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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 08:51
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 08:48

Si vous connaissez l’Unique, vous pouvez tout connaître. Les zéros que l’on pose après le nombre 1 deviennent des centaines de mille. Mais si vous effacez ce chiffre 1, il ne restera rien. La multitude n’a de valeur que par cet Unique. D’abord l’Unique et ensuite la multitude. D’abord Dieu et ensuite le monde et les êtres individuels.

 

Ramakrishna

Citation du jour.
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 08:15
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 08:03

Râmakrishna dit : Il y avait une fois une poupée de sel qui voulut mesurer les abîmes de l’océan. Elle emporta pour cela une ligne de sonde et un plomb. Elle arriva au bord de l’eau et contempla le puissant Océan qui s’étendait devant elle. Jusqu’à ce moment, elle restait toujours la poupée de sel, et conservait son individualité propre. Mais à peine eut-elle fait un pas de plus, à peine eut-elle posé le pied dans l’eau, qu’elle ne fit plus qu’un avec l’Océan. Elle était perdue, il était devenu impossible de la voir ! Toutes les particules de sel qui la composaient s’étaient dissoutes dans l’eau de mer. Le sel dont elle était faite provenait de l’Océan, et voilà qu’il avait fait retour à l’Océan pour s’unir de nouveau à lui. Le « différencié » était redevenu un avec « l’indifférencié ».

L’âme humaine est comme cette poupée de sel, l’ego différencié, individualisé. L’Absolu, le Non-conditionné, est l’Océan salé infini, l’ego indifférencié.

La poupée de sel ne pouvait pas revenir expliquer la profondeur du grand Océan. Tel est le cas de celui qui a le bonheur de réaliser le Dieu absolu dans les profondeurs insondables du nirvikalpa-samâdhi, qui efface toute individualité. Indifférencié comme il est, il ne peut pas ressortir des abîmes pour expliquer au monde la nature du Dieu absolu et non-conditionné. Et si jamais, par la volonté de ma Mère, il était possible à la poupée de sel de revenir à l’état différencié, elle devrait s’exprimer en fonction du limité, dans le langage de la différenciation ; elle devrait se comporter comme un habitant du monde relatif et phénoménal. C’est pourquoi le Grand Mystère défie toutes les tentatives pour l’expliquer. L’Absolu, le Non-conditionné, ne peut pas être expliqué en fonction du relatif et du conditionné. L’infini ne peut se décrire dans la langue du fini.

L'Indicible.
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:29
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:28

La recherche de Soi n'est certainement pas une formule vide ; et c'est plus que la répétition d'un mantra. Si la recherche "qui suis-je" n'était qu'un vaine question mentale, elle ne serait pas de grande valeur. Le but de cette recherche de Soi est de concentrer l'esprit entier sur sa source. Ce n'est plus alors le cas d'un "je" à la recherche d'un autre "je".
Encore moins la recherche de Soi n'est -elle pas une formule vide car elle implique une intense activité de l'esprit dans son entier pour demeurer stablement dans la pure conscience de Soi.
La recherche de Soi le moyen le plus infaillible, le plus direct, pour réaliser l'inconditionné, l'Être Absolu que vous êtes en réalité.

 

Ramana Maharshi

Citation du jour.
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:24
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:15

"Nous disons « Je vois un arbre », et cette affirmation soulève la question : « Qui est donc en train de voir cet arbre ? » Y-a-t-il deux choses : moi et la vie ? L’arbre et celui qui le voit ? Ou bien y-a-t-il plutôt  cette réalité unifiée et ineffable qui est la vie elle-même, une réalité dont je ne peux en rien me séparer ? Je reviens à l’expérience du présent, tout ce que je constate est une expérience de la vision qui se produit sans effort à l’instant même, sans l’ombre d’une division entre celui qui voit et tout ce qui est vu.
La vie n’a pas de limites. La vision n’a pas d’intérieur ni d’extérieur. Il y a simplement vision, simplement des formes, des couleurs et des textures qui apparaissent dans le vaste océan de conscience que je suis. Je ne peux simplement pas trouver une quelconque ligne de division entre qui je suis et tout ce qui apparaît. Je ne peux trouver le lieu où je m’arrêterais et où la vie commencerait. Peut-être cette ligne de démarcation n’existe-t-elle pas, et n’a jamais existé ?
C’est seulement plus tard que la pensée dit « Je. Je vois. Je vois…un arbre. » Maintenant il semble qu’il existe deux choses – moi et l’arbre. Maintenant je me sens séparé de l’arbre d’une manière inexplicable ; il semble que l’arbre est d’une certaine façon à l’extérieur de moi. Et d’une certaine manière je me sens maintenant limité et nostalgique ; je me sens séparé de mon corps et j’aspire à m’y unir à nouveau.  Je me sens séparé du ciel et j’aspire à m’y unir. Je me sens séparé de mon corps et j’aspire à m’y unir. Je me sens séparé de vous et j’aspire à l’union. Mais antérieurement à la pensée et au rêve d’un intérieur et d’un extérieur, y-a-t-il vraiment quelque chose pour nous séparer ? N’y-a-t-il pas uniquement intimité ? La réunion est-elle nécessaire quand il y a déjà union ?
Antérieurement à la pensée : qui est séparé de la vie ? Qui est incomplet ? Qui aspire à l’union ?"

