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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 07:55
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 11:18

Enfant, je ne connaissais pas mon visage. Je ne me sentais pas concernée par ce reflet dans le miroir, qui étant ce qu’il était, ne soulevait là aucune histoire et ne ramenait à personne, à aucun individu et certainement pas à moi.

Impossible, de confondre sa présence vivante d’avec un dessin dans le miroir. Aussi, je n’avais encore aucune cicatrice. Les adultes autour de moi, ont tricoté une histoire autour de ces cicatrices, allant jusqu’à associer ce que je suis à ce simple reflet vers le monde. Confiante, je me suis attribuée par une grande méprise, pendant 28 ans, des cicatrices qui n’avaient rien à voir avec moi.

Mais un matin, j’ai cherché mes cicatrices, sans intermédiaire, directement de moi à moi, et je ne les ai pas trouvées !
  
Où étaient-elles passées ?

Comment était-ce possible d’avoir vécu si longtemps accrochée à une certitude aussi concrète et tangible que celle d’avoir des cicatrices, et un matin, réaliser qu’il n’y en a jamais eues ! Enfant, je le savais bien, que je n’avais pas de cicatrices. Et je ne comprenais jamais ce que soignaient les chirurgiens, ni ce qu’il y avait à arranger-là. D’ailleurs tout ce travail demeurait toujours vain, je ne voyais absolument aucun changement !

 Bizarrement, il fallait toujours que je sois liée à cette histoire.  

Avec le temps, petit à petit, l’image de ces cicatrices semble être passée de l’autre côté de mon regard, et bientôt, je crus les voir à l’intérieur de moi. Pire encore ! Je crus être quelqu’un avec des cicatrices.

Dès lors, tout s’est beaucoup compliqué. Je me retrouvais coincée, minuscule, effrayée, derrière un visage particulier et souffrant. Barrière désormais infranchissable pour atteindre le monde, il fallait voir le monde à travers le prisme de ces cicatrices. Phénomène tout à fait étrange, même ma famille, y a cru ! D’ailleurs ces personnes le croient toujours, elles y croient de la manière la plus sage qui puisse être, elles y croient avec amour, avec tolérance, avec empathie, et même avec admiration parfois.

Mais un matin, comme je le disais, je me suis réveillée et je n’avais plus de cicatrice. Comme un nuage chassé par le vent, elles se sont envolées. Quand mes vrais yeux se sont ouverts, il n’y avait plus aucune cicatrice. C’était évident, dans le vécu véritablement, rien de ce genre n’existait. Il n’y a eu qu’un concept vague, dépendant d’autrui, du temps et des circonstances, sans réalité constante. Mes cicatrices n'étaient qu'un conflit intérieur, induit lui-même par cette confusion entre ce que je suis et ce qui se reflète devant moi.

Le miracle, c’est de m’être brutalement aperçue que tout cela n’était qu’une histoire.
  
Pendant toute mon adolescence j’ai prié qu’arrive un moyen de m’enlever ces cicatrices ! Qu’un jour enfin je n’en ai plus.

Ma prière a été entendue et exaucée, j’ai juste arrêté de me prendre pour un visage qui en réalité, appartenait au monde.
  
Depuis, je regarde ce reflet dans le miroir avec la même innocence que l’enfant de 4 ans croisé dans la rue qui scrute ce visage différent des autres visages, à qui il n’associe personne. Libre de mon reflet, ce visage est restitué au monde et n’est plus captif d’un regard s’étant approprié ce qui n’était pas lui.

Et vous, que portez-vous inutilement, qui ne vous appartient pas et que vous pourriez remettre au monde ?
  
