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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 10:36

Méditer ce n'est pas appliquer une technique.

 

Mais quand on se sent enclin à accepter l'invitation de la méditation, il y a un certain savoir-vivre à respecter afin de ne pas effaroucher son hôte. La «technique» de méditation peut être vue comme un simple savoir-vivre, comme un rituel de célébration du silence.

 

Il convient de se rappeler encore qu'il n'y a personne qui médite.

 

C'est la méditation qui médite. «Si le Seigneur ne garde la cité, c'est en vain que veille la sentinelle», chante le psaume. La tendance habituelle de l'être humain est de s'approprier la vie, le souffle, la pensée, le désir, l'émotion, l'expérience et même… l'appropriation. Méditer c'est avoir confiance dans ce que nous sommes (l'Être) et cesser de tout nous approprier au nom de ce que nous ne sommes pas (l'individu).

 

On adopte généralement une position assise confortable. La verticalité du corps favorise la véritable verticalité, celle de l'Être.

Il n'est pas nécessaire de s'asseoir par terre les jambes croisées, bien que cela représente la meilleure assise possible. On peut s'asseoir directement dans le silence et il n'y a alors plus rien à ajouter. Ce qui suit concerne les occasions où ce silence n'est pas évident.

 

On commence à examiner, avec autant de curiosité et d'intensité que le savant dans son laboratoire: c'est la passion du vrai.

 

Afin de mieux voir, on ferme les yeux. Un certain état méditatif est certes possible les yeux ouverts, mais éventuellement les yeux se ferment dès qu'une certaine profondeur est atteinte.

 

On laisse l'attention se promener un moment dans le corps. On note les endroits tendus, sans essayer de les détendre. On vérifie si on ne tient pas quelque partie du corps. Les sensations corporelles peuvent être de belles occasions d'attention et on peut arriver à percevoir le corps comme espace, ce qui est sa nature profonde.

 

On peut aussi laisser son attention se poser sur le souffle. On n'essaie pas de le modifier. Il n'y a qu'une veille étonnée et respectueuse. On observe l'inspiration, le repos, l'expiration, le repos. Dans le repos, particulièrement après l'expiration, un espace de non-respiration se fait sentir. Cet espace est aussi celui de la non-pensée, du non-désir. On note cet espace, tout simplement, sans essayer de le qualifier ou de le prolonger. On se donne entièrement à l'écoute de cet espace. Après un certain temps, il semblera peut-être qu'il demeure toujours présent à l'arrière-plan. Il n'y a que le silence et les formes qu'il assume: la respiration, les pensées, les sensations, les émotions, etc. La respiration perd de plus en plus son caractère compulsif, qui est toujours lié à l'idée d'être une personne. Il y a un abandon du souffle, qui n'est finalement qu'une occasion d'être attentif à l'espace.

 

Cette occasion peut aussi prendre la forme d'un mantra. En tant que forme sonore qu'on répète, il n'est qu'une formule pour célébrer avec Parménide: «Il y a l'Être». Le mantra convient particulièrement lorsque le mental est très actif. Mais fondamentalement, méditer ce n'est pas marmonner un mantra.

 

Le plus important dans la méditation, ce n'est ni la posture, ni le mantra, ni la respiration, ni les pensées, c'est plutôt Cela qui médite. L'attention se porte donc sur Cela. Le corps est perçu comme Cela, le mantra est perçu comme Cela, la respiration comme Cela, le silence comme Cela, les pensées comme Cela, les désirs et les émotions comme Cela, l'ennui comme Cela, la joie comme Cela. Voilà, c'est comme Cela qu'on médite.

 

Bouchart D'Orval

 

http://maison-ema.over-blog.fr/pages/jean-bouchart-d-orval-mediter-comme-cela-8821367.html

Bouchart D'Orval : "Méditer ce n'est pas appliquer une technique."
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 10:34
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 10:33

 

"Une fois que l'esprit cesse ses efforts de préhension, une fois qu'on renonce à atteindre et devenir quelque chose, une fois que l'énergie n'est plus investie dans une stratégie et dans la poursuite d'un but, l'esprit retourne à un état d'équilibre où tout demeure pacifié et tend vers la conscience silencieuse, au sein de laquelle pensées et perceptions vont et viennent."

