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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:40
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:34

 

"L’état non duel n’est pas une expérience, ce n’est pas un concept. Il résulte de la réalisation de notre nature véritable. Ce n’est pas « savoir » ce que c’est, c’est devenir cela entièrement. Et c’est la simplicité même car nous l’avons en réalité toujours été. Cet état est tout simplement naturel.

Dans cette réalisation, il nous est donné de « voir », de vivre qu’il n’y a jamais eu personne pour décider quoi que ce soit, le « moi » n’a jamais existé. Alors bien sûr cette réalisation se fait également sans « moi ».

Il nous est aussi donné de « voir », de vivre que nous sommes Un. Il n’y a plus moi et le monde. Je suis cela même qui embrasse et est toute la manifestation.

Le « voir » n’est pas un mouvement des yeux, nous sommes vision.

Et le paradoxe est que, tant qu’il y a recherche avec l’idée d’être une personne, alors cela ne peut être perçu car «celui» qui cherche est la pensée même qui a besoin d’être déracinée.

 

L’état non duel ne doit pas être confondu avec les bénéfices secondaires ou aspects positifs qui peuvent s’ensuivre. La félicité, la joie constante souvent décrites ne sont pas l’état non duel, elles sont des apparitions expérientielles, conséquences de cette réalisation.

L’état non duel n’est pas un mieux-être personnel, une expérience délicieuse ni même un état de perfection. Ce qui ne veut pas dire que des transformations au niveau du corps mental n’auront pas lieu. Il n’y aura simplement plus aucune accroche à cela, plus aucun désir de changement, d’amélioration personnelle. Il y a simplement ce qui est, ce qui apparaît, dans l’Instant. Et c’est la perfection de l’Instant.

L’état non duel n’a rien à voir non plus avec les expériences mystiques ou merveilleuses, les états modifiés de conscience ni même les expériences brèves d’éveil. Ce que nous sommes est la source, l’amont de toute expérience.

Elle n’est pas non plus la disparition de l’égo (ensemble des pensées crues). L’éveil a pour conséquence la chute, généralement progressive, de conditionnements et des pensées crues, la première d’entre elles étant l’arrêt de la croyance en l’idée « moi », auteur des pensées et des actes.

Ce moment spécifique est souvent suivi d’une période plus ou moins longue que l’on peut qualifier de lune de miel où tout s’écoule alors, dans la fluidité du moment, sans aucune résistance. Puis il n’est pas rare de voir revenir l’ancien système de pensées ressurgir avec une impression d’oscillation entre être Conscience et revenir à l’état duel. La différence étant que cela n’arrive plus « à moi », personne, mais « en moi », Présence Conscience.

Et tout est ainsi simple invitation à « voir », par Amour de la Réalité, ce qui est encore illusoire et que nous croyons vrai, de la plus petite pensée crue à l’univers entier. En Réalité, tout est déjà accepté de soi-même, tout est Vie.

Ce que je suis se révèle à lui-même de plus en plus clairement. Et cela se manifeste dans le monde par une simplicité naturelle qui ne peut être décrite.

Instant simple, hors temps, perçu tel qu’il est. Transparence du monde.

Merveille ordinaire.

 

Marion

 

http://cequiest.eklablog.com/-a118937258

Marion: "La simplicité même."
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:21
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:15

"Je sais combien ça parait difficile de ne pas s'identifier aux pensées. Déjà c'est un grand pas en avant (ou mieux : un grand saut en arrière...) de réaliser qu'on ne pense pas, mais que des pensées traversent notre champ d'expression. Prendre conscience de cela donne un avant-goût de ce que peut être ce vide délicieux qui contient tout.

L'autre jour, j'étais tranquillement assise dans cet état indéfini et les pensées étaient observées et vues comme un banc de poisson ou un essaim d'abeilles. Elles allaient dans un sens, puis dans un autres, toutes regroupées par une idée prédominante. Mais tant qu'il y avait juste une observation de ce mouvement sans s'y engouffrer, le banc de "poisson-pensées" ne pouvait pas m'entrainer dans sa danse. Aucune pensée n'avait plus d'importance qu'une autre. Il y avait cet état de joie sans motif et une non-affectation par toutes ces pensées qui naviguaient dans l'Illimité.