Gaëlle
  

Ce n'était qu'une histoire.
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:58
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:54

UG

« Contentez-vous de voir comment vous fonctionnez. C’est cela qui importe. Ce qui prévient la pleine floraison de notre organisme dans son unicité, c’est notre culture, elle a situé l’erreur – l’homme idéal – avant l’homme. »

 

« La seule chose qui nous empêche d’être simplement nous-même, c’est la croyance en la réalité des idéaux. C’est alors que nous nous situons par rapport à eux, que notre vie, notre identité n’ont de sens que par rapport à eux, qu’il devient vital de les incarner pour exister. C’est alors qu’ils nous jugent. Ces idéaux nous volent notre existence et falsifient notre nature. »

 

« C’est tellement simple. La structure complexe que vous utilisez (la pensée) est précisément incapable de cette simplicité. Voilà le vrai problème…

La structure est si compliquée qu’il lui est impossible de considérer pour un instant que ça pourrait être simple. Alors on va comprendre plus tard, pas maintenant. Mais demain, ce sera la même chose  »

« En toute occasion, vos actes sont destructeurs des intérêts fondamentaux de l’homme puisqu’ils sont issus de la pensée qui est une chose morte. Forcer la vie à s’adapter à vos idées mortes et à vos hypothèses est votre difficulté fondamentale. Tout ce que vous défendez, croyances, expériences et aspirations, est le produit de la pensée et la pensée est destructrice car elle n’est rien de plus qu’un mécanisme protecteur programmé pour servir ses intérêts à tout prix  »

« Tout acte volontaire quelle que soit sa direction est violence.Tout effort est violence. Tout ce que vous faites avec le concours de la pensée pour créer en vous un état de paix utilise la force et, par là même, est violence. Vous tentez d’imposer la paix par la violence. Yoga, méditations, prières, mantras sont des techniques violentes. L’organisme est très paisible. Vous n’avez rien à faire »

UG Krishnamurti. (1918-2007)

 

http://etatnaturel.blogspot.com

 

http://www.invitedemarc.com/

UG
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:53
Image du jour.
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:29

 

"Bien sûr, lorsqu'on parle de voir la nature de l'esprit rien n'est "vu" en tant que tel, cette nature de l'esprit ne pouvant pas être un objet de perception. Nous voyons qu'il n'y a rien à voir."

 

Guendune Rinpoché.Mahamoudra

 

http://eveilphilosophie.canalblog.com/

Citation du jour.
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:26
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:23

Il peut se passer des tas de choses en une journée, ou il peut aussi ne rien se produire de particulier, la douceur de l'Être est toujours présente, comme une long sourire tendre qui imprègne tranquillement chaque mouvement de la vie.

Il y a un regard caressant qui embrasse tout, et s'émerveille de rien. Comme si Cela se découvrait dans son propre rêve, dans sa manifestation... Je dirais même que Cela s'amuse de tout.

Il y a quelque chose de l'enfance, sa naïveté, sa spontanéité, sa faculté à s'étonner de tout et d'oublier dans l'instant ce qui l'avait captivé, pour une autre curiosité. Son ouverture fraîche et sans attachement pour tout ce qui se présente.

En Soi, Cela n'a nul besoin de se connaître, l'Amour aurait-il besoin d'être aimé ? Pourtant il parait que Cela aime à se goûter dans toutes les variations de son rêve. Il semble y avoir une vraie joie à se répandre et à se vivre en tout.... en conscience !

L'Être se réveille à lui même dans son rêve de multiplicité. Dans notre transparence, cela se déploie. Comme une soleil d'amour qui embrase la mer de son aurore rose-orangé, notre absence laisse émerger le rayonnement flamboyant de l'Eternité.

Une paix si douce habille cette immensité, que tous les nuages s'y fondent et y disparaissent presque soulagés de ne plus exister. Une paix forte de son immortalité. Tous ces mondes passeront, la Paix demeurera à jamais, les engloutissant dans son impérieux Silence, les embrassant dans son tendre Amour, Les réabsorbant dans sa Lumineuse Présence.

Dans cet effacement du moi en Soi, la douceur de l'Être s'exprime dans un raffinement gracieux, une insoutenable légèreté. Chaque geste devient une élégance, une arabesque, chaque mot prononcé un murmure mélodieux, un ruban de miel, chaque regard une déclaration d'amour, une flambée de joie.

