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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 10:19
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 14:16

 

 

"Cette illumination s’était produite sans aucun effort de ma part ! Il m’était simplement venu l’idée d’observer ma marche, ce qui s’était produit d’une manière facile et naturelle ; et c’est alors que ce trésor avait émergé. J’en vins aussi à reconnaître que ce don apparent avait toujours été disponible et qu’il le serait toujours. C’était la plus merveilleuse réalisation de toutes ! Qu’absolument indépendamment de l’endroit, du moment ou de l’humeur dans laquelle je pouvais me trouver, cette présence était prête à émerger et à m’embrasser. Ce trésor était à redécouvrir, mais certes pas par des pratiques et rites spirituels ardus et en apparence de grande portée. Pas du tout. Ce merveilleux trésor embrassant et recouvrant tout s’offrait dans l’essence d’un pas, dans le bruit d’un tracteur, dans mon sentiment d’ennui, dans la présence d’un chat assis, dans les sentiments de douleur et de rejet, en haut d’une montagne, ou au milieu de Balham High Street. Où que ce soit, je suis totalement environné et immergé dans la tranquillité, l’amour inconditionnel et l’unicité."

 

Tony Parsons


Extrait de Ce qui est, Accarias L’Originel, 2002.

 

Citation du jour.
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 14:15
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:58

Bonjour Caroline,

L’an dernier suite à un problème de santé que la médecine traditionnelle n’arrivait pas à résoudre, je suis allé voir un thérapeute alternatif en décodage. J’étais très cartésien, et auparavant corps et esprit ne pouvaient être liés. Suite à la résolution de ce problème, j’ai fait un stage d’énergétique. Suite à ce stage un système de croyances mis en place depuis l’enfance s’est effondré remplacé par un système de croyances qu’on pourrait qualifié d’ésotérique. A ce moment-là j’ai eu cette phase d’éveil, d’ouverture du cœur, où tout était parfait. J’étais au présent, l’impression que tout était juste, plus de question à se poser, tout arrivait au bon moment, avant même la pensée de faire quelque chose, la chose était là. Sensation d’omniscience. Tout était su. Sensation de rayonner, j’étais « Jésus ». Je soignais les gens dans la rue: juste en me concentrant sur eux leur boiterie diminuait.. Tout était limpide. J’emploie ici le « je », mais à ce moment-là, « c’était ». Simplement. Puis tout ça m’a fait peur je crois, le mental a repris le dessus, j’ai refermé. Je me suis investi dans l’énergétique à fond, voulant apprendre et peut être retrouvé cet état. Cela fait un an maintenant. Passages difficiles avec un gourou où tout ça ressemblait beaucoup à la secte.

Ton témoignage m’a fait beaucoup bien je crois. Même s’il m’a retourné la tête une énième fois. Le nouveau système de croyances « ésotérique » est tombé à son tour. Mais que faisons-nous? Qui soignons-nous? L’énergie manipulée que je perçois et fais circuler chez les gens existe-t-elle? Travaillais-je seulement? Vivais-je seulement? Existais-je?

La réponse est surement que déjà le JE n’existe pas. Le Moi n’existe pas. Mon corps physique existe-t-il? Mon voisin existe-t-il, ou n’est-il le fruit que de mon imagination? Quid de la cocréation, etc…?? zéro patate. Peut-être faut-il juste se dire « on s’en fout ». Et laisser faire. Quelle importance finalement? Qu’en penses-tu?

Dis-moi si tu penses qu’une discussion via Skype semble plus appropriée pour une réponse. En te remerciant.

.

Bonjour J,

Merci pour ton partage d’expérience et pour tes questions très pertinentes.

Pour commencer, je voudrai aborder avec toi ce que tu appelles « la phase d’ouverture de cœur et d’éveil ». A travers ce que tu décris, il est clair que la vérité a été touchée et goûtée. Par contre, ce qui s’est passé, c’est que le mental a récupéré cette expérience, il en a fait « son expérience » et la vérité n’a pas pu transpercer et dissoudre définitivement le personnage, le « je » croyant toujours être à l’origine de cette expérience.

Si, tout d’abord, tu regardes bien ce qu’il s’est passé juste avant cet « événement », tu verras certainement qu’effectivement le système de croyances établit depuis l’enfance s’est effondré et que c’est dans cet espace vierge, vide de toute croyance que « le miracle » a pu se produire. Je suis sûre que le remplacement de ces anciennes croyances par des nouvelles croyances ésotériques ne s’est pas fait avant cet éveil. Essaies de te souvenir l’état d’esprit dans lequel tu te trouvais juste avant… Je suis certaine qu’il devait y avoir comme simplement un espace vide et neuf à la fois, innocent comme celui d’un enfant prêt à croire tout ce qui arrivera, complètement ouvert et sans attente. C’est dans ce néant, dans ce vide d’idées, de croyances et de connaissances que la découverte peut se faire.

