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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 13:21

 

 

De moi le monde se déploie et en moi il se dissout,

Comme un bracelet fondu en or,

Un pot s’émiettant en argile,

Une vague se résorbant dans l’océan.

Je m’adore moi-même

Que Je suis merveilleux,

 

Je ne peux mourir.

 

Ashtavakra Gita 

 

Je suis le Sans Forme épousant toutes les formes nous dit L'Ashtavakra Gita. Je suis le Rêveur cosmique rêvant tous les rêves nous dit le Vasishta Yoga*. Tous les grands textes traditionnels, les mystiques authentiques et tout être réalisant sa véritable nature nous chantent cette expérience directe d'Unité entre la forme et le sans forme.

 

Pour inviter à cette compréhension, je vous propose un Jeu : Vivez toute expérience, en vous disant à vous-mêmes, qu’elle que soit votre expérience :

 

 

 

"Le Sans Forme que je suis prend la forme de cette expérience."

 

Le Sans Forme que je suis prend la forme d'être assis ici et maintenant, de lire ce texte, de l’oiseau qui chante, du va et vient du souffle, des nouvelles à la télévision, de la dispute des voisins en cours, de la réaction que j'ai à ces nouvelles et à cette dispute. Le Sans Forme que je suis prend la forme de ce flot de sensations, de cette émotion mouvante, de cette couleur, de ce parfum, de ce mouvement etc...

 

Nous allons commencer à vivre cette expérience de non séparation qui est simplement notre état naturel. Nous reconnaissons simplement que nous sommes là où notre attention se dirige, nous réalisons de façon directe que nous faisons un avec toute perception qui apparaît dans l'instant. Nous sommes le Sans Forme prenant la forme de cetta apparition-ci, de cette perception-ci, de cette exérience-ci.

 

Ce n’est pas à proprement parler une pratique, car dans un sens profond c’est vraiment ce que vous êtes. Vous ne rajoutez rien à votre nature éveillée. Vous cessez simplement de surimposer sur le vécu direct une gangue d'étiquettes et de commentaires, de jugements, de condamnations ou de justifications. Vous expérimentez simplement le monde en accord avec cette perspective non duelle, déjà présente. Parlons donc plutôt d'un jeu de révélation, c'est à dire un jeu révélant la vie telle quelle est.

 

Rien n’est clair tant qu’il y a un sentiment de séparation. Le moment même où le sentiment de séparation se dissipe, tout s’éclaircit et devient simple, comme lorsque la brume matinale se lève dans une vallée inconnue et nous donne à voir le paysage tel qu’il est vraiment.

 

Nous ne comprenons rien tant qu’il y a le sentiment de séparation s'exprimant sous la forme de croyances telles que : « je suis l’auteur de mes pensées », « je suis l’acteur de mes actions », « j’ai choisi délibérément de vivre avec cette femme ou cet homme », « j’ai choisi d’aller de lire ce texte », « tout irait mieux si seulement... ».

 

C’est juste la vie que je suis, l'amour inconditionnel que je suis qui prend la forme de ce mouvement-ci, ce son-là, cette émotion-ci, ce jugement-ci, cette forme-là, cette idée-ci. Il n’y a pas d’auteur. Moment après moment, observez tout ceci ainsi. Je l’appelle le "Sans Forme que Je suis" pour ne pas retomber dans le piège de la dualité. Le Sans Forme que je suis est un concept ouvert. Ce n’est pas une chose figée.

 

 

Vous comprenez que vous n'êtes jamais nés, ne mourrez jamais, que vous êtes sans limites et que tout ceci est un rêve. Puisque nous sommes toute forme, nous ne nous attachons pas une forme en particulier. Nous ne nous attachons pas de façon névrotique à la forme que nous prenons en tant que corps-mental ou en tant que personne au sein du monde. Nous ne nous attachons pas aux actes, mots et pensées qui apparaissent au sein de cette forme-ci. Nous ne nous attachons pas plus à la forme des situations et des expériences. Nous les laissons être tels qu'ils sont puisque nous comprenons qu'en tant que Sans Forme, nous les avons déjà permis d'apparaître tels qu'ils se sont manifestés. Et si ce corps-mental-ci se sent de créer ceci ou cela, de s'exprimer de telle ou telle façon, d'aller manifester, de s'engager de telle ou telle manière c'est également ce qui est. Reconnaissez simplement que c'est vous, le Sans Forme prenant la forme de tel ou tel engagement, tel ou tel positionnement.