L'ordinaire devient merveilleux, il est éclairé de l'intérieur et son charme mystérieux se dévoile en mon absence. Il y a une simple bonté en tout. Une gentillesse de fond. Aucune arrogance, aucun besoin de se montrer, mais un enveloppement ouaté, une complicité heureuse.

Une communion souriante.

Je, participe de Cela.

Tout participe de Cela.

Bonheur.

Il y a une harmonique qui n'a de cesse de se manifester, doucement, lentement, mais avec une puissante ténacité. Quelques soient les ravages d'une guerre, d'un tsunami, ou d'une maladie, Cela se reconstruit, encore et encore. Cela se répare amoureusement. L'arbre refleurit toujours dans sa majestueuse prestance, il répand son doux parfum à travers ses fleurs ouvertes, et s'offre généreusement de ses fruits gorgés de terre et de ciel. Et si l'arbre est détruit, il y en a un autre qui reprend son histoire et l'embellit.

Histoire sans fin. On recommence, encore et encore, de civilisations en civilisations, toujours la même histoire : une émouvante déclaration d'amour à soi-même...

Et tout cela est somptueux, parce que c'est le rêve de Dieu.

Domiji

L'ordinaire est merveilleux.
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:22
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 10:25
Au lieu de voir directement ce qui est, le chercheur continue d’attendre l’illumination comme un événement à venir ; n’admettant pas qu’il est déjà – et a toujours été – dans sa « vraie demeure ». Il essaie souvent de s’imaginer comment ce serait s’il parvenait à atteindre la compréhension finale et totale où Dieu et l’univers révèlent leurs secrets. Ce faisant, il néglige le fait que son esprit à la fois apparaît dans cet univers et en fait indissociablement partie, et n’est par conséquent pas qualifié pour l’appréhender dans sa globalité.

Renoncer à ses attentes en faveur d’une impulsion à accepter simplement ce qui est pourrait créer une vacuité susceptible d’être emplie d’alternatives surprenantes. Par exemple, il pourrait être constaté que trouver ne survient pas du fait de chercher, mais suite à l’abandon de la recherche ; qu’il ne s’agit pas de quelque chose à voir, mais du « voir » même. Les croyances les plus chères pourraient se révéler comme obstacles conceptuels, et les pratiques spirituelles comme une façon d’éviter de plonger le regard  au cœur du sujet. Ce regard direct met en lumière l’illusion de l’existence d’un chercheur séparé pouvant parvenir à destination – l’illumination – quelque part dans l’avenir. Par conséquent, recherche et chercheur sont tous deux anéantis dans la réalisation que l’on est déjà « à destination », déjà «  chez Soi ».
Au chercheur épuisé, je voudrais dire : « Laissez tomber la recherche et laissez tomber vos concepts. Arrêtez de tourner en rond. Asseyez-vous et détendez-vous ». Lâcher vos idées préconçues pourrait soudain détourner votre attention de l’horizon lointain sur lequel elle demeure fixée dans l’attente d’un événement grandiose ou extraordinaire, et révéler la merveille qui existe sous vos yeux, derrière et dans vos propres yeux. Par  ce lâcher-prise, vous pourriez vous retrouver ouvert au maîtres les plus inattendus et peut-être même vous retrouver en leur présence.
Mais qu’il soit clair toutefois que Pure Conscience est tout ce qui est et que le concept d’un maître « là-bas » n’existe que du point de vue d’un chercheur imaginaire. Les vrais maîtres, par conséquent, ne se considèrent pas du tout comme des maîtres, mais savent que vous vous considérez comme un disciple. Ils vous diront que vous êtes cela ; et quand vous direz : « Oui, mais » ils répèteront la même vérité ou bien vous diront de vous détendre, ou de balayer le plancher, ou de vous taire ; ou peut-être demeureront-ils eux-mêmes silencieux. Quoi qu’ils disent, fassent ou ne fassent pas, ils ne sont probablement pas tels que vous vous les représentiez.


Léo HARTONG

" Pas de quelque chose à voir, mais du « voir » même".
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  • : Le blog de RV
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  • : Bavardage sur le Tout et le Rien en particulier. Psittacisme sur Ce qui est.
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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

Rechercher

Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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