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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 09:49
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 09:48
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 09:35

 

" Et puis tout est vu comme une succession d'images qui défilent dans la vastitude de la conscience ouverte à l'infini. Des scénettes de la vie de tous les jours aux moments incroyablement insolites, ou profondément intenses, tout glisse, passe et s'efface dans cet incommensurable silence.

Chaque instant devient aussi éphémère qu'une poignée de sable dispersée par le souffle du vent.

Reste l'inaltérable. Quoi qu'il arrive tout retourne dans cette immense tranquillité. Elle est d'une stabilité remplie de douceur et de puissance, elle est ce qui ne change jamais. Elle est le Vivant à la racine et au cœur de tout ce qui est.

Elle est la Réalité.

Cela demeure une constance inébranlable, un gouffre de vie dans lequel tout se produit et où tout s'anéantit,

l'Existence.

On se sent être l'Existence immuable, neutre, impérissable, traversée par l'éphémère sans jamais en être affecté. Il n'y a alors plus que des images qui n'ont pas plus de consistances que les scènes d'un film défilant sur un écran géant.

Cet effondrement du moi fait vivre la scène sans qu'elle s'adresse à quelqu'un en particulier. L'histoire se joue .... pour personne ! Et même le rôle que pourra interpréter la petite personne sera vu dans la globalité de la pièce sans identification. Sans préférence. On redevient le silence par lequel tout se dit. Juste un masque parmi d'autres masques, derrière lesquels le souffle de la Vie-une se respire et se danse à l'infini.

À ce stade là, effectivement, tous les rôles sont permis.

Des images qui bougent et semblent interagir les unes sur les autres dans la transparence de l'Etre dont l'indicible sérénité parait accueillir ce kaléidoscope coloré, alors que tout jaillit de son émouvante  immobilité.

Tout est d'une grande beauté. Même la laideur d'un monde rempli d'inégalité et d'injustice, voire de cruauté. D'ici il est vu la merveille d'un accouchement de l'Éternité. L'Amour parfait se met au monde dans les terribles douleurs de l'enfantement. Tout se produit à cet instant dans ce silence de paix totale.

C'est une vastitude silencieuse de laquelle tous les sons du monde émergent, de la cacophonie la plus dégradante à la symphonie la plus exquise. C'est un lieu transparent sur lequel s'activent toutes les scènes de la vie, tous les jeux de rôle du plus dramatique au plus merveilleux. C'est une unité harmonieuse traversée par tous les contrastes, c'est une paix indicible d'où s'affrontent tous les conflits.

Cela n'est éprouvé que lorsque le masque tombe. Dès que la crispation sur un moi personnel se défait,   la nature essentielle, impersonnelle, transparaît, se révélant à elle-même, là se trouve la véritable naissance. Toutes les images d'individus et de division sont vues comme étant une imagination, de même que le personnage pour lequel on se prend, et cela défile sur l'écran imperturbable de ce qui est Un à jamais. Tout baigne dans cette immensité gracieuse, tout est contenu dans cette transparence paisible. Tout est agissement de cette immobilité se jouant de tous les rôles sans que jamais son onde n'en soit troublée.

Il y a quelque chose de solide dans cette insondable sérénité, on se ressent plénitude dans l'indéfinissable, on retrouve son intégrité dans cette absence de fragmentation, là s'éprouve la sécurité  totale dans la vacuité. Ici le Vivant s'exprime et se vit en tout ce qui est. 

Les nuages passent, qu'ils soient gorgés de pluie anthracite ou irradiés du rose-feu du soleil levant, ils se fondent dans un ciel infiniment bleu sans y laisser aucune trace. C'est la même chose qui se produit pour les scènes de la vie quand l'identification personnelle s'efface. Elles se dissolvent dans l'infinie de la conscience immuable sans y laisser aucune marque.

Ce que nous sommes est ce vaste espace sans trace, cet infini transparent, vivant, et heureux de tout ce qui est.

