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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 07:43

 

"Une vie authentiquement religieuse est donc une vie de méditation d’où est exclue toute activité de l’ego.

 

Et il est possible de mener quotidiennement ce genre d’existence, dans le monde qui est le notre. Ce qui signifie que l’on peut vivre en tant qu’être humain, une vie ou il est une vigilance, une attention de tous les instants, ou l’esprit reste aux aguets à observer l’ego en mouvement.

Cette observation se nourrit de silence, et non d’a-prioris. L’Esprit, ayant observé les agissements de l’ego et en voyant la fausseté, est ainsi devenu extraordinairement sensitif et silencieux et c’est sur cette base de silence qu’il agit…Dans la vie quotidienne .

 

Y a-t-il eu échange, partage entre nous ? ( …)

Vous avez lu certains livres, écouté quelqu’un, ou suivi un maître, mais les problèmes demeurent; ces problèmes persisteront tant que l’esprit humain limitera ces mouvements à la sphère étroite de l’activité égocentrique.

Mais lorsqu’on observe attentivement, que l’on devient extraordinairement conscient de cette activité de l’ego, alors l’esprit devient suprêmement silencieux, sain et vigoureux.

 

Et cette source de silence transforme notre vie dans toutes ses activités quotidiennes…

 

La Religion, c’est la cessation du « moi », et l’action née de ce silence.

 

Cette vie là est une vie sacrée, pleine de sens. "

 

Jiddu  Krishnamurti

 

Cessation du "moi".
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 07:40
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 07:25

"Notre Être essentiel est la paix même.

Notre Soi essentiel est l'Être, ou la Présence consciente, a jamais présent, qui connaît ou fait l'expérience de nos pensées, sentiments, images, souvenirs, sensations et perceptions mais qui n'est pas, lui-même, constitué des pensées, sentiments, sensations, etc. C'est la raison pour laquelle il pourrait être décrit comme étant vide. En fait, il n'est vide que par rapport à l'existence des objets. En réalité, il est empli de présence et de conscience.

Notre Être pourrait être comparé à un espace ouvert et vide, tel l'espace de la pièce dans laquelle votre corps se trouve assis en ce moment. Cet espace n'offre aucune résistance aux objets ou aux activités qui y apparaissent. En fait, l'espace ne recèle aucun mécanisme par lequel il pourrait résister à une quelconque apparition ou la refuser. De quoi serait faite une telle résistance, sinon d'un objet et non pas d'espace vide ?

Les murs qui entourent l'espace d'une pièce semblent le définir et le limiter ; cependant, avant l'érection des murs et après leur destruction, l'espace de la pièce sera resté exactement tel qu'il est maintenant. La forme et les qualités apparentes de l'espace lui sont surimposées par celles des murs, des meubles et des activités qui s'y déroulent ; mais à aucun moment, jamais, l'espace n'endosse réellement ces qualités - il semble le faire, uniquement."

Rupert Spira

"Présence " Edition Accarias L'Originel

http://eveilphilosophie.canalblog.com/

Etre Essentiel.
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 11:27
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:43

Beaucoup croient être « moi ». Mais il est rare que l’on se demande « C’est quoi « moi » ? ».
Cependant, si nous y regardons de près, il est VU que « moi » est introuvable. Où réside-t-il ? À quoi ressemble-t-il ? De quoi est-il fait ?
Sommes-nous un corps, des pensées, des émotions, des sensations ? Sommes-nous notre histoire, nos conditionnements, nos gènes, nos connaissances, nos rôles ?
Le regard permet de réaliser que non.

Alors qu’est-ce que « moi » ?
Et s’il n’était qu’un concept ? Qu’une croyance ? Qu’une pensée… sans substance ?

Et si la croyance en « moi » était l’erreur fondamentale, source de toute souffrance ?

Mais alors, si je ne suis pas « moi », que suis-je ?

« Que suis-je ? » Si vous demeurez avec cette question, dans le cœur, sans faire intervenir ni la mémoire, ni le mental et ses réponses toutes faites, vous constatez qu’elle n’a pas de réponse.
Étrange ? Même pas.
Naturel.

Une chose est certaine : vous ne pouvez pas ne pas être.
Si vous en doutez, essayez de cesser d’être, là, maintenant.
Impossible, n'est-ce pas ?

Le sentiment d’être, la conscience d’être, « l’êtreté »… Est.
Comment se manifeste-t-elle ?

Être : aperception pure, insaisissable, indéfinissable.