Peu importe que ce soit des pensées positives, géniales ou négatives et "plombantes", ce ne sont que des frétillements de poissons dans l'océan de sérénité. Elles se regroupent et forment des égrégores. On ne pense pas, on adhère à un courant de pensées qui nous traverse, on suit son mouvement et il nous entraîne et prend corps dans un scénario particulier. La pensée en elle-même n'a absolument aucun pouvoir, c'est l'attention qu'on luit accorde qui nous colle à elle, nous limite et nous emprisonne, et si on la croit on peut en devenir esclave. Les pensées que nous suivons sont en résonnance avec les prédispositions karmiques (vâsanâs) délimitant l'individu. Elle-même étant des pensées-racines pulsées d'émotions. L'idée du "moi" se révélant être la cristallisation de quelques pensées-racines, mais si on souffle dedans, elles s'éparpillent, révélant ce que nous sommes véritablement : le Silence immobile et rayonnant qui contient toutes ces vibrations hallucinantes qui forment le monde. Quand on est immergé dans l'état sans pensée, le monde s'écroule. Tous les mondes disparaissent dans cet Océan de félicité que rien ne peut troubler. On a pas à atteindre cet état, pas d'effort à faire : Il est le substrat de la Vie-Une. Il est l'Eternel présent. On se ressent alors comme l'Unité en laquelle se présente une multitude d'images faites de pensées qui n'ont pas plus de consistance qu'un frissonnement de lumière dans le rayonnement de l'Êtreté.

Essayer de ne pas penser c'est encore alimenter l'idée que l'on est quelqu'un qui fait l'effort de ne pas avoir de pensées. Laissons les pensées traverser notre espace sans s'y accrocher, en se percevant comme le ciel qu'aucun nuage ne peut troubler, cela peut donner un aperçu direct de cette sérénité qui contient tout ce qui est.

C'est d'une simplicité enfantine. L'instant ou l'on perçoit les pensées qui continuent à tourbillonner dans tous les sens dans des combinaisons alambiquées, alors qu'on se touche en cette infinité qui les contient toutes, est d'une drôlerie hilarante. On croit que rien ne peut se faire en ce monde sans qu'on y pense... C'est là que se produit une sorte d'ahurissement, quand on réalise que les choses se font qu'on y pense ou pas ! l'ego n'a fait que jouer la mouche du coche. Tout se fait à travers notre image, on est actionné par cette force de vie. Comme on a été puéril de vouloir remplacer des mauvaises pensées, par des bonnes pensées ! Changer un poisson pour un autre nous fait oublier que nous sommes l'océan qui contient le poisson et le fait vivre ! Ce que nous sommes est bien au-delà de la pensée,

puisque ce que nous sommes c'est l'Amour."

 

Domiji

 

http://lavieestleplusgranddesguru.over-blog.com/

Domiji: "Simplicité enfantine."
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:12
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 09:22

Sa méthode avait de quoi surprendre : à toutes les questions qu'on lui posait, il répondait par d'autres questions. A la manière de Socrate, il obligeait le disciple à découvrir la Vérité au plus profond de son être et non pas à l'extérieur :

 

« Personne ne saurait vous donner la Connaissance, elle est un trésor caché dans votre propre cœur », disait-il.

 

Comment faire donc pour trouver ce Soi, qui n'est pas le moi ?

 

Par l'enquête incessante : « Qui suis-je ? » nous répète le sage.

 

Le soi est silence, imperceptible par les sens et inconcevable par l'intellect. Ce n'est pas un ressenti, ce n'est pas une idée. C'est autre chose. On pourrait en parler comme une présence absolue d'être qui demeure immuable.

