apprendre ?
    Voir, avant tout c’est avoir la capacité de découvrir "ce qui est", nous sommes dans l’ordre de la perception du réel. N’est-ce pas ? "Ce qui est", c’est le monde tel qu’il est, donc il y a une réalité concrète à percevoir, à discerner. La première perception je pense, que nous avons tous eue est : "Le monde des hommes est un monde de violences et de barbaries sans fin, ce monde est créé par l’esprit humain, et donc je crée moi aussi ce même monde. Si je veux transformer véritablement et totalement cet univers de souffrance, je dois avant tout transformer ce qui engendre ce monde, et donc je dois totalement transformer mon esprit. Je dois avoir un esprit neuf, non souillé par la laideur et la cruauté humaine". Nous percevons la douleur du monde, et notre responsabilité face à cette réalité. En fait nous percevons la relation qui nous lie avec la souffrance humaine, nous récoltons les fruits amers que nous semons nous-mêmes. De cette perception découle tout notre sujet d’étude, c'est-à-dire : Comment fonctionne notre esprit, et pourquoi celui-ci engendre-t-il de la souffrance dans les relations humaines ? Pourquoi un tel dysfonctionnement existe-t-il ? Quel est son mécanisme et peut-on y mettre fin ? Sommes-nous d’accord sur cela ? Il me semble que c’est le point de départ de toute notre recherche commune, que nous menons entre amis avec affection et soucis de l’autre. Voir ensemble, n’est-ce pas découvrir toute l’étendue de ce dysfonctionnement ?

 

 

    Pouvons-nous poursuivre, pas à pas, mais avec précision et justesse, sans peur aucune ? Je constate que mon esprit ne fonctionne pas de manière logique, personne ne veut vivre dans la souffrance et l’affliction ; et pourtant par son action l’esprit crée cette douleur, cet isolement et toute cette violence qui ronge le monde.

 

    Comment aborder ce problème? Comment appréhender ce dysfonctionnement de la pensée ? En premier lieu je constate, que mon esprit, ses valeurs, ses idéaux sont tous issus de la société, ce que je pense est "issu" de ce monde. Je suis totalement construit par cet environnement, j’en suis le représentant au même titre que chaque être humain. Si je suis vraiment intègre dans cette vision, je comprends que quand "je pense", c’est le monde qui est en mouvement. Je vois que quand "j’agis", c’est la souffrance qui est à l’œuvre et qui se poursuit !Donc que faire ? Je suis dans l’affliction, je me rends compte que je suis conditionné par ce monde et que sans changement profond, cette souffrance ne fera que croître. Mais faut-il vraiment faire quelque chose ? Posons-nous cette question, vraiment faut-il faire quoi que ce soit ? Si je veux agir, sur quelle base vais-je le faire ? Mon esprit est le produit du monde, si je l’utilise pour changer le monde, je ne ferai que prolonger ce même monde. Voyons-nous bien cela ? Chaque fois que j’agis c’est le monde qui est en mouvement, et donc la barbarie continue.

 

 

    Puis-je me permettre une réflexion ? Quand nous désirons mettre en place une action, sommes-nous encore dans l’observation ? S’il vous plaît, quand nous pensons à un plan d’action, sommes-nous dans le présent ? Sommes-nous simplement avec le fait, rien qu’avec le fait lui-même, ou bien sommes-nous en train de spéculer sur une solution future ? Quand nous observons, nous prenons conscience de ce qui est, nous sommes sensibles au réel avec intensité. Pouvons-nous être extrêmement attentif au mouvement de nos pensées, et de la même manière en prendre conscience, y être sensible ? Ne cherchons pas de réponses, mais voyons ce qui est ; là, nous voyons parfaitement qu’un des nombreux jeux de la pensée, est le "fait" de ne pas pouvoir faire face à un événement. Elle ne peut pas être dans l’observation, elle n’existe pas quand il y a attention totale à ce qui est. Si l’esprit utilise la pensée, il se détourne du réel et il part dans une direction purement imaginaire et fictive. Cette dimension est le plan des idéaux, de croyances humaines, c’est cela qui crée la séparation entre les hommes. Peut-on observer ses pensées, les comprendre, les saisir directement sans les nourrir ? Est-ce possible ? Cette question même, a-t-elle un sens ? Il n’y a qu’une seule réponse possible, regardons par nous-mêmes, faisons-le, voyons si cela existe vraiment !

