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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 10:54
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 10:40

 

L’observateur : Puis-je être libre de toute peur ? Puis-je décréer ce que j’ai créé ?

L’être :

La mouche prise dans la toile d’araignée et terrorisée à l’idée d’être dévorée peut-elle s’en libérer ? Avec un peu de chance…

Seule la mort la libérera de sa peur, c’est certain. Sourires.

N’en va-t-il de même avec l’observateur ?

Tant que l’observateur » observe » la chose observée à l’extérieur de sa propre création, tant que la vision duelle est le mode de fonctionnement de la conscience, aucune liberté n’est possible.

Il n’y a pas de différence entre l’observateur (l’ego) et la chose observée, comme il n’y a pas de différence entre celui qui crée (l’ego) et la chose créée (la peur). L’un alimente et nourrit l’autre et vice et versa.

Le » Je » auquel tu es identifié, ne peut donc mettre fin à la peur. Il ne peut s’en défaire ni en être libre.

» Je suis le monde » nous dit Krishnamurti. Je suis donc la peur, tout comme » je suis » l’amour, la joie, la haine… Je suis cela même que je génère.

L’observateur : Même si je veux être libre de toute peur, je ne peux donc l’être puisque ma nature est peur ?

L’être :

C’est tout à fait cela.

La liberté, de quelque nature qu’elle soit, n’est pas affaire de volition ni de souhait, de volonté ou de désir personnels car elle ne concerne pas la personne. Le masque reste un masque. Mais qui est donc derrière le masque ? N’est-ce pas cela la vraie question ?

L’ego peut-il répondre ou même seulement envisager cette question ?

La liberté ne surgit qu’avec l’attention à ce qui est et l’ego est tout ce que tu veux être sauf attention et vigilance à ce qui est.

Lorsque la conscience née d’un regard déconditionné pointe vers l’Un, il se produit un transfert de cette conscience en la présence non duelle à ce qui est. La peur peut alors circuler et » l’ultime-je » en est totalement libre, car l’énergie de peur ne trouve pas de sphère, de corpus, de coque en lesquels elle peut se poser.

L’observateur : Puis-je entrer en contact avec la peur et l’observer ?

L’être :

Entrer en contact avec la peur, c’est tout d’abord, l’accueillir et non la rejeter comme quelque chose que tu cherches à fuir, quelque chose dont tu dois à tous prix te débarrasser.

Mais » qui » va entrer en contact avec la peur ? Est-ce le censeur, le contrôleur, l’analyste ? Si tel est le cas, le regard sera faussé, travesti, erroné et aucun changement radical à 180° ne se produira. La peur sera toujours là. Elle sera comprise intellectuellement, raisonnée, contrôlée mais elle sera toujours là, tel un poison.

Il te faut renoncer à la rejeter ou à la raisonner. Le mental ne peut être évidemment pas le bon partenaire pour entrer en contact avec la peur.

Il ne s’agit pas d’observer la peur car observer c’est séparer l’observateur de la chose observée. Or les deux sont la même entité !

Il s’agit d’être à l’écoute active de la peur. Mais cette écoute active n’est pas le fait du mental ou de l’intellect, ces deux instruments-là étant réactifs et non actifs. Un instrument n’est qu’un instrument. Est-il possible de te rendre sur Vénus ou Mars en TGV ? De même, le mental est un outil limité à son propre champ d’investigation et ce champ-là répond parfaitement aux besoins de l’ego: analyse, satisfaction des désirs, émissions des pensées, des idées, des concepts, stockage des mémoires, etc.…

Mais sommes-nous ici sur le même plan d’investigation ?

L’observateur : Qu’est-ce qu’écouter ? Dois-je faire un effort ?

L’être :

Écouter ne demande aucun effort. Tout effort implique un conflit entre deux voies opposées et écouter est justement la voie non duelle, bien que le terme de » voie » ne soit pas ici bien appropriée. Tout effort éloigne de l’être et renforce les chaînes de l’ego.

Écoute la peur ! Elle te confie ses secrets et contient les modalités de sa propre éradication. Seras-tu à l’écoute ou sourd à son discours ? Elle te parle. Elle exprime tel un symptôme extérieur, ce qu’elle est » en interne « . Entre donc dans la peur sans peur et laisse-toi pénétrer par cette énergie.

N’aie aucune crainte à l’accepter. Tu as plus à craindre de l’analyse de la peur que de l’énergie de la peur brute elle-même.