Après, bien sûr, une fois que la peur est survenue et que le mental s’est recristallisé, de nouvelles croyances plus ésotériques ont pris le dessus et sont venues remplacer les anciennes, mais c’est important que tu puisses voir que cela est survenu après. C’est important parce que cela va te permettre de comprendre, mais surtout de voir clairement comment cela se passe. Tu vois, quand tu dis : « Puis tout ça m’a fait peur je crois, le mental a repris le dessus, j’ai refermé », il y a clairement une croyance ancrée en toi concernant le rôle et le pouvoir d’action du personnage. Tu dis que « tu » as refermé, mais c’est impossible ! « Tu » n’as pas ce pouvoir. « Tu » n’as pas eu le pouvoir de faire surgir cette expérience et « tu » n’as pas non plus le pouvoir de l’arrêter. C’est essentiellement ça qui n’a pas été vu et qui fait que cette expérience d’éveil reste « une expérience ». Simplement parce qu’il y a quelqu’un qui croit que c’est lui qui a fait ça, qui a vécu ça, puis qui a eu peur et qui a refermé ça. Il y a quelqu’un qui s’est approprié cette expérience et qui l’a fait sienne. Il y a même quelqu’un qui sait ne plus avoir été là ! C’est subtil, mais même cette idée, cette personne se l’approprie. « Tu » n’as absolument jamais rien fait ! Ni avant cette expérience, ni pendant, ni après. Rien n’a jamais été fait par « toi ». Il y a l’apparence de faire des choses, mais tout ça n’est qu’une apparence.

Maintenant, je vais tenter de répondre à tes questions…

Mais que faisons-nous?

Rien et à la fois beaucoup de choses, mais qui n’ont pas vraiment d’utilité. Il n’y a aucune importance dans ce que nous faisons ou non, cela ne change rien à ce que nous sommes. Il ne nous est rien demandé de faire. Tout est parfait comme ça. Te poses-tu la question de savoir ce que tu fais dans tes rêves la nuit ? Vois-tu un ordre d’importance à ce que tu pourrais ou pas faire dans tes rêves ?

Qui soignons-nous?

S’il n’y a ni « moi » ni « toi », qui pourrait bien soigner quelqu’un d’autre ? En te réveillant le matin, quelle importance accorderais-tu à la guérison si un personnage de ton rêve avait pu en soigner un autre ? Cette guérison serait-elle-même réelle ? Elle ne serait qu’un phénomène comme un autre se produisant au sein de ce rêve.

L’énergie manipulée que je perçois et fais circuler chez les gens existe-t-elle?

L’énergie manipulée et perçue au sein d’un rêve la nuit existe-t-elle ? Au sein du rêve bien sûr, mais au réveil que répondrais-tu à cette question ? Difficile de trouver une réponse qui a du sens, n’est-ce pas ?

Travaillais-je seulement? Vivais-je seulement? Existais-je?

Bonne question. Les personnages de tes rêves ont-ils une existence propre ? Même ton personnage dans le rêve, est-il réel, existe-t-il ? Non, bien sûr que non. Mais, à la fois, qu’est-ce qui existe pour que cela puisse se manifester sous forme de rêve ? Qu’est ce qui est là avant et après le rêve ? Qu’elle est la source d’où provient ce rêve et d’où proviennent ces personnages ? Quelque chose doit bien exister pour que tout cela se joue ?

La réponse est surement que déjà le JE n’existe pas. Le Moi n’existe pas. Mon corps physique existe-t-il? Mon voisin existe-t-il, ou n’est-il que le fruit que de mon imagination? Quid de la cocréation, etc…?? zéro patate.

J’entends tes questions devenir de plus en plus de simples affirmations n’ayant besoin que d’une confirmation pour pouvoir être senties comme complètement vraies.

En effet, Le « je » n’existe pas, le « moi » n’existe pas. Et d’une certaine façon le corps et le voisin n’existent pas non plus et sont le fruit de l’imagination, oui, c’est exact. Comme dans un rêve, il est vu de façon évidente que rien de tout ça n’existe même si cela avait pourtant l’air tout à fait réel. Pour ce qui en est de la co-création, et bien pour ça il faudrait déjà qu’on soit plusieurs…

Il n’y a qu’une seule conscience s’expérimentant elle-même simultanément dans une multitude de formes. Il n’y a que le mouvement de la conscience, la vie. Encore une fois, comme dans un rêve, tous les personnages, tous les décors, toutes les histoires, toutes les émotions,… Tout n’apparaît et n’est créé que par une seule conscience. Tout est le fruit de la conscience

Peut-être faut-il juste se dire « on s’en fou». Et laisser faire. Quelle importance finalement?