Jean Klein

Citation du jour.
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 09:23
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 11:54

Je vous mets au défi. Comment ce serait si vous n'aviez rien à faire.

Rien, rien du tout !

D'accord vous pouvez vous faire du thé, ça ne pose pas de problèmes.

Tout ce que vous devez faire, quoi que ce soit.

Répondre au téléphone, prendre un rendez-vous, etc.

Mais ça n'a pas à être accompagné par l'idée que je dois faire quelque chose pour me stabiliser dans la Conscience.
Parce que je vous le dis cette idée c'est un piège ! Oubliez ça!
Si vous touchez à cette idée, vous la ferez immédiatement exister par le pouvoir de votre croyance ! Et ensuite il vous faudra croire à une autre idée pour ôter la première.

Alors pourquoi ne pas les laisser tomber toutes les deux dès le départ, et rester comme vous êtes ?
Vous êtes simplement ICI, et tout apparait en Vous.
Y compris cette idée de "spiritualité". Oubliez-la !
Oubliez "l'illumination", oubliez-tout...oubliez-vous surtout !
Et que reste-t-il ?
Ce dont on ne peut pas se débarasser.
C'est tout. Plus simple que simple.
Parfois on abuse de nos facultés intellectuelles qui sont censées nous mener jusqu'à cette vision et à ce point elles ont rempli leur rôle, elles s'en iront.
Vous êtes tout simplement ici.
Toute cette connaissance acquise, dite "spirituelle" n'est qu'un miroir où l'intemporel peut se voir lui-même.
Et pour quelle raison ?
Pour nulle autre raison qu'une fascination avec la reconnaissance de soi, rien d'autre.
Je ne vois pas en quoi l'idée que quelque chose est difficile (qui est une notion enracinée dans la psyché, l'expression humaine de la conscience)... que nous devons faire quelque chose dans le but de...
Parfois on parle comme si on devait comprendre ces choses avec exactitude
Mais je dis non Le Soi n'est pas une question d'exactitude ou encore "Tout est le Soi !"
Si vous abandonnez toutes vos notions, tous vos efforts pour essayer d'arriver quelque part.
Laissez-les tomber maintenant parce que vous avez le pouvoir de le faire.
Laissez-les juste tomber.
Comme quand vous êtes assis dans un restaurant où les gens trinquent, font du bruit avec leur couverts, bavardent, il y a de la musique et pourtant vous pouvez tenir une douce conversation
avec vos amis autour de la table, parce que vous ne laissez pas le bruit entrer.
De même ne laissez pas entrer ces pensées : "je dois faire quelque chose pour être plus présent".
Dès que cette idée est abandonnée, on ressent une libération, comme un rire en soi.
Ca semble trop simple pour être vrai.
Parce qu'il y a tellement de livres, de bibliothèques, de cd, de maîtres, d'histoires. Tout ça pour cette simplicité ! Mon Dieu !
Quelle blague ! Quelle chose étrange !
Je suis, tout simplement
Une totale acceptation de cette vérité présente à jamais a lieu en quelque sorte.
On peut l'appeler Grâce, bénédiction ou quoi que ce soit mais ça a lieu tout simplement.
Et ce mouvement cesse, qu'il y a quelque chose à corriger.
Si parfois je peux dire cela, à un autre moment je vais dire "tu devrais arrêter de faire cela".
Il doit y avoir cette souplesse, cette ouverture qui est présente dans l'êtreté de vraiment entendre ça et en saisir le sens sur le moment : bien qu'il faille faire quelque chose pour voir ça, il n'y a rien à faire pour être ça.
Voici le genre de paradoxe qu'on semble rencontrer
On est surtout tourmenté par cette idée d'obstacles sur la voie.
Donc, il y a des moment où je dirai : oui ça apparemment c'est un obstacle sur la voie.
Mais je vous demanderai aussi : ça bloque l'accès de quoi ?
Et qu'est-ce qui perçoit se sentiment d'obstruction ?
On a dit que La Conscience ne peut pas être située au terme d'un processus, ou d'une pratique. Elle doit être ce en quoi l'idée même a lieu, la première pensée est déjà là dans la Conscience.

