Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 13:12
Repost 0
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 13:08

"Présence consciente. Immédiate. Impossible d'en parler avec des mots justes, impossible de décrire cette présence et le fait mystérieux que désormais tout passe par elle. Elle est le non-filtre qui empêche l'accroche aux perceptions humaines et conditionnées qui pourraient surgir.

Le mot pomme écrit en lettre noires même sur le plus beaux des papiers n'a rien à voir avec la forme, la texture, l'odeur et enfin le goût de la pomme lorsque l'on croque dedans. De même, la forme, la texture, l'odeur et enfin le goût de la pomme croquée en se rapportant inconsciemment à toutes les expériences précédentes de croquer dans une pomme, le souvenir des sorties dans le verger des grands-parents, la tarte aux pommes offerte les dimanches après midi n'a rien à voir avec le goût re-découvert pour la première fois chaque fois lorsque la présence consciente goûte la pomme...et malgré ce re-nouveau, ces re-découvertes mues par une perception désormais complètement différente, l'expérience, les effets de Cela ne seront jamais Cela.

Le mot Présence et tous ces mots sur l'éveil n'ont rien à voir et ne décrivent en rien Cela immédiat qui se vit de Ça-même. De Moi-même.

Cette Présence consciente ne chasse rien, n'a pas besoin d'attendre qu'on lui fasse de la place, ne surgit pas selon des conditions. Tout est déja Présence déguisée en objets, formes, textures, expériences et nécessairement pâlit, ajustée, décalée, pour en faire un monde expérimentable. Il semble, il semble seulement que c'est l'attention de la conscience non plus dirigée sur les désirs et qui a vu à travers son propre monde qui se retourne sur elle-même et qui tout à coup se-sait. Mais lorsque la conscience se re-découvre être elle-même l'objet, le créateur de l'objet et le geste de création, elle sait tout à la fois que ca a toujours été ainsi, qu'un monde à part de l'éveil est impossible. Éveil n'est même plus un mot qui veut dire quelque chose puisqu'il n'y a toujours eu qu'Éveil. La vie est éveil. Pas quelque chose à atteindre, déja là.

Et puis il apparait que cette Présence consciente ne disparait plus. Ses propres objets, expériences, émotions, sensations, corps, relations, etc ne font plus obstacle à se savoir être, à cette présence qui reste en avant plan, consciente et par quoi tout passe. Tout est pour ainsi dire filtré d'un filtre pur, juste, net. Meurent les accroches aux conditionnements avant même qu'ils aient pu exister vraiment...

Et le mystère, le paradoxe incompréhensible, est qu'il est impossible de vivre ça sans l'illusion d'une personnalité, d'un corps. Et non seulement la personnalité est le véhicule de la Présence consciente, mais elle n'est plus combattue. Il n'y a rien en soi qui veuille changer, améliorer, ajuster. C'est laisser libre et par le fait même sublimé.

La Présence consciente sublime la personnalité. Elle n'a pas besoin d'enlever quoi que ce soit puisque tout provient d'elle et se vit par elle. Mais simplement, le dire et le vivre est un fossé impossible à franchir."

 

Christine Morency

 

http://ecritsdabsolu.blogspot.fr/

 

 

Christine Morency: "Laisser libre."
Repost 0
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:32
Repost 0
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:15

