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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 14:16

Nous laisser nous rappeler ce Regard vide de jugements qui est nous-même dans ce nous sans condition, vide d’attentes de résultats, sans demande, pas même celle d’être autrement, pas même celle de nous améliorer. 

Nous regarder à travers ce Regard, regarder cette fortification construite par ignorance : nous ne savions pas. Il n’y a pas de critiques à porter sur ce fait : nous ne savions pas. Ce contrôle est notre protection envers nos propres émotions sur lesquelles nous avons surimposé des idées d’inaccessibilité parce que trop de douleurs. 

Le contrôle nous ramène au Regard, à cette présence inaltérable qui est nous-même. 

Ainsi, il s’agira plutôt, par ce Regard (qui est Écoute et Perception), de découvrir les fabrications mentales dans lesquelles nous vivons. Nous ne sommes plus dans l’écoute pour libérer ou guérir, mais par passion, sans but à la clef. Là, nous n’ajoutons plus de nouvelle carapace, mais par cette écoute nous défaisons, à l’image d’un chantier en démolition. 

Nous allons nous rendre compte dans ces temps d’Écoute - qui peuvent se présenter lors d’une pratique - que le chantier ne peut être qu’en démolition. Ces temps d’Écoute progressivement vont apparaître dans la journée, alors que nous sommes avec notre enfant qui n’écoute pas ou notre conjoint qui nous agace. Cela va devenir une sorte de passion, la passion de regarder, d’écouter sans idée, la passion de ressentir. 

Nous allons comprendre profondément que nous ne pouvons être qu’en chantier de démolition car nous le voyons maintenant, notre mental recherchera à nouveau par tous les moyens de se sécuriser par des certitudes qui tuent le vivant, la perception. Nous le voyons clairement : ce que le mental construit est voué tôt ou tard à disparaître. Une idée change, un point de vue en fait place à un autre, un jugement sera retourné en son contraire. Là, nous découvrons ce besoin effréné de toujours nous sécuriser par des conclusions. 

Nous nous installons dans le fait de regarder. Nous pourrions dire que ce qui regarde en nous demeure, est immobile sans immobilité, silencieux, paisible, présence permanente. 

Nous ne ferons plus du tai chi ou de la méditation sans ce que notre intérieur aimerait nous dévoiler de ces doutes, de ces manques de confiance, de sa peur du manque, de sa peur d’être séparé, de son sentiment d’isolement. Non, nous ferons le tai chi avec notre intérieur, avec nos peurs et nos doutes. 

L’énergie soulève le bras gauche, nous sentons comment ce bras vit l’abandon à l’énergie. S’abandonne-t-il ? A-t-il peur de s’abandonner ? Serait-ce un soulagement pour lui que de se sentir enfin porté par cette énergie, présence impersonnelle qui ne l’a jamais délaissé ? Nous comprenons alors combien il est essentiel de nous rappeler à nous-même cette autre façon de regarder, afin d’accompagner en nous-même notre corps-psychisme à redécouvrir ce Regard, cette Écoute. 

Là, nous nous rendons compte intimement que c’est nous dans ce petit nous, dans ce nous-séparé, qui avons cru et qui croyons encore avoir été abandonné. L’évidence survient, dans l’instant : c’est une histoire à laquelle nous avons adhéré et que nous avons nourrie et entretenue sans même regarder clairement ce qu’il en est réellement. 

Chacun de ces moments sera offert à ce rappel : nous n’avons jamais été abandonné par cette Présence en nous impossible à définir. Elle ne nous a jamais quitté. Nous pourrions le dire autrement : nous ne nous sommes jamais quitté. Le lien se crée à nouveau : rien en nous n’est séparé. Et si nous sentons un espace isolé, tout en restant dans cette Écoute libre d’intention, libre d’amener cette partie vers l'Écoute, sans l’idée que nous puissions convaincre cette partie de retourner dans ce nous-Regard aimant, nous laissons à cet espace isolé le temps de découvrir, de se rendre compte par lui-même si c’est son heure, car nous savons que cela ne dépend pas de nous-intention mais uniquement de lui. Nous laissons la liberté à cet espace isolé de se retourner vers ce nous-Regard. 

Seul ce Regard non intentionnel, vide d’idées nous ouvre à l’ouverture ; par sa non-action volontaire, et cependant agissant par sa disponibilité libre de mobiles, ces différentes parties en nous s’abandonnent en lui. Il n’y a plus de séparation.  »

 

 

Hélène Naudy

 

 

http://vivrelibre.free.fr/textes/illusion_paix.html

Regard.
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 14:14
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 14:07

 

 


 

« Que pourrait-on atteindre que l'on ne possède déjà ?
 
Les gens semblent croire qu'en pratiquant une sâdhana le Soi va un jour descendre sur eux sous la forme d'une grande chose, avec une immense gloire et qu'ensuite ils auront ce que l'on appelle sâkshâtkâra ("le fait de rendre évident", la "perception directe").
 
