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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 10:25
Au lieu de voir directement ce qui est, le chercheur continue d’attendre l’illumination comme un événement à venir ; n’admettant pas qu’il est déjà – et a toujours été – dans sa « vraie demeure ». Il essaie souvent de s’imaginer comment ce serait s’il parvenait à atteindre la compréhension finale et totale où Dieu et l’univers révèlent leurs secrets. Ce faisant, il néglige le fait que son esprit à la fois apparaît dans cet univers et en fait indissociablement partie, et n’est par conséquent pas qualifié pour l’appréhender dans sa globalité.

Renoncer à ses attentes en faveur d’une impulsion à accepter simplement ce qui est pourrait créer une vacuité susceptible d’être emplie d’alternatives surprenantes. Par exemple, il pourrait être constaté que trouver ne survient pas du fait de chercher, mais suite à l’abandon de la recherche ; qu’il ne s’agit pas de quelque chose à voir, mais du « voir » même. Les croyances les plus chères pourraient se révéler comme obstacles conceptuels, et les pratiques spirituelles comme une façon d’éviter de plonger le regard  au cœur du sujet. Ce regard direct met en lumière l’illusion de l’existence d’un chercheur séparé pouvant parvenir à destination – l’illumination – quelque part dans l’avenir. Par conséquent, recherche et chercheur sont tous deux anéantis dans la réalisation que l’on est déjà « à destination », déjà «  chez Soi ».
Au chercheur épuisé, je voudrais dire : « Laissez tomber la recherche et laissez tomber vos concepts. Arrêtez de tourner en rond. Asseyez-vous et détendez-vous ». Lâcher vos idées préconçues pourrait soudain détourner votre attention de l’horizon lointain sur lequel elle demeure fixée dans l’attente d’un événement grandiose ou extraordinaire, et révéler la merveille qui existe sous vos yeux, derrière et dans vos propres yeux. Par  ce lâcher-prise, vous pourriez vous retrouver ouvert au maîtres les plus inattendus et peut-être même vous retrouver en leur présence.
Mais qu’il soit clair toutefois que Pure Conscience est tout ce qui est et que le concept d’un maître « là-bas » n’existe que du point de vue d’un chercheur imaginaire. Les vrais maîtres, par conséquent, ne se considèrent pas du tout comme des maîtres, mais savent que vous vous considérez comme un disciple. Ils vous diront que vous êtes cela ; et quand vous direz : « Oui, mais » ils répèteront la même vérité ou bien vous diront de vous détendre, ou de balayer le plancher, ou de vous taire ; ou peut-être demeureront-ils eux-mêmes silencieux. Quoi qu’ils disent, fassent ou ne fassent pas, ils ne sont probablement pas tels que vous vous les représentiez.


Léo HARTONG

" Pas de quelque chose à voir, mais du « voir » même".
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 10:15
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 08:53

Que le monde soit ce qu'il est,
Que mon être soit ce qu'il est !

Que leurs pensées soient ce qu'elles sont,

Que mes pensées soient ce qu'elles sont !

Que leur désir soit ce qu'il est,
Que mon désir soit ce qu'il est !

Que tout advienne
Comme tout advient,
Que tout devienne
Comme tout devient !

Que le tout
Soit le tout,
Comme il l'a toujours été,
Et comme toujours il le sera -

Oui, pour toujours et à jamais.

Texte : 
Pierre-Antoine

Prière.
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 08:44
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 08:32

 

"La spiritualité est un concept. Ce que les gens projettent dans la prétendue spiritualité, à six ans ils le projetaient dans leur équipe de scouts, à dix dans leur équipe de foot, à vingt dans la politique et à trente dans le mariage …
Ce manque que l’on a essayé de combler par une poupée, un train électrique, une bonne note à l’école, une carrière, un enfant, on le projette ensuite dans la spiritualité. C’est le pot-pourri de toutes nos peurs. Chacun, selon la forme de ses anxiétés, se trouve attiré par un certain type de spiritualité. Quand c’est présent, il faut le respecter ; mais ce n’est rien d’autre que la peur
.
Les scouts, la politique, la spiritualité, l’enfant, l’équipe de rugby ont leur place, sinon cela n’existerait pas. Vouloir se libérer de tous ses problèmes pour devenir spirituel, pour devenir «éveillé», aussi. Ces règles, ces références, ces savoirs sont issus de la peur.
Vient un moment où vous n’avez plus besoin de vous chercher dans les différents courants de la vie. C’est vous qui éclairez la spiritualité, non l’inverse. C’est votre clarté qui vous fait comprendre profondément ce qu’est la politique, la paternité, la violence, la maladie, le bouddhisme, l’islam.