Qu’en penses-tu?

D’un côté oui, s’en foutre complètement n’est pas une mauvaise option, par contre « s’il faut se dire qu’on s’en fou », alors c’est totalement différent parce que cela veut dire que le personnage croit qu’il doit s’en foutre et certainement qu’il y a un but derrière ce qu’il croit. Sans doute pense-t-il qu’il obtiendra quelque chose si il s’en fou… Mais oui, aucune importance, vraiment aucune, je te confirme. Lorsqu’il y a eu éveil, il a été vu que même l’éveil n’avait aucune importance. Il n’y a absolument rien de mieux ou de moins bien. Il n’y a même pas d’utilité à ce que l’éveil soit. Il n’y a vraiment rien à atteindre, rien à changer et aucun but.

Dis-moi si tu penses qu’une discussion via Skype semble plus appropriée pour une réponse. En te remerciant.

Voici déjà un bon morceau de réponse, maintenant cela peut toujours être approfondi et les questions émergeant des croyances peuvent toutes être vues et remises en question afin de se dissoudre.

Si tu sens l’élan de te faire accompagner via Skype pour aller au-delà, alors tu trouveras les infos sur mon site (www.carolineblanco.com/accompagnements), mais sinon, c’est tout à fait pareil.

Je te souhaite une bonne digestion de tout cet effondrement.

De tout cœur

Caroline Blanco

 

http://www.carolineblanco.com/leveil-peut-il-se-perdre/

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 12:35
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 12:04

Bonjour Caroline,

J’avais une (plusieurs en fait…) questions à te poser…(et tu y répond seulement si tu en a le temps et l’envie bien sûr)
Je comprends tout à fait le fait qu’il n’y ai aucun but. Mais comment l’intégrer, l’accepter sans « souffrir » puisque nous avons vécu toute notre vie dans cette croyance ? Croyance qu’il faut réussir sa vie, par tel ou tel moyen… On pourrait avoir tendance à se dire « à quoi bon vivre alors ? »
Tu compares souvent les rêves à la réalité qu’on croit vivre. Et je comprends ça tout à fait aussi. Mais est-ce qu’on peut vraiment affirmer que la vie est un rêve et que rien n’existe ? Pourquoi alors serait-on ici à vivre cette vie ? Merci beaucoup Caroline

 

Bonjour,

Je comprends très bien ce dont tu parles. En fait, le personnage est toujours dans la croyance qu’il y a un but à atteindre et/ou un objectif à réaliser. Comme il n’est pas heureux dans l’instant présent, il croit que c’est parce qu’il lui manque quelque chose et il croit que plus tard, dans le futur, quand il atteindra ou obtiendra cette chose, alors il pourra être heureux. Dans sa souffrance actuelle, ce futur représente l’espoir qu’il a de trouver le bonheur. Et si tu regardes bien, tu verras que tous ces schémas fonctionnent de cette façon. Tout est dirigé vers un « après » qui sera mieux. Et si tu observes de plus près dans ton expérience, tu verras que ce schéma ne s’arrête jamais. Dès que le personnage se retrouve dans le présent où le but est atteint, quelques heures voire quelques jours plus tard, le bonheur ne sera de nouveau plus là et une nouvelle recherche vers un autre but va survenir.

Le comportement du personnage est toujours le même. Personne n’échappe à cette règle. Les buts et les objectifs peuvent être différents, mais le schéma est le même et la recherche est toujours le bonheur. Certains croient pouvoir trouver le bonheur dans l’argent, d’autre dans la famille, dans la reconnaissance, dans la spiritualité et même dans l’éveil. Quel que soit ce qui est cherché et la manière dont cela est cherché, l’objet que chacun tente de trouver est le bonheur.

Quand ce comportement compulsif est compris, forcément, il est plus simple de comprendre pourquoi la tristesse et le désespoir sont les conséquences de l’affirmation « il n’y a aucun but ». Quand cette vérité est reconnue par le personnage, c’est normal que cela soit douloureux. Lui qui avait tant espéré trouver ce bonheur d’une façon ou d’une autre, comment pourrait-il survivre à ça. Accepter cette vérité c’est comme renoncer à tout espoir de bonheur et dans ce cas, comme tu le dis : « à quoi bon vivre, alors » ?