 

    Ne serait-ce pas cela la seule action qui vaille ? C'est-à-dire une véritable non-action ! Donc je ne désire pas agir, je ne vais pas voir des maîtres, je n’apprends pas des mantras et je ne me prosterne pas devant qui que ce soit. Je ne bouge pas et je reste face à face avec ce qui est, c’est à dire mon esprit. Jour après jour, je l’observe, j’apprends à le connaître, je fais corps avec lui. C'est-à-dire que je ne fuis pas, je n’exalte ni ne brime mes pulsions. Jour après jour j’apprends, je deviens sensible à son mouvement, j’explore la totalité de son mécanisme. Si nous sommes en accord, je suis en état de découverte, je ne dis pas "tiens mon esprit est comme cela ou comme ceci". Je ne dis rien du tout car je suis en train d’apprendre et pas en train de faire une théorie, une de plus. Nous en sommes au point où je saisis, que je ne sais rien et que mon regard doit être neuf pour voir et apprendre, et cela se fait dans le quotidien le plus banal de la vie de tous les jours. Je ne cours pas en Orient, ou bien je ne pars pas dans un Himalaya exotique.

 

 

    Je pense sincèrement, que c’est vraiment le minimum pour pouvoir voir alors ensemble ; ne le pensez-vous pas également ? Si tout cela est authentique, comme nous l’avons vu, l’esprit a rejeté les valeurs du monde. Parmi celles-ci, bien évidemment l’autorité, les rapports de forces, la compétition entre les hommes, "savoir qui comprend le mieux". Tout cela n’a plus aucune existence, aucune valeur aux yeux de celui qui voit.

 

    Et voyons la beauté de cela, quand nous nous réunissons pour l’étude vivante de l’esprit, lorsque nous sommes ensemble. Quand l’un d’entre nous voit véritablement, seule importe la vision, et si nous sommes réellement dans l’attention, alors cette vision devient nôtre, elle nous est commune. - Alors mes amis, regardez à cet instant même, nous apprenons ensemble.

 

    - Voilà, ce qu’est "voir ensemble".

 

    Donc chers amis je propose de nous réunir, pour découvrir ensemble, pour apprendre et pour voir ce qu’est notre esprit. Mais là n’est peut-être pas l’essentiel, car bien saisir le fonctionnement de l’esprit humain, c’est le mettre à sa juste place, c’est l'utiliser de manière adéquate et efficace. Une fois cela fait, voyez-vous, il nous reste à explorer tout l’infini de la vie. Une fois le désordre dissout, apparaît l’ordre, mais au-delà de l’ordre même, qu’est-ce que la liberté, la création véritable ? Voyez-vous chers amis, en fait nous avons un monde nouveau qu’il nous faut créer !

     



   Paul Pujol, "Correspondances".

   Editions Relations et Connaissance de soi.

   "Voir ensemble", pages 50 à 54.   

Voir.
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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 10:00
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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 09:58

«  Quand nous avons grandi pour rejoindre le Club des humains, nous avons adhéré aux croyances familiales, sociales, religieuses. Nous avons accepté de voir ce que la société nous a dit de voir… Dès lors, ayant payé notre cotisation au Club, nous hallucinons et nous imaginons quelque chose, ici sur nos épaules :

une tête.

Ayons le courage d’observer les fondations sur lesquelles nous construisons et nous découvrons une vérité extraordinaire :

 

                     « Je ne suis pas ce que je parais être. »

 

Douglas Harding

Citation du jour.
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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 09:57
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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 09:54

Vous avez dit que l’identification à notre forme physique fait partie de l’illusion, alors comment le corps, la forme physique, peuvent-ils nous amener à la reconnaissance de l’Être?