Seules ses qualités sont parfois conscientes.
De même qu’un rayon de soleil apporte lumière et chaleur, qualités inséparables du rayon, les qualités de l’être sont inséparables et de l’être lui-même, et les unes des autres.

Certitude d’être
Unité
Liberté
Vérité
Amour
Joie douce
Paix profonde
Justesse
Vie
Accueil
Tranquillité
Beauté
Lumière
Etc.

Tout cela sans contraire. Pas une joie, une paix ou un amour qui s’oppose à la tristesse, à la colère ou à la haine.

Pure Joie, pure Paix, pur Amour, total, inconditionnel.

Ces qualités ne sont pas dépendantes d'un objet ni d'une situation particulière.
Joie, Paix, Amour sans objet. Quelles que soient les circonstances.
Avant que tout objet apparaisse et vis-à-vis de tout objet : dès leur apparition et jusqu’à leur disparition.

De plus, sans cesse renouvelées, elles ne sont jamais lassantes.

Un accueil qui ne peut pas ne pas accueillir, qui ne peut pas ne pas être total.
Un amour qui ne peut pas ne pas aimer, qui ne peut pas ne pas être inconditionnel.
Une unité qui ne connaît aucune séparation, qui ne peut pas la connaître, même lorsqu’apparaît le sentiment ou l’impression d’une séparation.

Tout le reste est reflet miroitant au gré des vagues de l’existence.
Apparitions chatoyantes au sein de Cela, sans réalité définitive ou absolue ; d’une réalité seulement temporaire, relative, existentielle.

Gérard

 

http://regarder-ce-qui-est.org/lire/textes/que-suis-je

L'erreur fondamentale.
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:20
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:02

Q . Que dire du chemin vers l’éveil et comment y arriver?

R : Les chercheurs spirituels ont une conception de l’éveil et du chemin à emprunter pour y arriver, ils ont également une échelle de valeurs sur ceux qui sont loin, proche, le frôlent, etc… Qui pensez-vous met en œuvre tout ce scénario de classification, de jugement, d’évaluation, de recherche de… Pourquoi devient-on connaisseur, pourquoi prendre une petite partie d’un écrit ou d’un ressenti pour avoir l’impression de toucher au but. Qui fait ça?

 

Quelle que soit la recherche, qu’elle soit physique ou mentale, qu’elle sollicite le mouvement ou les émotions, vous raffinez toujours votre système de pensée dans le but de reconnaître le phénomène et pouvoir dire « Ça y est je le frôle, je me sens bien, en paix, guidé, rempli d’amour », etc. Mais tout cela n’est que concepts, histoires personnelles qu’on se raconte. Sachez que la Paix est constante, stable, permanente et n’est pas attachée à une échelle de sensations : on n’est pas plus ou moins en paix, la Paix Est.

 

Peut-on définir l’inconnu, le sans limite, le non créé, le non exprimé par des concepts? Rien qu’en employant ces mots, on pense déjà à ses contraires et les concepts de jugements, d’identifications et de savoir repartent pour un tour. Pourquoi avoir besoin de définir l’inconnu par rapport au connu? Définir, c’est perdre la fraîcheur de l’instant, mais l’individu a besoin de contrôler la réalité et cela lui coûte la Paix.

 

C’est là que réside le piège terrible et subtil du système de pensée égotique : vous avez l’impression d’avancer, de comprendre, mais ce n’est qu’un raffinement du même système. Vous tournez en rond. L’ego n’est pas extérieur à la personne, c’est simplement la personne qui raffine son système de pensée et qui l’aime profondément.

 

Vous voulez vivre l’unité, mais votre perception est en mille morceaux : l’ego, votre considération de vous-même, l’observateur, le penseur, le preneur de décision, l’homme d’affaires, la femme fatale, l’être spirituel, l’amante, le gourou, etc. Il faut vous tenir sans arrêt occupé, parce que sans cela il pourrait vous arriver de prendre le risque de vous retrouver en face de vous-même, et ce grand risque, vous n’êtes pas capable de le prendre. La peur de voir mourir le petit « je », cette belle personne que vous chérissez, vous cloue au sol. Et ainsi, vous protégez ce système que vous aimez par-dessus tout.

 

Le seul outil dont vous disposez, c’est de voir honnêtement et profondément comment vous fonctionnez. La compréhension intellectuelle n’est pas suffisante, il vous faut percevoir profondément cet état, ce système de pensée. Dès que vous allez percevoir directement le comment de votre fonctionnement, et cela sans échappatoire, vous allez rejeter tout le système. Imaginez-vous au bord d’une falaise. Vous avez allumé un feu tout autour de vous, la seule solution c’est de sauter, pas de possibilité de vous échapper, seulement sauter vers l’inconnu.