 

Tandis que tout change dans l'univers, le Soi ne meurt pas ne naît pas, ne change pas. Et il demeure en chacun de nous. »

 

Patrick Vigneau,

 

http://bouddhanar.blogspot.fr/2012/10/la-redemption-dun-gourou.html

Patrick Vigneau
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 09:19
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 09:13

 

 

"Ces ouvertures sur l'Indicible viennent fracasser le quotidien comme un sabre de lumière tranchant net l'ignorance obscure du mental égocentré. Ce sont de multiples fulgurances de l'Unité qui traversent d'un éclair de lucidité la nébulosité indécise et fragmentée de la masse émotionnel/mentale qui construit l'ego. A cette seconde, toute idée d'un "moi" est anéantie. Cela coupe court aux élucubrations du mental qui en reste bouche bée tant il ne peut rien expliquer, ni commenter. Pendant quelques secondes de l'illusion spatiaux/temporel tout se tient dans ce Silence éblouissant. Tout est retenu dans le non-faire, il semble même y avoir une absence totale de respiration, une suspension en l'Immobilité bienheureuse, en ce Rien d'une puissance magnifique qui contient tout.

Et puis "Je" resurgit, comme éjecté de cette apnée bienfaisante, expulsé de cette Intelligence silencieuse. Il jaillit de ce nul-part, sans vraiment s'en séparer. les mouvances qui le construisent et le délimitent sont peuplées d'images-sons-couleurs qui reforment son histoire. Le personnage se redessine par le rassemblement de quelques mémoires. Beaucoup de ses mémoires sont formées de peurs. D'autres d'envies, de désirs ou d'aspirations. Certaines ressemblent à des défis. Quelles qu'elles soient, elles baignent dans cet océan de lumière et naissent du miroitement de cet Immensité. Le jeu de leur assemblage en font la personnalité.

Qui aurait la prétention de pouvoir changer quoi que ce soit à ce miroitement ? Allons donc structurer les vagues de l'océan ! C'est la Vie-une qui se façonne elle-même selon la mouvance de sa vibration. Cette Intelligence se met au monde et s'y défait sans jamais en être perturbée. L'océan se jette sur les rochers où sa vague se déchiquette en dentelle mousseuse, ou vient mourir doucement sur une plage épousant le sable de son émouvante beauté.

Son faisceau de lumière vient transpercer l'ombre crée par son propre mouvement. L'ombre, balayée de lumière, s'évanouit dans cette flamboyance, elle ne peut s'anéantir elle même, son inconsistance disparaît à l'aurore du Soi.

Laissons cette "Eblouissance" mettre du jour dans l'obscurité du moi égocentré. Parfois on aura l'impression d'être broyé, ou passé au karcher, il arrivera qu'on ait la sensation d'avoir le cœur tordu et retordu dans le but de l'essorer de tous les miasmes de désirs qu'il l'avait ensorcelé. Il se pourrait bien aussi qu'apparemment il ne se passe rien pendant des années, malgré un soif ardente de liberté. En fait ici l'érosion se fait gouttes de lumière après gouttes de lumière et tout doucement la montagne du moi s'effondre en poussière, libérant enfin l'Eternité.

Mais pour ce laisser être faisons l'effort de s'y abandonner. On nous a souvent dit qu'en faisant un pas vers Dieu, il en faisait dix vers nous. Mais ce n'est pas un pas en avant , c'est un mouvement arrière, un glissement se retournant en Soi, et dans une abdication totale et heureuse s'y laisser tomber en demeurant dans l'ainsi soit-il.

Le sabre de lumière vient pourfendre tous les fantômes et autres hallucinations qui nous retiennent dans l'illusion d'être autre chose que ce soleil révélé."

 

Domiji

 

http://lavieestleplusgranddesguru.over-blog.com/

Domiji:"Un glissement se retournant en Soi."
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 09:12
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 15:47

Dans un monde où règnent l’activisme et la fébrilité, la voie de la fainéantise spirituelle ne manque pas de susciter la méfiance de tous ceux qui sont persuadés que l’éveil s’obtient au terme d’enseignements alambiqués et de pratiques mystérieuses.