Ce que nous sommes est cette paix solide qui ne s'accroche à rien de ce qui vient de se produire, absorbant tout en sa profonde sérénité.

Ce que nous sommes est cette immensité immaculée dans et par laquelle tout arrive, et où tout se défait.

Ce que nous sommes est l'éternel présent."

 

Domiji

 

http://lavieestleplusgranddesguru.over-blog.com/
 

Domiji: "Cet effondrement du moi....."
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 10:47
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 10:28

 

"Vous vous êtes insérés dans l'espace d'une vie et   dans le volume d'un corps et vous avez ainsi créé les innombrables   conflits de la vie et de la mort.


  Découvrez être hors de ce corps de naissance - et - mort, et tous   vos problèmes seront résolus.

Ils existent parce que vous croyez   être nés pour mourir.

Perdez cette illusion et soyez libre.

Vous   n'êtes pas une personne."


  Nisargadatta Maharaj

Nisargadatta Maharaj: "Vous n'êtes pas une personne."
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 10:23
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 10:04

 

« Environ six semaines avant mon départ définitif de Madura, il se produisit dans ma vie un grand changement. Ce changement fut soudain. J'étais seul dans une des pièces du premier étage, dans la maison de mon oncle. Je n'avais été malade que rarement, et ce jour-là ma santé était excellente; mais je fus pris soudain d'une violente peur de la mort. Rien dans mon état ne la justifiait, et je n'essayai pas d'en découvrir la raison; je me contentai de l'éprouver. Je me disais: « Je vais mourir », et je me demandais que faire. Il ne me vint pas à l'esprit de consulter un médecin, ou l'un de mes amis. Je sentais qu'il me fallait résoudre moi-même le problème, et sur le champ.

« Le choc causé par la peur de la mort forçait mes pensées à l'observation intérieure, et je me répétais mentalement, sans réellement formuler des paroles: « Maintenant que la mort est là, que signifie-t-elle ? Qu'est-ce que c'est que mourir ? C'est ce corps-là qui meurt! » Et aussitôt je dramatisais le fait de la mort. J'étais couché, les membres raides comme si j'étais mort réellement.

J'imitais la situation d'un cadavre pour donner à mon enquête une réalité plus grande. Je retenais ma respiration, et serrais les lèvres pour qu'aucun son ne put s'en échapper, pour m'empêcher de prononcer le mot « je », ou tout autre mot. « Bon! me disais-je, ce corps est mort. On l'emportera complètement rigide au lieu de sa sépulture, où on le brûlera et le réduira en cendres. Mais suis-je mort par cette mort de mon corps ? Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix du « moi » au fond de mon être. Je suis donc un esprit qui transcende le corps. Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps, ne peut être touché par la mort. Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel. »

« Ces pensées n'étaient pas obscures et ternes. Elles jaillissaient en moi telles d'éclatantes vérités, que je percevais directement sans que mes activités cérébrales fussent en jeu. Le « moi » était donc quelque chose de très réel, la seule chose réelle dans mon état présent, et toute l'activité consciente de mon corps se concentrait sur ce « moi ». Depuis cet instant, la puissance fascinante de ce « moi » se plaça au cœur même de toute mon attention.

« La crainte de la mort avait disparu, et pour toujours. L'absorption dans le « moi » se poursuivit sans interruption. D'autres pensées passaient et disparaissaient, pareilles à diverses notes de musique, mais le « moi » demeurait comme la note fondamentale, sous-jacente à toutes les autres notes, et se confondant avec elles."" 

 

Ramana Maharshi

 

http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2010/03/27/17377347.html

Ramana Maharshi: "La peur de la mort."
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 10:01
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 09:56

 

"J'ai vu Dieu avec l’œil de mon
cœur.

Je lui ai demandé: Qui es-tu ?


Il m'a répondu: Toi" 

 

Rumi

Citation du jour.
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 11:28
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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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