 

L’éveil est irréversible quand a cassé qui on était : on ne peut pas revenir en arrière, il est impossible de naviguer entre l’unité et la séparation, on ne peut pas frôler cet état. Si on bascule, on bascule. Mais tant que ce n’est pas fait, on ne peut pas se faire une idée de la perception directe. Si on a l’impression de percevoir des moments de paix pour ensuite retourner dans le tourment, et bien ce n’est que raffinement du système de pensée, l’histoire continue.

 

La question est simple : ÊTES-VOUS EN PAIX? Et cela de manière permanente? Êtes-vous prêt à accepter, à accueillir ce qui est sans discrimination? À l’instant où vous capturez un moment de ce qui est et que vous le décortiquez, l’analysez, vous venez de perdre la Paix. Dans la même veine, penser de quelqu’un qui est dans la perception directe qu’il est spécial avec des lumières dans les oreilles (illuminé!!!), qu’à son contact on touche à la grâce et qu’il va, par une simple phrase, nous montrer le chemin, est encore une histoire qu’on se raconte. On ne rêve que de soi!

 

La Vie coule simplement, la perception directe est sans concept, sans référence, tout est perçu comme entièrement nouveau de seconde en seconde, il n’y a rien dans votre système de pensée qui puisse vous rappeler cela.

 

"Q. Comment étendre l’amour?

R : Dans le système de pensée égotique, l’amour veut constamment quelque chose, il y a toujours un désir à satisfaire, un but, et, dans cela, il y a toujours le reflet de la peur de perdre ce que vous êtes, il y a toujours le désir d’accumulation, de reconnaissance d’être une bonne personne. Vous essayez d’ajuster votre concept de l’amour à votre conjoint, à vos enfants, à Dieu, au mendiant qui quête dans la rue, à la pauvre personne qui ne comprend rien à la spiritualité. Vous vous trompez sur la signification du mot parce que c’est satisfaisant de l’arranger à votre manière.

 

Dans la perception directe, l’amour est de constater que rien n’est séparé de ce que je suis. Tout est uni : la personne, le chat, la table, l’arbre, la fleur... Étendre l’amour, c’est être pleinement conscient de l’abandon de sa petite personne et laisser la place à l’entière expression de la Vie.

 

Q. Comment fonctionne un éveillé dans la vie de tous les jours?

R : Je vis sans émotion, le désir et la peur m’ont quitté définitivement, rien n’est analysé, décidé à l’avance, je vis pleinement de seconde en seconde. Le mécanisme qui me faisait me poser des questions n’existe plus, la Vie Est de seconde en seconde, tout est parfait, tout est intelligent, j’ai l’élan du «quoi faire» sans arrêt. Que ce soit pour mon travail, mes relations de couple, mes amis, mon chat, aller chercher du pain, manger, dormir, prendre soin de mon corps, tout est complet sans arrêt et tout est perçu de manière complète et parfaite.

 

La petite personne qui était convaincue qu’il fallait tout analyser, comparer, contrôler, n’existe plus.

 

Q. Pourquoi l’éveil semble si difficile?

R : C’est simplement une histoire que vous vous racontez. Prenez le risque de constater que cela peut arriver à votre boucher, à votre facteur, ou à vous-même, à des gens tout simples que vous côtoyez tous les jours.

 

Vous acceptez de concevoir que le temps existe. Vous ne vous rendez pas compte du mouvement de votre pensée qui isole des moments de la vie, et qui analyse, classifie et relie ces moments entre eux de manière à concevoir un monde. Ce mode de fonctionnement vous coûte la vision et la paix. La Vie est toujours là, mais vous êtes tellement occupé par le mouvement de vos pensées que vous vous rendez prisonnier de votre système.

 

Q. Comment se fait le passage de l’état de pensée égotique à l’état de perception directe?

R : Chacun a son histoire, son cheminement, personne ne peut donner de recette, chacun hallucine à sa manière.

 

Le seul point commun serait la perception honnête et profonde, la reconnaissance de votre fonctionnement et alors les paramètres de sécurité s’effritent. En prenant conscience de votre fonctionnement, vous ne pouvez plus jouer et vous faire à croire que vous êtes ce petit « je » avec une histoire. C’est terminé, le rêve cesse.

 

Je n’enseigne pas, je ne donne pas de conseil, pas de voie à suivre, pas d’expériences à imiter ou dans lesquelles se reconnaître… Juste un témoignage pour dire que c’est simple et accessible.