Le corps que vous pouvez voir et toucher ne peut vous mener à l’Être. Car ce corps visible et tangible n’est qu’une coquille extérieure, ou plutôt une perception limitée et déformée d’une réalité plus profonde. Dans votre état naturel de connexion avec l’Être, cette réalité plus profonde se fait sentir à tout moment comme le corps intérieur invisible, cette présence en vous, qui vous donne vie. Donc, « habiter le corps », c’est ressentir le corps de l’intérieur, ressentir la vie à l’intérieur du corps, et par là même parvenir à la certitude que vous vous situez au-delà de cette forme externe.

Ce n’est là que le début d’un voyage intérieur qui vous mènera toujours plus loin dans les profondeurs d’un royaume de calme et de paix, mais animé aussi d’une vie pleine d’énergie et d’une grande puissance. Au premier abord, vous n’en aurez peut-être que des aperçus fugaces, mais grâce à eux vous commencerez à vous rendre compte que vous n’êtes pas qu’un insignifiant fragment d’un univers qui vous est étranger, suspendu un court moment entre la naissance et la mort, à qui on permet quelques plaisirs de courte durée suivis de souffrance et d’un ultime anéantissement. Sous votre forme externe, vous êtes reliés à quelque chose de si vaste, de si incommensurable et sacré, qu’on ne peut le concevoir ou en parler… Pourtant, j’en parle en ce moment, je n’en parle pas pour vous donner quelque chose à croire, mais pour vous montrer comment vous en rendre compte de vous-mêmes.

Vous êtes séparés de l’Être aussi longtemps que votre esprit requiert toute votre attention. Quand cela se produit (et cela se produit continuellement pour la plupart d’entre nous), vous n’êtes pas dans votre corps. L’esprit absorbe le caractère de la conscience et le transforme en matériel mental. On n’arrive pas à cesser de penser. La pensée compulsive est devenue une maladie collective. Le sens global de qui vous êtes dérive alors de l’activité mentale. Votre identité, comme elle n’est plus enracinée dans l’Être, prend la forme d’une construction mentale vulnérable, toujours dans le besoin, et qui fait de la peur la prédominante émotion sous-jacente. La seule chose qui importe véritablement est alors absente de votre vie: la conscience de l’existence de votre Moi le plus profond, votre réalité invisible et indestructible.

Pour prendre conscience de l’Être, il faut récupérer la conscience qui se trouve dans l’esprit. C’est l’une des tâches les plus essentielles de votre voyage spirituel. Cela libèrera de vastes domaines de la conscience qui auparavant avaient été pris au piège dans d’inutiles pensées compulsives. Il existe une façon très efficace de le faire: elle consiste simplement à détourner des pensées l’objet de votre attention pour le diriger dans le corps, où l’Être se fait sentir tout de suite comme le champ d’énergie invisible qui donne vie à ce qu’on perçoit comme étant le corps physique.

Se relier au corps intérieur

Essayez donc maintenant. Il vous sera peut-être utile de fermer les yeux pour cet entraînement. Plus tard, lorsque « être dans le corps » sera devenu naturel et facile, ce ne sera plus nécessaire. Dirigez votre attention dans le corps. Ressentez-le de l’intérieur. Est-il en vie? Y a-t-il de la vie dans vos mains, vos bras, vos jambes, vos pieds… dans votre abdomen, votre poitrine? Sentez-vous le champ  d’énergie subtile qui envahit le corps entier et donne un dynamisme vital à chaque organe et chaque cellule?  Le ressentez-vous simultanément dans chaque partie du corps comme un seul champ d’énergie? Concentrez-vous bien sur le ressenti de votre corps intérieur pendant quelques instants. Ne vous mettez pas à y penser. Ressentez-le. Plus vous y accorderez d’attention, plus ce ressenti s’éclaircira et se renforcera. Vous aurez l’impression que chaque cellule devient plus vivante, et si votre sens de la vision est développé, vous aurez peut-être l’image de votre corps qui s’illumine. Bien qu’une telle image puisse vous aider temporairement, faîtes davantage attention au ressenti qu’à toute image susceptible d’apparaître. Une image, toute belle ou forte qu’elle soit, est déjà définie dans la forme, ce qui amoindrit le potentiel d’une pénétration plus profonde.