"- J’ai lu dernièrement un ouvrage proposant de vivre dans le moment présent que j’ai mis aussitôt en pratique malheureusement à un moment donné voilà que je bascule à nouveau dans le temps.
- Comment ? Ici là ?
- Ici là… Que veut-tu dire ?
- Tu me parles de moment présent…
- Oui, ce que je veux dire c’est que j’ai du mal à me stabiliser…
- Oui j’ai compris mais comment ? Ici là ?
- Je ne comprends toujours pas ?
- Tu me parles de moment présent …
- Oui en effet.
- Le présent dont tu me parles, il est quand d’après toi ?
- Quand j’essaye de méditer afin de m’y établir définitivement.
- Non, ce que je voudrais savoir c’est quoi le "quand" lorsque tu dis : je m’y établirai définitivement ?
- He bien lorsque j’aurai suffisamment médité.
- Tu es actuellement en train de méditer ?
- Heu, là non mais…
- Donc si je t’ai bien écouté en ce moment même tu n’es pas dans le moment présent tu es dans un autre temps ? Mais comment fais-tu pour être dans un autre temps que maintenant ?
- (Silence… )
- Lors de notre dernière rencontre nous étions arrivés à la conclusion qu’étant impossible d’être ailleurs que maintenant il n’y avait pas à rajouter du maintenant au maintenant, il n’y avait donc strictement rien à faire sinon vivre cette conviction.
- Oui effectivement mais nous qui cherchons, tu dois bien admettre que si nous restons là à ne rien faire il ne se passera rien, il n’arrivera rien, ce que nous voulons c’est pouvoir le vivre de façon permanente.
- En disant il n’arrivera rien, ne serions-nous pas en train de recouvrir ce moment présent avec l’idée que nous n’y sommes pas encore ?
- Comme c’est bizarre, nous fuirions ce que nous cherchons et ce que nous cherchons est pourtant déjà manifestement là?
- Et autant te dire tout de suite qu’en voyant les choses ainsi le moment présent va prendre beaucoup de temps à venir, s’il finit par venir un jour ce sera dans un avenir très long à venir comme le disait si joliment Tristan Tzara.
- Effectivement, la pratique consistant à être dans le moment présent va durer une éternité de temps.
- Tu as sans doute raison, mais afin d’y voir plus clair, voyons tout d’abord ce que le dictionnaire définit par le mot « moment » de moment présent.
- Je lis « Espace de temps considéré dans une durée plus ou moins brève ».
- En vérité ce que nous voulons c’est que ce moment ne soit pas plus ou moins bref mais qu’il devienne éternel, permanent, c’est à dire qu’il se perpétue dans le temps.
- Oui, que ce soit tout le temps maintenant.
- Il n’y aurait-il pas quelque chose de pathologique là dedans ? - En effet on voudrait trouver l’intemporel au moyen du temporel. Dis-moi, est-ce que l’on s’écoute de temps en temps ?
- L’intemporel, nous y sommes déjà de façon permanente mais le mot « permanent » ne colle pas parce qu’il induit du temps. Quand on parle d’intemporalité cette notion est vue à partir d’une vision temporelle qui serait en quelque sorte arrêtée, fixée dans un présent éternel, permanent.
- D’ailleurs le mot permanent, le sens commun le traduit par « c’est là tout le temps », et c’est justement pour cette raison qu’il est si difficile de le partager.
- Ce dont il est question ici n’est pas plus concerné par le temps que par l’intemporel visualisé à partir d’un présent éternel. Si le concept de temps existe, en revanche le concept de non temps n’existe pas ou s’il existe c’est qu’à partir du concept d’un temps arrêté, un temps qui ne serait plus en mouvement.
- Ma vieille mère, l’année précédant sa mort, était devenue complétement gâteuse. La notion de temps n’avait pour elle plus aucune signification car il n’y avait plus de mémoire à laquelle se référencer pour échafauder des concepts car il nous est impossible d’échafauder un concept sans l’aide de la mémoire. Pour que le temps existe il a besoin d’être conceptualisé sinon c’est impossible; c’est exactement la même chose avec la notion d’intemporalité qui est vue à partir d’une vision temporelle.
- Etant impossible de ne pas être. Etant impossible d’être dans un autre temps c’est toujours ici et maintenant.
- Le problème c’est qu’en raison de l’attraction de la mémoire nous courons ainsi après l’intemporel par des moyens temporels.
- Le moi chercheur en disant : « vous conviendrez que si je reste là sans rien faire il ne se passera rien, il n’arrivera rien » implique qu’il y a besoin d’une volonté de sa part pour se libérer de l’attraction de lui même.
- Et si nous gardions bien à l’esprit que rien ne doit arriver puisque c’est déjà là. En revanche cette part de volonté qui consiste à asseoir cette compréhension est très importante ne trouves-tu pas ?
- Oui s’il s’agissait d’une volonté impliquant une action, mais il ne s’agit pas d’une action, il ne s’agit pas d’un faire. Cela réside seulement dans le fait que nous nous sentions bien plus heureux dans l’intemporel plutôt que dans le temporel. D’emblée, on se sent toujours mieux dans un lit douillet que couché dans un lit plein de puces. Si on vous propose l’un ou l’autre la question ne se pose même pas vous choisirez le lit douillet. Là c’est la même chose. Une fois qu’il est vu que vivre au sein de l’intemporel, que de vivre dans le monde plutôt que dans son monde offre une vie bien plus simple et savoureuse la question ne se pose plus non plus. Cela semble être un choix que tu fais, mais ce n'est pas vraiment un car ça coule de source. Tu le fais sans regret car c’est totalement évident. Ce qui est important c’est de connaître le lit douillet sinon on reste torturé en s’imaginant que le lit plein de puces est quelque chose de bien plus excitant.
- Comme tu le sais, la nature est vide mais pour qu’il y ait création, dieu a fait en sorte qu’elle est elle même horreur du vide."

