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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 08:07

Rupert: Toute la vie n'est pas une construction mentale. Une construction mentale (c'est à dire: pensées, sensations et perceptions) apparaît, elle est faite de ce qui est vraiment et
éternellement vivant, la Conscience.


Q: Qui s'éveille ?


La Conscience est toujours déjà éveillée, ou plus exactement : l'éveil ou la conscience est
une de ses "qualités". (L'êtreté et la joie sont deux de ses autres "qualités")
La Conscience prend parfois la forme d'une pensée, qui s'imagine elle-même limitée à un corps particulier. C'est comme si vous vous mettiez le costume du Roi Lear et ce faisant, vous oubliez que vous êtes Anand.
Avec cette pensée, la Conscience semble oublier sa
propre
 nature illimitée, et semble devenir une entité séparée, une personne.

Une fois que cette identification a pris place, la plupart de nos pensées, sentiments et  activités viennent de et expriment cette croyance et sensation d'être séparé, localisé et  limité.
Parce que la joie inhérente à la Connaissance de notre Etre, est perdue lorsque nous  l'oublions, la "personne" apparente qui résulte de cette identification, est dans un état  perpétuel d'insatisfaction et de recherche. En d'autres termes, c'est la "personne" apparente qui est insatisfaite, qui recherche, qui 
souhaite s'éveiller à sa vraie nature.
Toutefois cette "personne" n'est elle-même que le voile apparent de sa
propre identité (la Conscience).
La "personne" ne peut s'éveiller, car elle n'existe qu'en tant que pensée. Comment une 
pensée, une illusion peut-elle s'éveiller ?
Le Roi Lear ne peut s'éveiller, car il n'est qu'un costume que porte Anand. Un costume ne  peut s'éveiller.
Toi, Anand, es déjà éveillé. C'est-à-dire Toi, la Conscience, qui voit ces mots, est déjà et  toujours éveillé. Simplement Elle s'est perdue dans les objets et a ainsi oublié en apparence 
son propre Soi.
Tout ce qui est nécessaire, c'est de se "rappeler soi-même" de
nouveau .
Ce que vous appelez l'Eveil, c'est la vision claire de
votre vraie nature et en conséquence la  non- existence de la personne séparée.Ce qui est toujours éveillé, est toujours éveillé. Ce qui n'est pas éveillé ne peut s'éveiller.

 

Q: Eveillé à quoi ?


A soi-même

Dit autrement, ce qui semble être quelque chose appelé : "L'Eveil" pour la personne
apparente, pour la Conscience c'est simplement être, comme elle est toujours.
Nous pouvons donc dire que l'Eveil est la reconnaissance directe de la Conscience ou le rappel de son Etre propre . Anand est le nom qui est donné à cette expérience. Vous êtes
cela.
Je peux ajouter que ce qu'on appelle l'Eveil ou Illumination ou Compréhension, qui est toujours soudain (mais pas nécessairement instantané) est dans la plupart des cas,
suivi par ce qu'on pourrait appelé "la Réalisation de Soi", dans laquelle l'expérience du corps, du mental et du monde est progressivement vécue comme imprégnée et saturée par la"substance" lumineuse et connaissante de la Conscience.

 

http://sangha.ceraformation.fr/public/Textes_des_enseignants/Rupert_Spira.pdf

Rupert Spira: "L'Eveil."
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 10:50
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 10:44

 

« De l’eau ! de l’eau ! là-bas ! là-bas ! »

 

C’est ce « là-bas » qui maintient endormi.

 

Dans le futur, dans la distance, tout n’est

 

qu’illusion.

 

Goûte l’ ici et maintenant de Dieu.

 

Hz Mevlânâ

 

http://sevimcan.blogspot.com.tr/

Goûte l'ici et maintenant de Dieu.
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 10:29
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 10:07

 

"En effet, ce qui est, est ce qui est ici, déjà là en cet instant même et rien d’autre.
Cela consiste à savoir s’arrêter là, parce qu’il est vue que ce qui est, est déjà ici, en cet instant même, AVANT l’émergence du chercheur, AVANT l’émergence de la penser lui suggérant qu’il est quelque chose à rajouter, à atteindre, ou à faire en vue d’y parvenir."

 

Franck Terreau

Citation du jour.
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 09:28
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 09:26

 

Pour s'éveiller à la connaissance de soi, il faut en effet opérer un certain geste intérieur qui est tout simplement un désintéressement du monde. Ce désintéressement, je l'entends au sens kantien du terme, c'est-à-dire comme une sortie de l'emprise du moi sur la perception. Il faut libérer le regard du couple sujet/objet pour apprendre à nouveau à voir le monde et les objets sans projeter sur eux des désirs, des attentes, des peurs, des concepts.