Le ressenti de votre corps intérieur n’a pas de forme, il est sans limite, insondable. On peut l’explorer toujours plus profondément. Si vous n’arrivez pas à ressentir grand chose à ce niveau, prêtez attention à ce que vous pouvez ressentir. Il n’y a peut-être qu’un léger picotement dans vos mains ou vos pieds. Cela suffit pour le moment. Contentez-vous de vous concentrer sur ce ressenti. Votre corps prend vie. Nous nous entraînerons mieux plus tard. Veuillez ouvrir les yeux maintenant, mais ne détachez pas votre attention du champ d’énergie intérieure du corps même en regardant autour de vous dans la pièce. Le corps intérieur se situe à un seuil entre l’identité de votre forme et l’identité de votre essence, votre vraie nature. Ne perdez pas contact avec lui.

La transformation par le corps

Cliquez sur l’image pour découvrir cet ouvrage
Pourquoi la plupart des religions ont-elles condamné ou nié le corps? Il semble que les adeptes de la recherche spirituelle ont toujours considéré le corps comme un obstacle ou même quelque chose de honteux? Pourquoi si peu parmi ceux qui cherchent ont-ils trouvé?

Au niveau du corps, les humains se rapprochent beaucoup des animaux. Toutes les fonctions physiques de base (le plaisir, la douleur, la nourriture, la boisson, la défécation, le sommeil, la pulsion incitant à trouver un partenaire pour procréer, et bien sûr la naissance et la mort), nous les partageons avec les animaux. Longtemps après leur chute d’un état de grâce et d’unitude pour tomber dans l’illusion, les humains se sont réveillés dans ce qui semblait être un corps animal, et ils ont trouvé cela très dérangeant. « Ne te fais pas d’illusions. Tu n’es rien d’autre qu’un animal. » Telle semblait être la vérité qui les regardait en face. Mais cette vérité était trop dérangeante pour qu’on la tolère. Adam et Eve ont vu leur nature animale à l’œuvre très rapidement. La menace d’être aux prises avec de puissantes pulsions instinctives avant de retourner à une totale inconscience était en effet très réelle. La honte et les tabous apparurent autour de certaines parties du corps et de certaines fonctions corporelles, surtout la sexualité. La lumière de leur état de conscience n’était pas encore assez puissante pour leur permettre de s’accommoder de leur nature animale, pour qu’ils la laissent exister et même qu’ils apprécient cet aspect d’eux-mêmes — sans parler de l’approfondir afin d’y trouver le divin qui y est dissimulé, la réalité au sein de l’illusion. Ils ont donc fait ce qu’il fallait. Ils ont commencé à se dissocier de leur corps. Ils se voyaient maintenant en possession d’un corps, plutôt que d’en être simplement un.

Lorsque les religions sont apparues, cette dissociation est devenue encore plus prononcée sous la forme de la croyance au « Vous n’êtes pas votre corps ». Un nombre incalculable de gens, en Orient et en Occident, ont au cours des siècles tenté de trouver Dieu, le salut ou l’illumination par le déni du corps. Cela prit la forme d’un déni des plaisirs sensoriels et de la sexualité en particulier, du jeûne, et autres pratiques ascétiques. On infligeait même des souffrances au corps dans une tentative de l’affaiblir ou de le punir parce qu’on le considérait comme honteux. Dans le christianisme, cela s’appelait la mortification de la chair. D’autres essayaient d’échapper au corps en entrant en état de transe ou en recherchant des expériences de décorporation. Cela est encore très répandu. On dit même que le Bouddha pratiqua le déni du corps par le jeûne et des formes extrêmes d’ascétisme pendant six ans, mais il n’atteignit pas l’illumination avant d’avoir renoncé à cette pratique.