Donc tout mouvement à partir de cette pensée ne peut qu'avoir lieu dans la Conscience mais ne peut vous amener jusqu'à elle comme à un but objectif.

C'est la découverte du Sujet par soi-même.

Et parfois, bien sûr, quand on essaie de le mettre en mots, ce qui ne peut pas être réellement verbalisé...

Ca ne peut pas être touché ou porté par les mots, tout au mieux, à partir de l'autorité indiscutable de la vision ces paroles sont infusées d'une certaine présence, elles ont une puissance en elles, plus de lumière, quand elles viennent de cette intuition.

Lorsque vous êtes vous-même cette vision, cette expérience, et cependant au-delà tout à la fois, vous ne pouvez pas l'expliquer comme je l'ai dit déjà.

Heureusement qu'on ne doit pas écrire une thèse là-dessus !

C'est seulement votre propre vue intérieure, très intime, disons comme ça pour l'instant, mais ça dégage de toutes ces strates de "il faudrait" et "il ne faudrait pas" et laisse la vérité telle qu'elle est, présente.

Qu'est-ce qui peut-être plus simple ? Antérieur à la simplicité même. C'est ce que vous êtes.

Notre esprit ne jouit que rarement de ce repos complet. quand le mental est au repos complet, c'est-à-dire qu'il est libre de toute intention, de toute notion qu'il y a quelque chose à atteindre, afin d'être "quelque chose".

C'est spontanément Un, c'est le Soi lui-même. Abandonez l'idée que quoi que ce soit vous empêche d'être cela. C'est seulement une idée qui apparait en cela. Qu'est-ce que "cela" ?

Qui est là, extérieur, pour le connaître ?

Dans ce que nous sommes, cela ne dit pas même : "Je suis Cela".

C'est pour ça que je dis : on rate l'évidence. Parce qu'on se perd dans des élucubrations sur ce que Cela devrait être. Et donc en se basant sur le mental et l'éducation, on ne se sent pas digne. On s'identifie à ce qui nous donne l'impression d'être inférieur à ça...

Car tant qu'il y a une quête, il y a un sentiment de manque.

Et c'est pour cette raison que cette recherche existe.

Mooji

 

http://maison-ema.over-blog.fr/article-mooji--41438570.html

Mooji: 'Plus simple que simple."
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 11:21
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 11:19

 

"Rien n'est à acquérir de ce que vous êtes, parce que vous l'êtes. Tenter de l'acquérir vous en éloigne, car c'est ce qu'il existe de plus proche de vous. Avant que votre corps ne s'éveille le matin, vous l'êtes. Il est suffisant de savoir que les états de veille, de rêve, de sommeil profond sont en vous. Ce qui est derrière tous ces états est votre vraie nature, votre vrai visage ; c'est le visage même que vous aviez avant votre naissance, et c'est le visage même qui demeure après votre mort physique. Mais l'important est d'intégrer cela sciemment."

 

 Jean Klein

Jean Klein:" Votre vrai visage."
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 10:58
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 10:51

 

"C’est pourtant tout simple. Nous n’avons aucun effort à faire pour être nous-mêmes. Nous le sommes. Mais notre inquiétude et notre arrogance, notre manque de confiance et nos peurs, l’étouffent. En voulant s’affirmer, exister, être reconnu, on se défigure. Il suffit de se détendre, de devenir comme transparent pour que notre être se mette à chanter spontanément - où comme le dirait Rilke devienne “anonyme”."

 

Fabrice Midal

"C'est pourtant tout simple."
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 10:50
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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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