Quand cela survient, quand cette vérité est reconnue et que le personnage voit qu’il n’y a pas de but, alors il n’y a rien à accepter parce que c’est déjà cette acceptation qui a lieu. « Accepter » ne veut pas dire que cela est agréable ou qu’il y ait l’envie que cela soit comme ça. « L’acceptation » c’est déjà ce qui est lorsque la vérité est reconnue, qu’elle soit perçue comme agréable ou pas. Tu n’as donc rien à accepter, cela est déjà accepter. Pour ce qui en est de l’intégration, tu n’as rien à faire. Ce n’est pas le personnage qui pourra faire quoi que ce soit pour intégrer ce qui est en train de le « tuer ». Lui, ne peut absolument rien. Par contre, lorsqu’il peut reconnaître son impuissance dans l’intégration, alors il peut se mettre de côté pour faire ce qu’il y a de mieux : se laisser faire.

Ceci dit, dans ce « laisser faire », toute cette souffrance peut être totalement ressentie, entièrement permise afin d’être vue, reconnue, accueillie. Il n’est pas question de renier la souffrance qui découle de cette vérité, il n’est pas question de la combattre ou de vouloir l’intégrer. Elle peut simplement être ressentie, sans fuite. Dans cet accueil, le miracle peut se produire, une porte peut s’ouvrir sur la vérité qui se trouve derrière la vérité. Cette vérité cachée c’est que lorsqu’il n’y a plus de but à atteindre, lorsqu’aucun objectif n’a besoin d’être atteint, alors tous les efforts mis en place dans cette recherche de bonheur peuvent tomber. Toute l’énergie déployée à chaque instant pour obtenir l’objet convoité peut s’arrêter. Alors, un repos naturel survient. Une légèreté voit le jour. Et la vie peut couler librement, sans que plus rien ne soit cherché. Un espace tranquille émerge et une paix profonde peut être goûtée.

Alors, à ce moment, il est vu que le bonheur est là et qu’il n’a jamais cessé d’être là.

En croyant devoir le chercher quelque part, nous nous sommes mis à courir partout après ce qui était déjà là. Nous sommes ce que nous cherchons. Tout est là.

Pour ce qui en est de ta question concernant les rêves, en effet, il m’arrive souvent de comparer la vie aux rêves et c’est simplement parce que c’est ce qu’est la vie : un rêve. Du coup, dans un sens il est vrai de dire que rien n’existe, mais ce n’est pas aussi simple que ça, car la vérité est paradoxale.

En entendant cela, le personnage réagit et il formule alors ce genre de question : « Pourquoi alors serait-on ici à vivre cette vie ? ». Mais si tu regardes bien, cette question est presque la même que la précédente : « à quoi bon vivre alors ? ». Il y a simplement quelqu’un qui veut une raison de vivre, qui veut un sens à tout ça. Ce sens et cette raison d’être sont à l’origine des buts et des objectifs. Or, comment pourrait-il y avoir un sens ou une raison ? Pour ça il faudrait qu’il y ait quelque chose à trouver et donc quelque chose qui serait en dehors de la conscience. La conscience pure qui est ce que nous sommes en réalité, est déjà complète, infinie et illimitée. Elle est le Tout. Donc, comment le tout aurait besoin de trouver quoi que ce soit d’autre ?

Lorsque nous regardons un film ou que nous lisons un roman, lorsque les enfants jouent, y a –t-il un sens ou une raison d’être à tout ça, si ce n’est de jouer simplement pour le plaisir ? La conscience joue à s’oublier, joue à être quelqu’un dans une histoire exactement comme les gens jouent au théâtre et les enfants au docteur. C’est un jeu qui se joue uniquement pour le plaisir.

En tant que personne identifiée, le jeu peu être difficile et même souffrant, mais c’est simplement parce qu’il y a identification à cette personne que tu crois être. Si tous les désirs, tous les espoirs, tous les buts, toute la recherche de sens et de raison d’être pouvaient tomber maintenant, il ne resterait que ce qui est et a toujours été là, cette présence, cette paix profonde.

Alors, du point de vue du sens que nous donnons au mot « exister », dire que rien n’existe est vrai. En tant que matière concrète, que personnage, qu’histoire, rien n’existe. Mais c’est de ce rien que naît toute chose. Tout apparaît à partir de ce rien et donc tout existe bel et bien. C’est le paradoxe. Tout provient du rien et rien n’est dans le tout.