 

Votre clarté éclaire tout cela.


La vraie spiritualité est un remerciement. Maître Eckhart fait une différence entre la vraie prière, prière du cœur, célébration de l’accomplissement divin, et la prière qui vient du manque, qui essaie de demander une rectification. Cette dernière n’est pas une prière, mais une forme d’abcès.


La vraie prière est remerciement. La vraie spiritualité est un non-dynamisme qui s’incarne dans une disponibilité de chaque instant.

Quand le cancer, la maladie, la naissance, la violence, l’émotion vient, être disponible : là se trouve la profondeur.


Comprendre qu’il n’y a rien à comprendre, rien à acquérir. Je n’ai pas besoin d’inventer des outils pour faire face à la vie, de créer des moyens de défense ou d’appropriation pour faire face aux situations.


Regarder honnêtement ce qui est là, ce qui éveille en moi la peur, l’anxiété, la prétention, la défense. Clairement, accepter mes prétentions, mes limites. Ces limites vont refléter la non-limite.


Il faut vivre la médiocrité : elle révèle l’ultime en nous. Quand je refuse la médiocrité, quand j’imagine, que je projette un supérieur ou un inférieur, des choses spirituelles qui devraient me libérer de la vie quotidienne, là, je suis dans un imaginaire. C’est une forme de psychose. La médiocrité est l’essentiel-la médiocrité selon mes concepts.


Fonctionner journellement : manger, dormir, aimer, voir, sentir, regarder. Laisser toutes les émotions vivre en nous. Rien à défendre, à affirmer, à savoir. Je n’ai besoin de rien pour pressentir ce qui est primordial. Inutile de changer quoi que ce soit en moi.


Je n’ai pas besoin de changer quoi que ce soit en moi : mes peurs, mon arrogance, mes prétentions, mes limites, tout cela m’est nécessaire pour pressentir le sans-limite.
Tout change, mais aucun changement autre que celui qui apparaît dans l’instant n’est nécessaire. Toutes les énergies qui étaient utilisées pour créer, pour s’approprier, vont aller s’asseoir dans cette disponibilité. Là, il y aura création véritable. Cette création est célébration : une création qui rend grâce, pas une création qui affirme.


Certaines découvertes sont à faire et à oublier dans l’instant. Et pour la personne, c’est la terreur, car l’ego a besoin de s’approprier des qualifications : être spirituel, méditer, se libérer.
La vie ne consiste pas à faire, à acquérir ni à obtenir quoi que ce soit.
La grâce ne frappe que dans les moments de non-savoir, de non-prétention.
Nous n'avons pas à changer notre vie.
La grâce n'est rien d'autre que cette évidence.


Le bonheur est ici lorsque je ne prétends plus qu'il est ailleurs.


Ce que je veux, c'est ce que j'ai.


Dans la tranquillité, il n'y a nulle part où aller.


Ce que je peux trouver à l'extérieur, je peux le perdre.


Alors je ne vais nulle part, je reste ici, présent ."

 

Eric Baret

 

http://lapiqreduscorpion.blogspot.fr/

Eric Baret: "Votre clarté éclaire tout."
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 12:23
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 10:59

 

Chercher l’illumination, dieu, le Soi, la réalisation de ce Soi, demande de l’effort.

 

Trop paresseux pour ça.

 

~~~

 

 

Suivre les pensées, les regarder aller et venir demande de l’effort.

 

Trop paresseux pour ça.

 

 

~~~

 

 

 

Penser, rêvasser demande de l’effort.

 

Trop paresseux pour ça.

 

 

~~~

 

 

 

Diriger son attention sur le corps, sur les émotions, demande de l’effort.

 

Trop paresseux pour ça.

 

 

 