 

Devenez d'authentiques joueurs. Jouez comme des enfants, laissez-vous aller. Et ce n’est pas mentir que de partir de cette hypothèse puisqu’elle est vraie :

 

« Si l'on se pense libre, on est libre, et si l'on se croit attaché, on est attaché. Ici, cet adage est vrai : « le penser, c'est l'être ». 1.11 » Ashtavakra Gita.

 

 

Au fur et à mesure que vous considérez votre expérience comme une expression du "Sans Forme que Je suis", vous allez sentir toute expérience comme incroyablement neuve, emplie d’une présence vivante, douce et source d'émerveillement. Nous comprenons que nous ne sommes jamais nés. Que tout ceci est un rêve. Nous réalisons que nous sommes la nature même de ce que nous faisons, la substance même de ce que nous pensons, la trame invisible de toutes les choses et de tous les êtres.

 

La forme que nous avons, ou que prennent l'expérience présente ou les situations dans le monde n’ont alors aucune importance en soi. Et cela ne vous amène pas à vous éloigner artificiellement du monde comme pour fuir certaines situations. Bien au contraire, lorsque vous vivez cela de façon authentique, les questions du style, "n'est-ce pas là s'éloigner du monde", "ne risque-t-on pas de devenir indifférent au malheur des autres", "comment vivre ma vie au quotidien", "comment agir", "il faut bien faire face aux problèmes du quotidien" ne se posent tout simplement plus. Le jeu de la vie continue simplement comme avant, avec plus de sérénité, de spontanéité, d'évidence, de créativité, et de compassion pour la Vie se manifestant dans toutes les formes que vous êtes, sans l'illusion d'une personne aux commandes.
 

Comme le disait avec concision le grand maître Zen Shido Bunan* :

"Meurs pendant que tu es vivant, et sois complètement mort.

Ensuite fais ce que tu veux, tout sera bien."

 

Dan

 

http://eclore-en-conscience.blogspot.fr

Dan: "Le sans-forme que je suis prend forme."
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 13:19
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:39

 

 

« Fermez les yeux et dites-vous ceci : “Je me demande quelle sera ma prochaine pensée.” Puis soyez aussi attentif qu’un chat surveillant un trou de souris. Vous verrez que la prochaine pensée ne surviendra pas tant que vous serez attentif. »

« Nous avons oublié ce que les pierres, les plantes et les animaux savent toujours. Nous avons oublié comment être ; être calme, être nous-mêmes, être où la vie se trouve : ici et maintenant. »

 

Eckhart Tolle

 

Citation du jour.
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:12
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:04

 

"Afin de reconnaître clairement l'état naturel, vous devez retourner le regard sur vos pensées. Lorsque vous pratiquez ainsi, vous réalisez qu'à la fois celui qui regarde et l'objet qui est regardé disparaissent simultanément.

Si vous observez attentivement ce qui se passe à cet instant, vous verrez qu'en vérité, vous ne pouvez absolument rien trouver. Il n'y a rien là. Cependant, vous ne tombez pas dans un état d'insconscience. Au contraire, si vous regardez très attentivement, vous allez voir que cet état est plutôt clair et lumineux. Il est impossible de le décrire car il transcende toute description et parce que le langage est fondamentalement conditionné.

Cet état est au-delà des définitions et au-delà de la saisie mentale. Calme, il est parfaitement conscient de lui-même car lorsque vous demeurez dans un tel état, vous réalisez que vous êtes dans votre mode originel ou votre état primordial lui-même. Vous devez vérifier cela très souvent et vous familiariser avec cela aussi fréquemment que possible.

Lorsque vous vous serez familiarisé avec cet état et que vous l'aurez cultivé encore et encore, sans aucun artifice, votre expérience de cet état va devenir de plus en plus stable.

Lorsqu'elle commencera se stabiliser, vous remarquerez que les pensées impures ne surviennent pas comme elles le font d'habitude et vous verrez qu'elle se purifient naturellement d'elles-mêmes. Ces pensées impures deviendront de plus en plus rares, jusqu'à ce qu'elles soient complètement pacifiées dans l'état naturel.

Il est extrêmement important de parvenir à un tel état afin de cultiver l'expérience de l'état naturel de manière continue.”

