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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 12:17

 

« Cette attente d'un événement unique, dramatique, d'une explosion étonnante,

ne fait qu'empêcher et retarder votre réalisation.

Vous n'avez pas d'explosion à attendre »

 

Nisargadatta Maharaj

Nisargadatta Maharaj: "Rien à attendre."
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 11:54
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 11:46

 

« L’éducation n’est que l’ignorance savante.

L’illettré comme le savant ignorent le but de leur vie,

tandis qu’un sage n’est pas ignorant

parce qu’il n’existe pas de but pour lui.»

 

Nisargadatta Maharaj

Citation du jour.
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 11:44
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 11:36

 

" Dans ma jeunesse, j’ai parcouru le pays en tous sens, me livrant à l’étude et à des pratiques. J’ai fréquenté des égarés qui, s’imaginant être illuminés, ne faisaient qu’égarer les autres. Puis j’ai rencontré celui qui m’a permis de reconnaître toute la gangue inutile dont je m’étais chargé. Alors la véritable direction m’est apparue, et l’esprit originel est devenu ma seule affaire. Et un jour tout s’est soudainement écroulé dans l’éveil.

Moi le vieux Tcheng, je n’imite pas tel ou tel, n’adhère à aucune croyance, ne suis l’adepte d’aucune école, et le disciple de personne. Dans ma nature véritable, je ne sais rien, je n’ai rien, je ne suis rien, car là il n’y a pas de vieux Tcheng. Pour l’ordinaire, les choses auxquelles je participe s’écoulent d’elles-mêmes. Même l’esprit originel n’est plus mon affaire.

Les paroles que je prononce devant vous ne viennent pas des choses apprises.

Crânes tondus, je ne vous ai rien caché. Quel intérêt pour vous ? Rien que des fariboles !

Et le vieux Tcheng sortit.

*

L’esprit originel a toujours été présent sous vos yeux. Vous n’avez rien à acquérir pour le voir car rien ne vous a jamais manqué pour cela. Si vous en êtes incapables c’est à cause de votre incessante jacasserie avec vous-même et avec les autres. Vous passez votre temps à supposer, comparer, supputer, commenter, développer, expliquer, justifier et citer ce que vos petits esprits ont retenu et cru comprendre des Écritures et des paroles de vieux bavards tels que moi, de préférence celles et ceux à qui on a donné une fois morts, une telle notoriété qu’elles ne sauraient plus désormais être mises en doute. Dans ces conditions comment pouvez-vous espérer voir l’esprit originel dans son instantanéité ?

Crânes tondus, parce que vous êtes agités comme des singes et passez votre temps à des futilités, votre existence s’écoule comme une eau fangeuse. Pas d’issue pour vous.

*

Dire que l’esprit originel n’est pas un pur néant sans être existant, voilà le verbiage. Penser à l’esprit originel voilà votre poison. Abandonner cette pensée et penser à l’absence de cette pensée voilà encore votre poison. Crânes tondus, vous êtes toujours à chercher avec votre pensée et vous ne faites rien d’autre que fabriquer des pensées. Penser qu’on peut voir l’esprit originel au moyen de la pensée, voilà votre perte.

Brûler de l’encens, réciter des sûtras, passer son temps à se prosterner contre terre ou à se surveiller pour rester immobile, fixer ou éliminer la pensée, voilà votre égarement. Crânes tondus, vous êtes toujours à intervenir et vous ne faites rien d’autres que de fabriquer des actes. Espérer qu’on peut voir l’esprit originel au moyen d’actes, voilà votre illusion.

Vénérer le Bouddha, voilà le mal (de l’attachement). Rejeter le Bouddha, voilà le mal (de l’impiété). Crânes tondus, vous êtes toujours à exprimer des émotions et vous ne faites rien d’autres que de fabriquer des sentiments. Croire qu’on peut voir l’esprit originel au moyen de sentiments, voilà votre erreur.

Crânes tondus, vous êtes persuadés que vous parviendrez à voir l’esprit originel de cette manière. Mais c’est vous et vous seul que vous attraperez ainsi et jamais vous entendez, jamais, l’esprit originel qui ne peut ainsi être saisi. Vous ne m’écoutez pas parce que vous voulez rester sourds et vous ne voyez pas l’esprit originel parce que vous voulez rester aveugles. Votre cas est désespéré.

*

Quand vous regardez les pensées des autres comme un bien précieux et sacré et que vous les apprenez, récitez et transcrivez avec recueillement et vénération pour les transmettre comme un grand secret, voilà ce que j’appelle être enchaîné au-dessous des pensées.

Quand vous cultivez les pensées de votre petit esprit, les regardant comme une chose rare, digne d’être conservée et manifestant une susceptibilité de catin si on ne les respecte pas ou si on commet en les rapportant l’erreur la plus infime, voilà ce que j’appelle être enchaîné par les pensées.