 

Le domaine de l’esprit est accaparé par des professionnels qui en font leur gagne pain. Des prêtres, des philosophes, des scientifiques, des gourous défendent des croyances, des théories, des méthodes spirituelles qui promettent à leurs adeptes besogneux le bonheur, le paradis, des extases agrémentées d’ondes alpha et, cerise sur le gâteau, des pouvoirs paranormaux. En revanche, le paresseux refuse de travailler à un progrès spirituel douteux. L’amélioration spirituelle est souvent invoquée par de prétendus maîtres plus soucieux de manipulation mentale que de libération.

 

Le spiritualiste oisif a l’intuition qu’il n’y a rien à acquérir ou à maîtriser. Comme Alexandre le bienheureux, le fainéant accompli d’un film de Yves Robert, il prend le temps de savourer la vie. La silencieuse onde de vie est dans chaque être. Cet insondable silence passe inaperçu aussi longtemps que se fait entendre le besoin d’obtenir un état de conscience supérieur, la libération, la sainteté... Toutefois, quand l’esprit n’est plus soumis à un incessant labeur et à de nombreuses attentes spirituelles, cette présence se manifeste naturellement.

 

Du Non-agir des taoïstes au « reste tranquille » de Ramana Maharshi en passant par la docte ignorance des mystiques rhénans, il est admis qu’il n’y a rien à acquérir. Mais l’éloge de la paresse spirituelle peut sembler un peu désuète ou trop orientale.

 

En 2010, le vieux conseil de Lin Tsi (maître Chan du 10ème siècle), « Que l’homme se garde bien de faire », est réactualisé avec des mots simples et vrais par un auteur qui ne revendique pas une appartenance à une confrérie de grands initiés ou à un mouvement spirituel formel. Dans son livre, « L’éveil pour les paresseux », Franck Terreaux communique son expérience de la reconnaissance de l’esprit et de l’attention non attentive :

 

Généralement, le matin, après m’être levé et avoir pris une tasse de café, je m’accorde souvent quelques minutes à rester là sans rien faire. J’affectionne particulièrement ce moment car il se trouve encore embaumé par l’état de sommeil vécu précédemment.

- Tu veux dire que tu médites ?

- Non, pas du tout. Je suis bien trop paresseux pour ça. Je suis simplement là, affalé dans un fauteuil, je ne fais rien, sans pour autant m’obliger à ne rien faire. Il s’agit d’une non-intervention non dictée par la volonté de ne pas intervenir. Je suis là, c’est tout. Tu parles de méditer, mais méditer serait entreprendre quelque chose, trouver la paix, en examinant ce qui se passe en moi comme à l’extérieur, faire le vide où je ne sais quoi. Ce dont je te parle est « juste avant » que l’idée de méditer surgisse, c’est beaucoup plus simple, c’est le simple fait d’être là, c’est tout.

- Donc, si j’ai bien compris, tu restes là à rêvasser ?

- Même pas, c’est seulement un bain de présence. Cette présence provenant essentiellement du sommeil dont l’état de veille m’a tiré, son parfum est encore là, c’est comme lorsque tu as passé un long moment dans le froid et que même si tu as regagné le chaud, le froid met un certain temps à disparaître.

- Mais dans ces moments-là, aucune pensée ne t’absorbe ?

- Pour qu’elle m’absorbe, il faudrait que j’y trouve un quelconque intérêt, alors que c’est cette présence qui, elle, est intéressante. Et même si une pensée se présentait, eh bien elle se présenterait et j’ai presque envie de te dire : et alors ? D’ailleurs je n’observe même pas le contenu de la pensée car cela « me » ferait quitter inexorablement le bonheur que j’éprouve d’être tout simplement là, à ne vraiment rien faire, à ne rien être. Ce dont je te parle est si simple qu'on ne peut que le vivre et non l’imaginer.

 

L’expérience de Franck Terreaux permet de constater que la nature de l’esprit (l’esprit originel ou la nature de Bouddha) n’est dissimulée que par sa simplicité. Une déconcertante simplicité pour les personne qui sont aveuglées par des opinions, des dogmes, des manipulations en matière de spiritualité.

 

http://bouddhanar.blogspot.fr/2010/05/leveil-pour-les-paresseux.html

« Que l’homme se garde bien de faire ».
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La Vie est ce qui est

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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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