Pour une fois, regarde (non pas observe ou analyse) comme si c’était la première fois que tu regardais comment la peur se manifeste. Vois les circuits qu’elle emprunte, les émotions qu’elle fait resurgir en toi. Écoute ce qu’elle te dit, la part d’imagination dans laquelle elle cherche à t’emmener, les sueurs froides qu’elle génère dans ton corps, les accélérations cardiaques qu’elle déclenche, les émotions qu’elle suscite, mais surtout ne fais que regarder d’une vision globale, uniciste, sans te laisser récupérer par l’énergie duelle du mental analytique, sans t’attarder sur tel ou tel aspect, telle ou telle facette de la peur. Ta vision doit être holistique, sans quoi le mental récupère ta conscience et une partition dualiste se rejoue encore.

Regarde le déploiement de l’arbre tout entier de la peur. Savoure les fruits, jouis de ses parfums, de ses senteurs, de ses émanations… Regarde avec joie tous ses chemins, directs et dérivés, toutes les traverses qu’elle emprunte, tous les obstacles qu’elle prend plaisir à dresser devant ta conscience.

Ton regard sur la peur doit être total et embrasser d’un seul regard toutes ses créations, toutes ses racines.

A un certain instant, ce n’est plus la peur que tu regardes. Tu ne regardes plus rien. Tu deviens regard. Ton regard » doit être » désintéressé de tout résultat. Tu n’es que regard. Tu n’es que présence à ce qui est et ce qui est est là. Il n’y a rien d’autre à » faire » car être n’est pas faire, attendre ou vouloir. Aucun changement n’est envisagé. Le regard est lui-même son propre changement. Écouter est un art. Écoutes-tu ? La liberté est écoute à ce qui est.

Dans l’écoute, la peur traverse l’être mais ne s’installe pas car il n’y a pas de lieu d’installation. Il n’y a personne pour se l’approprier. A cet instant-là, la peur n’est qu’énergie au même titre que toute autre énergie. Tu n’es que regard sans personne pour regarder. Quand la peur te traverse sans t’habiter et que le regard est présent, tu es joie.

L’observateur : Une dernière question. Il y a quelques temps, un de mes amis s’est retrouvé accidentellement devant un alligator. Il s’est enfui à toutes jambes. Était-ce de la peur ?

L’être :

Rires. C’était de l’intelligence !

Serge Pastor

 

http://sergecar.perso.neuf.fr/textes_3/pastor2.htm

 

Serge Pastor: "Vision globale, uniciste de la peur."
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 10:38
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 09:56

La première chose à ne pas oublier est la suivante :

TANT ET AUSSI LONGTEMPS QUE VOUS VOUS CRÉEREZ UNE IDENTITÉ QUELCONQUE À PARTIR DE LA SOUFFRANCE, IL VOUS SERA IMPOSSIBLE DE VOUS EN LIBÉRER.

Tant et aussi longtemps que le sens de l'identité sera investi dans la souffrance émotionnelle, vous sabotez inconsciemment toute tentative faite dans le sens de guérir cette souffrance ou y résisterez d'une manière quelconque. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous voulez rester intact et que la souffrance est fondamentalement devenue une partie de vous. Il s'agit là d'un processus inconscient, et la seule façon de le dépasser est de le rendre conscient.

 

 

Un peu comme une entité, le corps de souffrance est un champ énergétique qui se loge temporairement à l'intérieur de vous. C'est de l'énergie vitale qui est prise au piège et ne circule plus.

Bien entendu, le corps de souffrance existe en raison de certaines choses qui se sont produites dans le passé. C'est le passé qui vit en vous, et si vous vous identifiez au corps de souffrance, vous vous identifiez par la même occasion au passé.L'identité de victime est fondée sur la croyance que le passé est plus puissant que le présent, ce qui est contraire à la vérité. Que les autres et ce qu'ils vous ont fait sont responsables de ce que vous êtes maintenant, de votre souffrance émotionnelle ou de votre incapacité à être vraiment vous-même.

La vérité, c'est que le seul pouvoir qui existe est celui propre à l'instant présent : c'est le pouvoir de votre propre présence à ce qui est. Une fois que vous savez cela, vous réalisez également que vous-même et personne d'autre êtes maintenant responsable de votre vie intérieure et que le passé ne peut pas l'emporter sur le pouvoir de l'instant présent.