Jeff Foster

Traductino Alexandre Quaranta

Almora

http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2014/02/18/29243024.html

Jeff Foster: "Qui aspire à l'union ?"
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:12

Lorsqu'on chante, ou qu'on écoute des chants sacrés, la densité vibratoire qui donne l'impression d'être un individu séparé, avec toute sa masse historique, est allégée. Ce que je perçois c'est que l'accumulation de poches, de bulles qui semblent construire l'égo est comme soufflée par le chant sacré. Cet éparpillement donne de l'espace à l'Espace. C'est l'instant de grâce durant laquelle la légèreté de l'Être se manifeste. Cela ne mettra pas fin à l'illusion de la séparation, mais permet de goûter ce que peut être la vie sans le poids de la mémoire du corps mental/émotionnel.

On dit que certains sons sont effectivement porteur de guérison, d'alignement, d'élévation... En fait il me semble qu'ils peuvent libérer certaines poches de vasana, ou en éclaircir l'opacité et c'est cette transparence qui permet l'expression de l'Être véritable. Cet état de grâce ne dure pas car les sphères chargées des constructions du moi se re-déposent, induisant l'identification à la masse émotionnelle/mentale. Mais le parfum d'Eternité nous a effleuré, alimentant la nostalgie du paradis perdu.

La dévotion intense, la bakthi, cet élan d'amour qui nous fait adorer Dieu, avec ou sans forme, au point de dire:" oui à tout parce que tout est TOI ", au point de s'oublier complètement et de n'aspirer plus qu'à se fondre en LUI, est un feu dévorant qui détruit nombre de vasana. Encore une fois, cela n'amène pas la libération, mais cet amour peut devenir si exclusif qu'il nous détourne de la frivolité du monde, le mental est obsédé par Dieu, le cœur n'aspire qu'à Lui... alors les bulles mondaines sont cramées, ou elles n'ont plus aucun intérêt, elle se dégonflent faute d'être alimentées. On a alors l'impression que l'Amour Parfait se répand en nous, mais c'est la disparition d'un certain nombre de tendances qui permet à l'Amour, qui est l'essence même de l'Existence, d'exhaler son parfum.

Quand l'Inde est rentrée dans ma vie, mon cœur s'est ouvert à une bhakti brûlante pour le Sadguru, et cela à réduit en cendre une bonne partie de mes illusions, paradoxalement mon intellect a été immédiatement nourri par l'enseignement de Ramana Maharshi. Ne me demandez pas comment j'ai pu concilier les deux, je n'en sais rien. Cela se faisait tantôt avec la bakthi , tantôt avec l'advaïta. La compréhension de l'advaîta apporte un grand détachement face à l'illusion du monde. Beaucoup de tendances sont comme asséchées par l'intuition de l'unité de la vie et l'absence d'adhérence au jeu de maya.