 

Q. Que dire des gens qui font des rêves lucides?

R : Je connais bien ce sujet, ayant développé cette faculté depuis ma plus tendre enfance. C’est une particularité de l’individu, mais ce n’est pas obligatoire de savoir rêver pour casser le système de pensée égotique. Je ne connais pas les termes techniques exacts et ne pourrais qualifier ces expériences de rêves communs, de rêves extra-lucides, d’ultra-conscience, etc.

 

J’ai effectivement vécu de nombreuses fois le phénomène que vous qualifiez de « rêve lucide » de même que quelques autres phénomènes encore plus spectaculaires. Il faut vous rendre compte que votre système de pensée égotique est très très puissant. Cela ne servirait à rien de vous énumérer des exemples de ces manifestations, elles ont toute la même source. À travers ces rêves lucides, je pensais reconnaître là le signe de dieu, ou tout du moins sa compassion pour la personne pieuse et sincère qui souffrait tant.

 

Pouvez-vous prendre conscience que dans votre cheminement mystique, vous essayez d’éveiller un centre, un «je», un soi, et que ce soi, ce « je », ce centre a un but, une envie, un désir, et que de ce désir naît des émotions, des ressentis, des états d’âme. C’est ça percevoir son mode de fonctionnement de manière honnête. Tant que vous n’aurez pas perçu honnêtement votre mode de fonctionnement, et honnêtement veut dire sans le qualifier, l’apprécier, le juger, vous ne pourrez pas prendre la décision de le rejeter. Vous devez le voir tel qu’il est et le laisser être, sans le qualifier, sans résistance. Voyez comment votre mental est agité et va dans tous les sens, voyez le mouvement de vos pensées, n’essayez pas de le discipliner, regardez-le pour ce qu’il est.

 

Le mouvement des pensées n’est pas une voie d’accès, il divise de par sa nature même. Dans vos bonnes intentions, dans votre compréhension des courants philosophiques et religieux, il y aura toujours la violence de la pulsion de séparation, la mort versus la vie, le froid versus le chaud, tout et son contraire. Le questionnement sur l’éveil que vous entretenez n’aura pas sa réponse dans votre système de pensées, mais dans l’abandon définitif de ce système.

 

Je peux maintenant faire la différence entre mon fonctionnement d’avant le basculement et d’après celui-ci. Je peux constater maintenant comment je façonnais mes constructions mentales, mes projections spectaculaires, mais ça n’avait rien à voir avec la perception directe. Pouvez-vous accepter de ne pas savoir, ne pas résister à l’inconnu? C’est peut-être difficile à entendre, mais avoir l’impression qu’on touche au but peut vous faire tourner en rond. Constater honnêtement comment votre système hallucinatoire fonctionne vous donne l’outil qui vous permet de le casser.

 

Maintenant, allez-vous le faire en pleine conscience dans un «rêve ultra-lucide» ou de manière inconsciente en allant chercher du pain, ou en ayant l’impression de frôler le but de temps en temps? Cela ne me semble pas important, les voies hallucinatoires qui mènent au réveil sont multiples, et si elles arrivent à vous amener à regarder honnêtement comment vous vous construisez de seconde en seconde, à prendre conscience du système qui vous fait croire que vous êtes un « je » vous pourrez choisir de nouveau.

 

Profonde gratitude,

Betty

 

http://www.lagrandejoie.com/Ecrits/Entrees/2009/8/30_LEveil.html

Betty: "la perception directe est sans concept, sans référence."
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:01
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 09:53

 

« Je regardais à l’extérieur de moi et j’essayais de comprendre le monde dans lequel je vivais et où je semblais évoluer. J’identifiais ma famille, mes enfants, la société dans laquelle je vivais et je m’y raccrochais fermement. Et si ce n’était pas suffisant pour me reconnaître, je fouillais dans un autre monde ou dans mes vies antérieures pour justifier la personne en voie d’évolution que je voulais devenir. Je croyais au temps d’apprentissage.

Je pouvais me retrouver en état de peur, de tristesse, de recherche ou en état de joie, de satisfaction, de contentement. Je me cachais ou je m’exposais. J’essayais d’établir des liens avec ce monde qui grouillait autour de moi, car je croyais que c’était ça la vie : le monde des relations. Je croyais que l’amour (sous toutes ses formes) allait m’apaiser et qu’à un moment donné j’allais être heureuse et atteindre le nirvana.