Le fait est que jamais personne n’a trouvé l’illumination par le déni du corps, le combat contre le corps, ou une expérience de décorporation. Bien qu’une telle expérience puisse être fascinante et puisse vous donner un aperçu de l’état de libération de la forme matérielle, finalement il faudra toujours revenir au corps, où a lieu l’essentiel du travail de transformation. La transformation se fait par le corps, non en dehors. C’est pourquoi aucun véritable maître n’a jamais défendu l’idée de combattre le corps ou d’en sortir, bien que leurs disciples, habitant l’esprit, l’aient souvent fait.

Des anciens enseignements concernant le corps, seuls certains fragments sont parvenus jusqu’à nous, comme la parole de Jésus, qui disait: « Tout votre corps sera rempli de lumière »; ou ils ont survécu sous la forme de mythes, comme la croyance selon laquelle Jésus n’a jamais quitté son corps mais est resté un avec lui et qu’il est monté au « ciel » avec lui. Presque personne à ce jour n’a compris ces fragments ou le sens caché de certains mythes, et la croyance au « Vous n’êtes pas votre corps » prévaut universellement, ce qui mène au déni du corps et aux tentatives d’échapper au corps. Un nombre incalculable de chercheurs spirituels ont ainsi été empêchés d’atteindre la réalisation spirituelle d’eux-mêmes et de faire des découvertes.

Est-il possible de récupérer les enseignements perdus sur l’importance du corps ou de les reconstituer à partir des fragments existants?

Ce n’est pas la peine. Tous les enseignements spirituels proviennent de la même Source. En ce sens, il y a et il y a toujours eu un seul maître qui se manifeste sous un grand nombre de formes différentes. Je suis ce maître, et vous aussi, à partir du moment où vous êtes en mesure d’accéder à la Source qui est en vous. Et le chemin passe par le corps intérieur. Bien que tous les enseignements spirituels proviennent de la même Source, une fois qu’on les met sous forme écrite ils ne sont à l’évidence guère plus qu’une série de mots, et un mot n’est rien d’autre qu’un panneau indicateur, comme nous l’avons dit plus tôt. Tous ces enseignements sont des panneaux indicateurs indiquant le retour à la Source.

J’ai déjà parlé de la Vérité qui se dissimule à l’intérieur du corps, mais je vais vous résumer à nouveau les enseignements perdus des maîtres: voilà donc un autre panneau. Je vous prie de vous efforcer à ressentir votre corps intérieur en lisant ou en écoutant.

Sermon sur le corps

Ce que vous percevez comme une structure physique dense appelée le corps, et qui est sujet à la maladie, à la vieillesse et à la mort, n’est en fin de compte pas réel: ce n’est pas vous. C’est une fausse perception de votre réalité essentielle qui se situe au-delà de la naissance et de la mort et qui est due aux limitations de l’esprit, qui, ayant perdu contact avec l’Être, crée le corps comme preuve de sa croyance illusoire en la séparation et pour justifier son état de peur. Mais ne vous détournez pas du corps, car au sein de ce symbole du périssable, de la limitation, de la mort, et que vous percevez comme création illusoire de l’esprit, se cache la splendeur de votre réalité essentielle et immortelle. Ne dirigez pas votre attention ailleurs dans votre recherche de la Vérité, car vous ne la trouverez pas ailleurs qu’à l’intérieur de votre corps.

Ne luttez pas contre le corps, car ce faisant vous luttez contre votre propre réalité. Vous êtes votre corps. Le corps que vous voyez et touchez n’est qu’un léger voile d’illusion. En dessous se trouve l’invisible corps intérieur, la porte de l’Être, de la Vie Non Manifestée. Par le corps intérieur, vous êtes inséparablement reliés à cette Vie Une et non manifestée — sans naissance, sans mort, éternellement présente. Par le corps intérieur, vous ne faites pour toujours qu’Un avec Dieu.

Eckhart Tolle

Corps intérieur.
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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

Rechercher

Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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