Franck Terreaux

 

http://eveilphilosophie.canalblog.com/

Franck Terreaux: "Connaitre le lit douillet."
Repost 0
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:15

"- J’ai lu dernièrement un ouvrage proposant de vivre dans le moment présent que j’ai mis aussitôt en pratique malheureusement à un moment donné voilà que je bascule à nouveau dans le temps.
- Comment ? Ici là ?
- Ici là… Que veut-tu dire ?
- Tu me parles de moment présent…
- Oui, ce que je veux dire c’est que j’ai du mal à me stabiliser…
- Oui j’ai compris mais comment ? Ici là ?
- Je ne comprends toujours pas ?
- Tu me parles de moment présent …
- Oui en effet.
- Le présent dont tu me parles, il est quand d’après toi ?
- Quand j’essaye de méditer afin de m’y établir définitivement.
- Non, ce que je voudrais savoir c’est quoi le "quand" lorsque tu dis : je m’y établirai définitivement ?
- He bien lorsque j’aurai suffisamment médité.
- Tu es actuellement en train de méditer ?
- Heu, là non mais…
- Donc si je t’ai bien écouté en ce moment même tu n’es pas dans le moment présent tu es dans un autre temps ? Mais comment fais-tu pour être dans un autre temps que maintenant ?
- (Silence… )
- Lors de notre dernière rencontre nous étions arrivés à la conclusion qu’étant impossible d’être ailleurs que maintenant il n’y avait pas à rajouter du maintenant au maintenant, il n’y avait donc strictement rien à faire sinon vivre cette conviction.
- Oui effectivement mais nous qui cherchons, tu dois bien admettre que si nous restons là à ne rien faire il ne se passera rien, il n’arrivera rien, ce que nous voulons c’est pouvoir le vivre de façon permanente.
- En disant il n’arrivera rien, ne serions-nous pas en train de recouvrir ce moment présent avec l’idée que nous n’y sommes pas encore ?
- Comme c’est bizarre, nous fuirions ce que nous cherchons et ce que nous cherchons est pourtant déjà manifestement là?
- Et autant te dire tout de suite qu’en voyant les choses ainsi le moment présent va prendre beaucoup de temps à venir, s’il finit par venir un jour ce sera dans un avenir très long à venir comme le disait si joliment Tristan Tzara.
- Effectivement, la pratique consistant à être dans le moment présent va durer une éternité de temps.
- Tu as sans doute raison, mais afin d’y voir plus clair, voyons tout d’abord ce que le dictionnaire définit par le mot « moment » de moment présent.
- Je lis « Espace de temps considéré dans une durée plus ou moins brève ».
- En vérité ce que nous voulons c’est que ce moment ne soit pas plus ou moins bref mais qu’il devienne éternel, permanent, c’est à dire qu’il se perpétue dans le temps.
- Oui, que ce soit tout le temps maintenant.
- Il n’y aurait-il pas quelque chose de pathologique là dedans ? - En effet on voudrait trouver l’intemporel au moyen du temporel. Dis-moi, est-ce que l’on s’écoute de temps en temps ?
- L’intemporel, nous y sommes déjà de façon permanente mais le mot « permanent » ne colle pas parce qu’il induit du temps. Quand on parle d’intemporalité cette notion est vue à partir d’une vision temporelle qui serait en quelque sorte arrêtée, fixée dans un présent éternel, permanent.
- D’ailleurs le mot permanent, le sens commun le traduit par « c’est là tout le temps », et c’est justement pour cette raison qu’il est si difficile de le partager.
- Ce dont il est question ici n’est pas plus concerné par le temps que par l’intemporel visualisé à partir d’un présent éternel. Si le concept de temps existe, en revanche le concept de non temps n’existe pas ou s’il existe c’est qu’à partir du concept d’un temps arrêté, un temps qui ne serait plus en mouvement.
- Ma vieille mère, l’année précédant sa mort, était devenue complétement gâteuse. La notion de temps n’avait pour elle plus aucune signification car il n’y avait plus de mémoire à laquelle se référencer pour échafauder des concepts car il nous est impossible d’échafauder un concept sans l’aide de la mémoire. Pour que le temps existe il a besoin d’être conceptualisé sinon c’est impossible; c’est exactement la même chose avec la notion d’intemporalité qui est vue à partir d’une vision temporelle.
- Etant impossible de ne pas être. Etant impossible d’être dans un autre temps c’est toujours ici et maintenant.
- Le problème c’est qu’en raison de l’attraction de la mémoire nous courons ainsi après l’intemporel par des moyens temporels.
- Le moi chercheur en disant : « vous conviendrez que si je reste là sans rien faire il ne se passera rien, il n’arrivera rien » implique qu’il y a besoin d’une volonté de sa part pour se libérer de l’attraction de lui même.
- Et si nous gardions bien à l’esprit que rien ne doit arriver puisque c’est déjà là. En revanche cette part de volonté qui consiste à asseoir cette compréhension est très importante ne trouves-tu pas ?
- Oui s’il s’agissait d’une volonté impliquant une action, mais il ne s’agit pas d’une action, il ne s’agit pas d’un faire. Cela réside seulement dans le fait que nous nous sentions bien plus heureux dans l’intemporel plutôt que dans le temporel. D’emblée, on se sent toujours mieux dans un lit douillet que couché dans un lit plein de puces. Si on vous propose l’un ou l’autre la question ne se pose même pas vous choisirez le lit douillet. Là c’est la même chose. Une fois qu’il est vu que vivre au sein de l’intemporel, que de vivre dans le monde plutôt que dans son monde offre une vie bien plus simple et savoureuse la question ne se pose plus non plus. Cela semble être un choix que tu fais, mais ce n'est pas vraiment un car ça coule de source. Tu le fais sans regret car c’est totalement évident. Ce qui est important c’est de connaître le lit douillet sinon on reste torturé en s’imaginant que le lit plein de puces est quelque chose de bien plus excitant.
- Comme tu le sais, la nature est vide mais pour qu’il y ait création, dieu a fait en sorte qu’elle est elle même horreur du vide."