J’établissais une relation avec une autre personne et je l’idéalisais : relation de travail, de couple, connaissances, amis… J’établissais une relation avec moi-même et je l’idéalisais : Dieu, la mère aimante, l’amie aidante, le médium, la caractérielle, la Betty spirituelle, la femme forte, la petite fille souffrante, l’âme pieuse. J’établissais une relation avec le monde et je l’idéalisais : la nature, les animaux, l’alimentation, les techniques corporelles…

Quel est ce mouvement de la pensée qui idéalise, qui veut être en relation avec autre chose? C’est tout simplement la négation du moment présent! Je voulais me débarrasser du moment présent! Alors je créais une distance entre mon idéal et moi : je créais le temps. Je créais une distance entre le moment présent et ce que je voulais avoir ou être dans le futur. Et là je construisais ma tour de Babel! Pourquoi?

Ce que je Suis ne peut être compatible avec ce que je veux être! Je suis en conflit perpétuel avec moi-même : je me fais violence! Tout ce monde qui est perçu à l’extérieur de moi sera adapté à mon idéal d’être autre chose que… Et dans le temps, il ne peut y avoir que confusion, car il y a l’intervention de la mémoire conditionnée par le passé, la mémoire cellulaire, la société, la culture, la souffrance personnelle, le délire de se croire une personne capable de comprendre et de résoudre toutes les situations.

Et puis, vient la reconnaissance de ce mouvement : l’observation dans le rêve. Et la décision de dompter ce mouvement, d’arrêter la pensée, de calmer les émotions, de poursuivre ses bibittes et de les anéantir! Je regarde cet écart que j’ai créé et je m’observe dans cet écart. Un grand sentiment de confusion s’installe! Et puis il y a l’arrêt! « Ok je vais arrêter et ne rien faire. » Et l’observation de l’arrêt : « Je suis arrêtée, mais pourtant je ressens encore la tristesse, la déception, la platitude de la vie. »

Que se passe-t-il? Je ne peux identifier ce malaise inconscient et ça me frustre et j’ai cette impression d’injustice divine. J’étouffe d’être moi! J’ai créé le temps et maintenant je ne le veux plus! Je ne veux plus laisser au temps le temps de s’écouler! Ce temps que j’ai créé pour qu’il me serve ne me sert plus. Je regarde et je constate qu’il y a une différence entre moi et ce que je pense devoir devenir! Je compare, je suis piégée encore une fois. C’est la personnalité qui veut diriger jusqu’au bout! Tout cela appartient au monde complexe du rêve, c’est une illusion.

Lorsque l’on arrête de rêver, on constate qu’il n’y a pas de distance entre quoi que ce soit! Pas de temps, pas d’idéal à atteindre, pas d’éveil à attendre et à atteindre pour personne! C’est l’arrêt du rêve, sans délai. L’arrêt du rêve! L’accueil de l’inconnu. Pas l’inconnu qui est le contraire du connu et qui doit bien être caché de ma mémoire consciente actuellement. L’inconnu, l’inimaginable : le mouvement frais, effervescent, non retenu, informe, là où rien ne commence, rien ne meurt. La Source vive!

Je perçois : je suis! Pas d’inventions de temps pour délirer! Le carburant du mécanisme de la pensée n’existe plus car l’individu n’existe plus. La Vie est partout dans le corps, dans les plantes, dans les oiseaux, dans le vent, dans le soleil, partout et Je suis la Vie qui s’expérimente. Je suis Cela!

Où est l’amour dont on parle dans le rêve? L’amour que tout le monde veut garder? Oui, je veux bien m’éveiller du rêve, mais la relation de couple m’intéresse encore, la relation avec mes enfants m’intéresse encore, la relation avec moi-même m’intéresse encore, le monde m’intéresse encore…

Et qu’est ce que l’Amour finalement? Est-ce ce partage de confusions? Est-ce ce partage de son propre système de pensée que l’on veut imposer aux autres pour se satisfaire? Le partage de la course qui vous mènera à votre idéal? L’image insatisfaisante que vous avez de vous et qui court dans le temps pour rejoindre une image inventée par vous-même! Un idéal! La personnalité qui pense aimer! Et qui veut à tout prix partager sa croyance! Dans un labyrinthe de pensées, d’émotions, de buts, de désirs de conclure! Est-ce bien ça l’amour inconditionnel qui vous coûte la perception directe?

Ou est-ce le partage de la Présence?

À ce moment, dans le vide vibrant où la personnalité est absente, où la violence n’existe plus, où les fragments d’amour à distribuer n’existent plus. L’Amour est la Présence et la Présence EST. »

Profonde gratitude

Betty

Betty: "L'Amour est la Présence."
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 08:18
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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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