Le Soi n'est pas réalisé en faisant quelque chose, mais plutôt en ne faisant rien - en restant tranquille et en étant simplement ce que l'on est en réalité. »
 
 
 
Ramana Maharshi
 
Tranquille.
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:28
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:27
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:25

« Il n'y a aucune voie vers la délivrance, puisque nous n'avons jamais été asservis... il n'y a à aller nulle part, il n'y a rien à faire. L'homme n'a rien à « faire » directement pour éprouver sa liberté totale et infiniment heureuse.
 

Ce qu'il a à faire est indirect et négatif. Ce qu'il a à comprendre c'est l'illusion décevante de toutes les voies qu'il peut se proposer. Lorsqu'il aura dévalorisé la notion même de toutes les voies imaginables, alors éclatera le « satori», vision réelle qu'il n'y a pas de voie, parce qu'il n'y a à aller nulle part, parce que de toute éternité on était au centre unique et principiel de tout. » 

 

Dr. H. Benoit, La Doctrine Suprême.

Citation du jour.
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:24
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:17

Dans 60 ans, ce qui écrit ces mots, en cet instant, aura disparu, sous cette forme...
Que restera-t-il de son passage ?
L'amour partagé, dans le coeur de celles et ceux qui demeurent...

En ce jour, je vous invite, lorsqu'une contrariété surgira (et elle surgira, soyez-en sûr), à la remettre en perspective avec l'ensemble de votre passage sur cette terre... Voyez alors que vous avez le choix de la façon dont vous la regardez : comme une incongruité, quelque chose qui ne devrait pas être là, ou comme la simple expression de la vie, en cet instant, se manifestant parfaitement dans ce qui vous semble imparfait...
Que ce soit la météo du jour, un ami qui vous déçoit, la voiture en panne, vous avez le choix, à chaque instant, du regard que vous portez sur cette situation : quelle relation avez-vous envie de vivre avec ce qui est ? Avez-vous de la joie à nier la réalité ? Ou préférez-vous faire l’expérience de l’amour inconditionnel ?

L’amour inconditionnel ne consiste pas à « aimer » ce qui est, dans le sens d’apprécier ce qui est, mais à simplement dire « oui, cela est, c’est la réalité » et à accueillir ensuite avec tendresse et bienveillance tout ce que cette réalité fait émerger en vous, en termes de sensations, émotions, pensées.
Du creuset de cet accueil-là nait l’amour inconditionnel. Non pas l’amour-émotion, l’amour-sentimental, mais l’amour-action, qui se manifeste par les choix que nous posons et les actions que nous faisons.
Nous pouvons alors prendre soin de l’autre, prendre soin de nous, prendre soin de ce qui se présente à nous.

Ce « prendre soin » ne veut pas dire être « d’accord » avec n’importe quoi.
Ce « prendre soin » ne veut pas dire permettre que n’importe qui fasse n’importe quoi.
Ce « prendre soin » veut dire prendre en compte ce qui est, se relier aux aspirations profondes de l’être (si ce qui nous stimule vient d’un être humain) et éventuellement, dire « non » à ce que ce fait cet être, si ses paroles ou ses actions ne sont pas nourrissantes pour nous.

Poser une limite fait partie de l’amour inconditionnel : je dis « oui » inconditionnellement à ce que tu es, à ce qui t’anime, à ton aspiration profonde ET en cet instant, je dis « non » au moyen que tu choisis pour vivre ton aspiration, car cela n’est pas en accord avec mes valeurs et avec mes propres aspirations.
A partir de là, depuis l’expression de ce qui nous tient à cœur, nous pouvons voir si nous trouvons un terrain d’entente, un moyen de vivre le nourrissement mutuel de nos aspirations et de nos valeurs.
L’accueil inconditionnel, c’est encore, à ce moment-là, dire « oui » à ce qui est : « oui » à la joie que nous goûtons lorsque nous trouvons ensemble un moyen de nous rejoindre, au-delà de nos différences apparentes, dans ce qui nous est précieux ; « oui » à la tristesse qui nous envahit lorsque ce moyen n’est pas trouvé, lorsque la relation s’étire entre nous, lorsque nous nous éloignons l’un de l’autre, déçus de n’avoir pas découvert comment concilier nos mondes intérieurs.
Accepter de vivre le deuil de la relation autant que la joie de la communion EST le cœur de l’amour inconditionnel.

 

Isabelle Padovani

Prendre soin.
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 09:00
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 08:58

Comme deux oiseaux d'or perchés sur

L'arbre du Soi-Même, comme deux

Amis intimes, l'Ego et le Soi se répondent

Dans le même corps. Le premier

Mange les fruits doux et amers de

L'arbre de la vie, le second l'observe

Dans le détachement

 

Mundaka Upanishad

 

Citation du jour.
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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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