~~~

 

 

 

 

Méditer, vouloir faire le vide pour ensuite le remplir d’absence.

 

Trop paresseux pour ça.

 

 

 

~~~

 

 

 

Lâcher-prise, se déconditionner, se désidentifier…

 

Trop paresseux pour ça.

 

 

~~~

 

 

 

Ne pouvant pas ne pas être,

 

rien, absolument rien ne peut rivaliser

 

en simplicité, en immédiateté

 

avec cela qui est.

 

Ainsi, sans effort, le chercheur disparaît.

 

Au cœur du simple,

 

sans rien faire, sans rien être,

 

je me prélasse tel un bienheureux dans

 

cette compréhension...

 

 

~~~

 

 

Même en l'absence de chercheur,

 

sans effort, c'est déjà entrain de méditer,

 

parce que la méditation

 

ne connaît ni chercheur,

 

ni effort, ni méditant,

 

ni même de commencement.

 

Au cœur du simple,

 

sans rien faire, sans rien être,

 

je me prélasse tel un bienheureux dans

 

cette compréhension...

 

 

~~~

 

 

Que « Je », regarde ou non,

 

Que « Je », entende ou non,

 

sans effort, c’est déjà entrain d’entendre

 

et de regarder. L’observateur disparaît.

 

Au cœur du simple,

 

sans rien faire, sans rien être,

 

je me prélasse tel un bienheureux dans

 

cette compréhension...

 

 

~~~

 

 

Que « Je », soit présent ou non,

 

Que « Je », porte son attention ou non,

 

sans effort, c’est déjà entrain de percevoir.

 

Le percevant disparaît.

 

Au cœur du simple,

 

sans rien faire, sans rien être,

 

je me prélasse tel un bienheureux dans

 

cette compréhension...

 

~~~

 

 

Sachant que suivre une pensée,

 

la regarder aller et venir,

 

m’éloignerait inévitablement

 

de cette compréhension,

 

sans effort, le penseur disparaît.

 

Au cœur du simple,

 

sans rien faire, sans rien être,

 

je me prélasse tel un bienheureux dans

 

cette compréhension...

 

 

~~~

 

 

Sachant que malgré la passion,

 

Et un formidable investissement

 

dans mon travail,

 

« Je », n’a jamais fait quoi que ce soit,

 

sans effort, l’agissant disparaît.

 

Ainsi, le laisser faire, laisse faire

 

le faire faire, goûtant

 

au pur plaisir de ne rien faire.

 

Au cœur du simple,

 

sans rien faire, sans rien être,

 

je me prélasse tel un bienheureux dans

 

cette compréhension...

 

 

~~~

 

 

L’ultime compréhension de l’être ne dépend

 

d’aucun processus intellectuel,

 

ni d’un quelconque processus de saisie.

 

Elle émane de l’intelligence pure,

 

qui siège au cœur du simple,

 

dans ce lieu à partir duquel

 

le chercheur, la raison, l’effort, la saisie

 

ainsi que toutes intentions

 

et tergiversations

 

prennent leur envol.

 

Au cœur du simple,

 

sans rien faire, sans rien être,

 

je me prélasse tel un bienheureux dans

 

cette compréhension...

 

 

~~~

 

 

Rien n’étant plus élevé que la nature,

 

à moi qui ne regarde ni n’entends

 

ni ne perçois, la nature parle

 

de son incommensurable beauté.

 

Au cœur du simple,

 

sans rien faire, sans rien être,

 

je me prélasse tel un bienheureux dans

 

cette compréhension...

 

« Suis » ne fait rien, ne regarde rien,

 

il rend tout cela possible.

 

Franck Terreaux

Franck Terreaux: "Trop paresseux pour ça."
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 10:56
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 10:50
« Avant l’obtention du satori, le satori est une illusion. 
 
 Après son obtention, il n’est plus besoin de satori.

L’homme qui a le satori n’a plus besoin de satori, l’homme qui n’a pas le satori veut obtenir le satori.

Le satori échappe à ceux qui veulent l’obtenir.


Quand on a le satori, on peut comprendre qu’il n’y a pas de satori. »
 

Taisen Deshimaru
Satori.
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 10:48
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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

Rechercher

Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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