 

Caroline Blanco

 

http://www.carolineblanco.com/pas-de-but-a-quoi-bon-vivre/

Caroline Blanco: "S’il n’y a pas de but, à quoi bon vivre?"
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 11:03
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 10:56

Q: Oui, c'est compréhensible que l'on puisse expérimenter ou n'être que la conscience lorsque l'on est vivant, mais qu'en est-il de cette conscience après la mort ?
En d'autres mots, où est alors la conscience JE SUIS ?


S: Remarquez la tendance à personnaliser la conscience, comme s'il s'agissait de "votre" conscience (un soi séparé individuel). Dans la croyance en un soi séparé, il y a une lourde dépendance envers la pensée, ce qui signifie que l'identité se situe dans l'histoire du passé et du futur. Naturellement, l'histoire regarde vers sa fin et dit : "Que va-t-il m'arriver à "moi" la conscience, lors de la mort ?" Voilà pourquoi nous ne pouvons pas trouver notre identité réelle dans les pensées. Les pensées, lorsqu'il y a croyance en un soi séparé, sont l'histoire. Elle est pratiquement complètement auto-centrée, plaçant littéralement une entité imaginée au centre de l'univers. C'est la personnalisation de la conscience. Et ainsi ces questions viennent d'une peur de la mort, la peur de la fin de l'histoire du "moi".


Relisez votre question et ma réponse et remarquez ces choses en tant qu'apparences dans la conscience qui est éveillée là, maintenant. C'est si immédiatement présent qu'on n'y prête pas attention, et que nous nous tournons vers les pensées... Cette conscience est ce que vous êtes. En reconnaissant cela instantanément ou en y retournant dans la journée, si telle est votre pratique, il est clair que ce qui regarde n'est pas une histoire. Tout comme les reflexions d'un miroir ne changent en rien le miroir, cette conscience qui est votre véritable identité reste intouchée, inchangée, elle ne bouge pas peu importe les pensées qui apparaissent et disparaissent en elle.


Ce qui regarde n'est jamais né. L'histoire d'être né est une apparence qui va et vient en elle. L'histoire de mourir un jour est aussi une image qui passe. Voyez par vous-même. La seule façon de savoir que vous étiez né ou que vous allez mourir est de se référencer à la pensée. Ce qui se tient en tant que pure conscience là, maintenant n'a aucun moyen de concevoir "être né" ou "mourir" jusqu'à ce que ces concepts apparaissent.


C'est pourquoi, vous entendez souvent "Vous êtes au-delà de la naissance et de la mort". La seule façon de croire que la conscience ne "continuera" pas après la mort, c'est la personnaliser. En fait, la conscience ne "continue"pas après la mort. Le sens de "continuer" est le sens du temps. Le temps n'existe que lorsque la pensée apparaît. "Continuer" est encore la pensée, c'est l'histoire du temps, l'histoire de la personne. La conscience a toujours été ici, présente et pourtant dire "toujours été" implique un passé. Le passé et le futur sont des pensées qui apparaissent dans ce qui est éternellement éveillé. Ce qui est éternel ou atemporel n'est pas sujet au passé et futur et de ce fait n'est pas sujet à la naissance et à la mort. La clé ici n'est pas de croire ce qui est dit, mais plutôt de demeurer tel que vous êtes déjà - la conscience- et voir tout ceci par vous-même.

 

 

http://lepaysdapres.eklablog.fr/de-la-conscience-apres-la-mort-scott-kiloby-a3563441

Scott Kiloby:" Où est la conscience Je suis après la mort?"
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 13:46
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 12:36

 

"La merveille du silence, de l'Être, de Dieu, du néant, de la conscience est qu'il n'y a rien que vous devez faire pour obtenir quoi que ce soit .

 

Je me répète il n'y a rien à faire, par vous ou quelqu'un d'autre.

 

Le silence Pur est, maintenant.

 

Notre seul problème est que nous avons été enseigné et conditionné durant des années et des années avec des systèmes de croyance qui nous ont coupé de l' infini, qui est anonyme, inconnaissable et tout puissant.

 

Et alors nous avons inventé la philosophie et des religions et des techniques et il y a eu des prophètes et des Messies et des professeurs et des gourous et une myriade de séminaires d'auto-assistance et des livres de tout.

 

Je vous dis maintenant, vous n' avez besoin de RIEN. Il n'y a rien à faire pour découvrir ce qui est déjà ici tout de suite. Il n'y a rien à comprendre, rien à apprendre, rien à éprouver."

 

Marck Mac Closkey

 

traduit du site:

http://www.puresilence.org/how_to_enter_the_silence.htm

Mac Closkey: "Vous n'avez besoin de rien."
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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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