Franck Terreaux

 

http://eveilphilosophie.canalblog.com/

Franck Terreaux: "Connaitre le lit douillet."
Repost 0
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:14
Repost 0
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:10

 

"Ma-Tsou : Que viens-tu chercher ici ?

 

Houai-Hai : Je suis venu pour découvrir la vérité du Bouddha.

 

Ma-Tsou : Que peux-tu espérer de moi ? Pourquoi feins-tu d’ignorer le trésor qui est dans ta propre maison, et cours-tu au loin pour le trouver ?

 

Houai-Hai : Quel est donc ce trésor que je feindrais d’ignorer ?

 

Ma-Tsou : Ton trésor est celui qui est en train de m’interroger. Il possède tout, il ne manque de rien, ce qu’il contient est inépuisable et tu peux l’utiliser librement. Pourquoi aller chercher à l’extérieur ?"

 

Pai-tchang Houai-hai (720-814)

 

http://eveilphilosophie.canalblog.com/

Histoire du jour.
Repost 0
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:06

 

« L’état qu’on appelle réalisation, c’est simplement être soi-même, sans rechercher à connaître quoi que ce soit ou à devenir quoi que ce soit »

 

« Aussi longtemps que l’on désire la réalisation, aussi longtemps on reste en servitude »

 

Ramana Maharshi

 

Ramana Maharshi: "Servitude."
Repost 0
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:05
Repost 0
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:01

 

« Tout effort d'être quelqu'un ou de trouver un état d’être extraordinaire cesse.

Cette cessation est essentielle.

C'est la véritable maturité spirituelle »

 

Adyashanti

Citation du jour.
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de RV
  • Le blog de RV
  • : Bavardage sur le Tout en particulier et le Rien en général. Psittacisme sur Ce qui est.
  • Contact

La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

Rechercher

Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

Liens