La répétition d'un mantra est l'une des disciplines les plus indiquées, en Inde, pour se libérer du mental, et donc du mirage de la séparation. Même le Maharshi préconisait de se poser la question :"Qui suis-je", comme un mantra, afin d'atteindre le Silence de Ce qui Est. Alors un jour, je me suis assise et j'ai décidé que puisqu'au bout de ce mantra le Soi se révèlerait, et bien je ne bougerais pas de ma position jusqu'à que cela soit ! Cela a duré des heures et des heures et des heures, jusqu'à en avoir la nausée... Puis il y eut un instant de flottement, je ne répétais plus rien... et quelque chose dans mon cœur chantait le mantra ! Ce n'était pas moi, la petite personne avec sa violence acharnée, avec cette volonté terrible pour qu'il se passe quelque chose, qui avait produit ça. Mais j'avais fini par me taire, soûlée par mes répétitions sans joie, et durant cette pause Cela se révélait dans un douceur exquise, sans violence, sans forcer quoi que ce soit, du seul fait de mon abdication ! J'ai compris alors combien une certaine forme de sadhana pouvait être une déclaration de guerre, au lieu d'un acte d'amour et de communion avec soi.

Cette histoire illustre aussi le fait que c'est souvent quand on arrête la sadhana que Cela se révèle, quand on arrête de gesticuler, d'appeler, de vouloir, quand on intègre enfin que le petit moi ne peut absolument rien et que c'est la réalisation de son impuissance et son abandon à Ce qui Est qui semble permettre la libre expression de l'Être.

Une sorte de discipline spirituelle peut se dérouler naturellement en nous, Cette Intelligence de Vie opère en douceur alors la nécessaire libération de l'encombrement égotique. Sinon ce n'est que violence qu'on s'inflige, sans oublier la rigidité dans laquelle on s'enferme et qui construit une nouvel égo spirituel, très fier de ses prouesses yoguiques ! D'ailleurs certains désirs se dissolvent tout simplement en les vivant (parfois en revivant le même scénario plusieurs fois jusqu'à l'écœurement...).

Et puis il y a le Satsang, être en présence d'un Guru authentique. (Ceci dit quelque soit le guru, si on le perçoit comme l'expression du Soi, Cela enseignera exactement ce dont on a besoin, de la même façon que si on s'assoit au pied d'un arbre, le considérant comme une divinité qui va nous libérer de nous même , il y a de forte chance pour que l'arbre nous enseigne, puisque ABSOLUMENT TOUT EST CELA !).

Je ne peux que constater une puissance colossale émanant du Guru. Ce n'est pas forcément ce qui est dit ou fait durant un darshan, mais La Présence qui, comme le chant sacré, mais à la puissance mille, souffle sur les nœuds névrotiques qui assombrissait l'Être, en l'emprisonnant dans son cauchemar égotique. Une extase peut se produire du fait de la disparition brutale de cet encombrement. Cela se manifeste souvent au début de la rencontre avec le Guru. Après la lune de miel, on dirait que les choses tournent au vinaigre ! En fait les vasana sont toujours là, même si quelques-unes ont été évacuées du fait de l'apparente "ré-union" avec la réalité intérieure. Ce qui se passe le plus souvent c'est qu'une fois que le lien d'amour avec le Guru s'est établi, le travail de retour peut commencer et va souvent durer des années. Et durant ces années il arrive qu'on se sente pis qu'avant ! On a parfois l'impression de régresser. En fait, La Présence du Guru semble même alimenter nos mauvais penchant, ou mettre le chaos dans notre vie matérielle, ou nous rendre plus malade. L'énergie du guru peut être terrible, Sa compassion n'est pas toujours comprise. La véritable compassion va venir trancher les nœuds de l'égo. Elle va faire ressortir les vasana qui empêchent la lumière de passer. Elle va les alimenter de différentes façons jusqu'à qu'elles explosent. Mais ce qui est du fait de la grâce du Guru, c'est que tout est vécu en accéléré, et tout est vu à travers un miroir hyper-grossissant, pour être sûr qu'on ne passe pas à côté ! Et s'il n'y avait pas Son Amour et Son humour se serait tout à fait insupportable.

Mais tout cela ne libérera pas du rêve de la séparation. Cela va alléger considérablement la nature égotique, au point même de la rendre fluide et transparente permettant la joie de l'Être de s'étirer en un sourire bienheureux. Au point de pouvoir respirer le parfum délicieux de cet Amour incommensurable, et d'en répandre la fragrance autour de soi. Au point aussi de rayonner parfois de ce Soleil intérieur à travers un regard ensoleillé.

Mais l'ultime retournement en Soi n'appartient qu'au Mystère insondable du Silence d'où l'on vient...

Namaskar,

Domiji

 

http://lavieestleplusgranddesguru.over-blog.com/

Sadhana et Eveil.
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:11
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  • : Le blog de RV
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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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