Il faut que la conscience se débarrasse de ces couches conceptuelles et affectives comme on enlève de la buée sur des lunettes pour qu'elle puisse enfin être attentive à l'acte même d'être attentif, à l'expérience d'être conscient. Il s'agit de voir la vision, d'écouter l'écoute, ou mieux d'être la vision, d'être l'écoute et non plus un individu qui voit ou qui écoute. Maharaj parle de cette vision :

« Quand un objet est vu comme un objet, cela présup­pose un sujet différent de l'objet. Dans la perception d'un être libéré, il n'y a ni sujet qui voit, ni objet qui est vu ; il n’y a que la "vision", le voir. En d'autres termes, la perception d'un être libéré est antérieure à toute interpréta­tion des facultés sensorielles. (...) En bref, la vision de l’être libéré est vision totale, ou vision intégrée, ou vision intuitive, vision exempte de tout caractère objectif – et cela, c'est être libre de l'attachement. C'est cela que signifie ma phrase : "Je vois, mais je ne vois pas." »

Ce geste de la conscience, qui vide la perception du sujet et de l'objet, permet de retrouver ce regard neuf qui n'est pas un « regard prédateur » toujours prêt à saisir le réel dans les filets des concepts et des émotions indivi­duelles. La perception est enfin libre de toutes interpréta­tions subjectives et égotiques, sans but, sans intention.

Dans ce regard, les choses n'existent plus au service de l'ego mais sont présentes gratuitement; elles vivent uni­quement pour elles-mêmes. Ainsi par exemple, la rue n'est plus simplement vécue comme « une rue que je dois traverser pour aller à mon travail », rue que rien ne dis­tingue des milliers d'autres déjà empruntées et des mil­liers de rues à traverser encore dans le futur. La rue est, dans ce regard, non plus distraitement regardée à partir des soucis de la forme-mentale égotique, mais enfin vue dans la transparence de la Vision, à partir de la conscience vide, nue, sans but et sans pourquoi. La rue apparaît comme le surgissement d'un être singulier, comme un événement unique explosant dans des formes, des couleurs, des mouvements comme La Rue. Stephen Jourdain décrit magnifiquement ce regard :

« Ça ne vous est jamais arrivé, de vous promener dans une rue, et puis tout à coup, ce n'est plus dans une rue que vous êtes, c'est dans La Rue, tout vous arrive précédé de l'article défini, et se met comme à briller, et un extra-ordinaire bonheur fondant et bourdonnant est là, avec l'impression qu'il y a des siècles que vous vivez cette seconde, qui durera toujours? »

Apprendre à vivre cette attention globale, c'est libérer le regard de toute volonté de propriété, de tout désir, de tout souci, de tout besoin; c'est vider le regard de l'indi­vidu pour que la Vision magique puisse apparaître comme un lever de soleil. L'attention désintéressée est une percée dans un monde nouveau et frais n'apparte­nant à personne, et qui se tient là immobile, gratuite, donné, comme la simple présence de l'Être. Il faut accep­ter de mourir en tant que spectateur individuel pour retrouver un spectacle dépourvu de spectateur. Le regard doit se vider; il doit se creuser pour révéler son absolue vacuité, sa totale liberté, son infinie impersonnalité. Personne ne regarde le monde et le monde n'est pas regardé ; il n'y a plus de voyant et de vu, plus de sujet et plus d'objet mais juste une vision, juste un étonnement, juste un silence et une allégresse.

 

José Leroy

L'attention désintéressée.
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 14:58
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 14:56

Irai-je dire à une pierre comment être dure ? Oserai-je enseigner à l'eau comment mouiller ? vais-je apprendre au soleil comment briller ? M'adresserai-je à l'Intelligence de l'existence pour lui dire comment vivre ? Expliquerai-je au sang comment circuler dans les veines ? Combien de fois dans la journée se dit-on : "je dois respirer." ?

Cela respire et on vit.

Cela aime et on sourit.

Cela vibre et on agit.

Dieu aurait-il besoin d'aide pour prendre conscience de Ce Qu'il Est ? Ce rendre à Dieu est le seul réel rendez-vous de la vie. l'Unique instant de cette existence. Et Cela se produit à chaque instant, entre deux pensées, entre deux émotions, entre deux aspirations, il y l'Un qui demeure paisible en tout ce qui est.

Rendez-vous à vous. Un peu de tranquillité, un peu de silence et laisser émerger le bruissement de la Vie-une, le ruissellement de l'Unique, l'émouvant mouvement de l'Immobile, le souffle heureux de l'Amoureux.

Offrir son mental au Silence de l'Inconnaissable et Son souffle de lumière emportera tout ce bruit qui cachait la sérénité de l'Être.

Offrir son cœur à l'Amour parfait, son brasier va incendier tout attachement autre qu'à Ce Qui Est.

Offrir chaque action à l'impassible Eternité, et tout prendra une fluidité féerique, en étant au bon endroit au bon moment, chaque jour.

Rendez-vous à votre plus extraordinaire rendez-vous amoureux et laissez-vous embrasser par ce qui n'a jamais cesser de vous étreindre d'amour.

 

Domiji

 

http://lavieestleplusgranddesguru.over-blog.com/

Offrir son mental au Silence de l'Inconnaissable
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 11:02
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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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