 

Lopön Tenzin Namdak

 

http://eveilphilosophie.canalblog.com

Lopon Tenzin Namdak: " Calme."
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 15:46
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 15:27

 

"Les gens inconscients ... vous diront très rapidement qui ils sont en déclinant leur nom, leur prénom, leur profession, leur histoire personnelle, la forme ou l'état de leur corps, ainsi que toute autre chose à laquelle ils s'identifient. D'autres gens peuvent sembler plus évolués parce qu'ils pensent être des âmes immortelles ou des esprits divins. Mais se connaissent-ils vraiment eux-mêmes ou bien n'ont-ils qu'ajouté quelques concepts d'allure spirituelle au contenu de leur mental? Se connaître soi-même, c'est bien plus qu'adopter un ensemble d'idees ou de croyances. De telles idées ou croyances spirituelles peuvent certes être de bons indicateurs, mais elles ont rarement en elles-mêmes, le pouvoir de déloger les concepts centraux les plus fermement établis concernant votre identité, concepts qui font partie du conditionnement du mental humain. Se connaître en profondeur n'a rien à voir avec toutes sortes d'idées qui flottent dans votre esprit. Se connaître, c'est être profondément enraciné dans l'être, au lieu d'être perdu dans le mental."

 

Eckhart Tolle

Eckhart Tolle: "Enraciné dans l'Être."
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 14:57
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 14:52

 

 

"Douglas alias John A Nokes: - « Nous sommes donc bien d’accord sur ce point : la première vision que nous ayons de notre Vacuité est tout aussi parfaite que la dernière. Et s’il y a une course, c’est une course dans laquelle la ligne de départ et la ligne d’arrivée se confondent. Mais bien sûr, dans un certain sens, comme vous le soulignez; elles restent très éloignées l’une de l’autre. Il y a beaucoup d’efforts à fournir, une discipline sévère à suivre, une méditation à pratiquer régulièrement.

[...]

Je m'assieds n'importe où, dans n'importe quelle position, je me tiens debout, je me promène, je m'allonge et me relève sur l'impulsion du moment ou selon les circonstances, le tout en cultivant la vigilance. Vous réservez une partie de la journée à la pratique assisse, dans la paisible salle de méditation. Moi, je ne divise pas ma journée en deux : une partie sacrée et une partie profane. Elle est tout entière sacrée, et tout entière profane, et aussi vouée que possible à l’attention ou la vigilance. Et je constate maintenant que l’animation de la ville m’incite tout autant à l’attention que le calme de la campagne ou de ma propre chambre. Le monde rugissant est ma salle de méditation.

[...]

Moi je dis qu’aucun être humain ne peut jamais, jamais être réformé radicalement, encore moins devenir parfait. Et de toute façon, ce n’est pas nécessaire, puisqu’il est absolument parfait dès le début … en tant que l’Être non humain qu’il est vraiment, vraiment. Je dis que mon illumination consiste à cesser de chercher et de cultiver la perfection là où elle ne peut pas être, c’est à dire là-dehors dans ma région humaine. Mon Illumination c’est découvrir la perfection dans sa lumineuse splendeur là où elle est vraiment, ici, au Centre de moi-même. D’où elle illumine le monde. Cette différence entre nous est capitale. En fait, c’est le sujet de ce procès. Tout en y réfléchissant ensemble, souvenons-nous des paroles de Santayana :

« Rien n’exige un plus grand héroïsme intellectuel que de consentir à voir sa propre équation écrite noir sur blanc. »

George Santayana

 

Naturellement comme vous, j’aimerais beaucoup corriger et perfectionner mon petit moi humain. Il est épouvantable ! Mais, contrairement à vous, je me propose de le faire en m’établissant dans mon Moi non-humain merveilleux, en espérant qu’un petit quelque chose déteindra peut-être de ce dernier sur le premier. Car alors, l’amélioration, même marginale, sera au moins réelle et non-factice. Pourquoi ? Tout simplement parce que je vivrai selon ma véritable Nature de Bouddha, au Centre, et c’est de là que je fonctionnerai dans ma nature humaine périphérique.

Les deux versions de nous-mêmes que j’ai illustrées ici, l’une périphérique, l’autre centrale, sont diamétralement opposées à tous égards. Les confondre est une absurdité et un blasphème. Les distinguer, et se mettre à vivre avec la conscience claire de cette distinction, c’est l’illumination ! Et c’est aussi du simple bon sens.

[...]

D’après la version de la tradition birmane et tibétaine, c’est pour une raison très différente que le Bouddha pensa d’abord que personne ne verrait ce qu’il voulait dire. Il était sûr que les gens rejetteraient sa découverte parce que c’était trop évident, trop simple, trop accessible ! »

 

Douglas Harding

 

Le procès de l'homme qui disait qu'il était Dieu

 

http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2013/02/04/26331251.html

Douglas Harding: "Trop évident, trop simple, trop accessible !
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 14:50
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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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