Quand les pensées des autres et les vôtres vous apparaissent comme des vagues de la mer qui vont et viennent, sans qu’aucune soit supérieure ni inférieure aux autres, et sans qu’aucune vous affecte, mais en gardant toutefois celle d’avoir atteint un état de parfaite quiétude, voilà ce que j’appelle errer au-dessus des pensées.

Quand nulle pensée ne retient plus l’attention parce que l’évidence est née qu’en ce qui concerne l’esprit originel il n’y a rien à conserver et rien qui puisse être obtenu par la pensée, voilà ce que j’appelle être au seuil de l’esprit originel.

Être dans le non-temps, le non-lieu, la non-forme, le non-mouvement et la non-pensée et connaître ce qui est perçu en l’absence de toute perception, voilà ce que j’appelle voir l’esprit originel.

*

Quand vous auriez étudié toutes les écritures et tous les traités de tous les patriarches, rencontré tous les Éveillés et maîtrisé toutes les pratiques et les forces mystérieuses, si vous ne voyez pas l’esprit originel, même si vous êtes devenus des sommets de spiritualité, de sainteté et de science, votre vie crânes tondus, ne sera jamais qu’un futile amusement.

*

Les paroles tracées sur ce rouleau et que je viens de lire :

– Si je vous dis qu’elles sont du Bouddha, vous les considérez comme sacrées et vous voilà remplis de vénération et de crainte.

– Si je vous dis qu’elles sont de Bodhidharma ou d’un grand patriarche, vous voilà remplis d’admiration et de respect.

– Si je vous dis qu’elles sont d’un moine inconnu, vous ne savez plus ce qu’il faut penser et vous voilà rempli de doute.

– Si je vous dis qu’elles viennent du moine des cuisines, vous éclatez de rire pensant que je viens de vous jouer un tour.

Ainsi ce qui compte pour vous, ce n’est pas la vérité que porte ces paroles, mais seulement l’importance qu’il convient de leur accorder suivant la notoriété de celui à qui on les attribue. Vous êtes incapables de voir par vous-même mais seulement selon ce qu’il convient d’éprouver et de penser d’après l’opinion de ceux que vous avez placés au-dessus de vos têtes. Vous êtes toujours en train d’ajouter aux choses, de les altérer, et de les falsifier. C’est pour cela que vous êtes impuissants à voir l’esprit originel sans référence à qui que ce soit. Crânes tondus, vous n’êtes que des truqueurs. Votre cas est désespéré.

Et le vieux Tcheng quitta la pièce.

*

[…] S’il en est parmi vous qui en m’écoutant sont frappés par quelque chose de plus grand et plus profond que mes paroles et qui n’est pas cette sorte de torpeur béate dans laquelle tant se complaisent, s’imaginant ainsi se trouver dans l’esprit originel, mais une lucidité simple et active, alors à ceux là je peux seulement indiquer l’orientation juste et montrer le chemin. Leur propre gangue finira par se fissurer et tomber d’un seul coup et ils verront le joyau de l’esprit originel. »

 

Le vieux Tcheng

 

Éditions Les Deux Océans.

 

Propos trouvé sur le site de François Malespine:

 

https://lartdefrancoismalespine.wordpress.com/2016/07/02/dun-jour-a-lautre-des-petits-cailloux-sur-le-chemin-231/

Le vieux Tcheng: "Une lucidité simple et active."
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 10:37
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 10:16

 

"Il n’y a donc pas de réponse facile et certainement pas de réponse toute faite, mais ce à quoi je peux vous renvoyer, c’est à votre connaissance intérieure, laquelle ne provient pas du penser conceptuel, parce qu’à ce niveau, vous pouvez avoir des arguments pour et des arguments contre. Allez plus profond que le penser conceptuel et voyez si vous pouvez trouver là une réponse. Souvent, dans ce cas, c’est bien de formuler dans votre tête cette question pour laquelle vous n’avez pas de réponse. Lâchez ensuite la question et demeurez tranquille. La réponse peut ne pas venir tout de suite. Elle peut surgir quelques heures plus tard ou le jour suivant. Vous devez le refaire, formuler la question dans votre tête et lâcher la question en restant simplement en silence. La réponse arrive alors, à ce moment là ou à un moment où vous l’attendez le moins."

 

Eckhart Tolle

Eckhart Tolle: "Que faire avec une question difficile ?"
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 10:13
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 10:08

 

 

« La connaissance de mon néant m'a donné le tout,

et le néant de tout m'a enlevé oraison et prière. »

 

Marguerite Porète

 

 

« A ton avis qu'est ce qui t'a permis d'atteindre

la vie éternelle ?

C'est de me quitter là où je me trouve ! »

 

Maître Eckhart

 

 

« Aller vers Lui est l'essence de l'ignorance,

le repos en Lui est l'essence de la Connaissance.»

 

Ibn' Arabi

 

Citations du jour(2).
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 10:05
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La Vie est ce qui est

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"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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