L'inconscience le crée, la conscience le métamorphose. Saint Paul a exprimé ce principe universel de façon magnifique :

"On peut tout dévoiler en l'exposant à la lumière, et tout ce qui est ainsi exposé devient lui-même lumière."

Tout comme vous ne pouvez vous battre contre l'obscurité, vous ne pouvez non plus vous battre contre le corps de souffrance. Essayer de le faire créerait un conflit intérieur et, par conséquent, davantage de souffrance. Il suffit de l'observer et cela suppose l'accepter comme une partie de ce qui est ce moment. »

 

 

Eckhart Tolle

Eckhart Tolle :"Il suffit d'observer la souffrance...."
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 11:34
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 10:32

 

 

"Et puis il y a la vie quotidienne. Un jour, un journaliste demanda en substance à Einstein : « à votre avis, quelle est aujourd’hui la question la plus importante à résoudre ? » De la part d’un éminent scientifique la réponse attendue concernait un problème physique important pour l’époque. Mais pas du tout. Einstein répondit : « aujourd’hui, la question essentielle est de savoir si l’univers est accueillant ».

Etonnant, non ? Et pourtant ! Ô combien est-il essentiel de vérifier si l’univers est bon ! Car s’il est « accueillant » plus rien ne justifierait la compétitivité, la concurrence, l’effort, la guerre, la société de contrôle et la hiérarchie autoritaire qui fondent notre réalité communautaire. S’il ne l’est pas, par contre, il est légitime de fonctionner sur la peur et de se barricader derrière des lois, des serrures de sécurité et une attitude de méfiance chronique. Or que nous apprend le regard symbolique au quotidien ? Que les événements de notre vie sont les reflets exacts de nos plus intimes pensées. Tout ce qui nous « arrive » n’appartient ni au hasard ni à la fatalité, mais est là pour éveiller notre conscience sur notre nature profonde. Les événements de notre vie sont autant de messages qui nous rappellent sans cesse qui nous sommes. Alors nous comprenons que l’univers n’est ni bon ni mauvais, il est simplement juste. C’est un fidèle reflet, à travers les événements qu’il nous propose de vivre, de nos peurs, de nos angoisses, de nos joies et de nos espoirs enfouis."

 

Luc Bigé

 

 

http://universite.dusymbole.free.fr/index.php?page=articles

Luc Bigé: "Fidèle reflet."
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 09:55
Humour.
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 09:52

 

"Dans sa nature, le regard est libre de tout jugement. Lorsque vous voyez que l'objet de votre désir n'est rien d'autre qu'une projection mentale, la projection s'efface et le désir s'éteint. Mais vous, être, vision, ne vous éteignez pas. Vous
êtes toujours identique à vous-même, immuable et inchangée. Vous êtes l'amour que vous cherchez."

 

Citation du jour.
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 09:51
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 09:44

 

"Le regard que nous portons sur notre existence est déterminant quant à notre manière de la vivre. Nous pouvons voir qu'il est le plus souvent teinté de jugements, d'opinions, qui tendent à nous faire vivre dans la croyance que notre existence n'est pas bien telle qu'elle est, qu'elle devrait être différente, et que si elle était différente, nous serions plus heureux.

Notre notion du bonheur est ainsi dépendante des circonstances de notre existence. Que ces circonstances viennent à changer, et le bonheur nous quitte aussi.
Il s'agit là d'une croyance. Il n'est pas nécessaire de considérer cette croyance comme étant la réalité.

Nous parlons de regarder, mais savons-nous seulement regarder ?
Savons-nous savourer avec nos sens ce qui est perçu ?
Savons-nous accueillir ce qui nous entoure sans nous défendre et réagir ?
Si nous ne le savons pas, c'est que nous ne savons pas ce que signifie regarder.

Le regard lui-même n'est jamais problématique. Il est l'outil de perception, cela qui permet que la perception ait lieu. Sans regard, peut-on percevoir ?
Regarder est tout un art. C'est un art de laisser venir en nous les perceptions, sans s'enfermer dans un jugement ou dans une opinion.

Lorsque nous nous enfermons dans de telles réactions, nous ne sommes plus alors dans le regard lui-même, mais absorbé dans les processus mentaux.
Voir cela, c'est déjà s'en extraire. S'en extraire, c'est habiter une qualité de regard affranchie de l'asservissement à la pensée.
Un regard affranchi de l'asservissement à la pensée est la racine de la méditation.
Il est méditation."

 

Jean Marc Mantel

Jean Marc Mantel : "L'art de regarder."
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La Vie est ce qui est

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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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