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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 10:15

 

"En caricaturant (un peu), il y a deux voies :
- l'expérience
- et la compréhension

L'expérience c'est, en essence, l'amour.
La compréhension c'est, en essence, la connaissance.
Shakti et Shiva.

L'expérience seule, disent les partisans de la voie de la connaissance, est une impasse. L'expérience mène à l'expérience. On tourne en rond. C'est le samsara. L'expérience est éphémère. Elle est addictive. Elle en demande toujours plus...
La compréhension seule, disent les partisans de la voie de l'amour, est une illusion. La compréhension est stérile sans pratique, sans expérience, sans ressenti. Elle nous laisse dans la misère et la famine spirituelle.

Il y a un peu de vrai dans ces critiques, de chaque côté.

Quelle est la vision juste ?
Il y a une compréhension, c'est certain, une reconnaissance à faire. Où à laisser faire, comme on voudra. Et cette reconnaissance est une expérience. Car "expérience" est un mot bien vague, qui s'entend en bien des sens ! 
Soyons clairs : certes, la conscience, notre essence, n'est pas quelque chose dont je doive faire l'expérience, à la manière dont je dois goûter le miel pour en faire l'expérience et savoir vraiment ce qu'est le miel. Car - et là les partisans de la voie de la connaissance ont raison - la conscience n'est pas un objet séparé de moi, dont je n'ai pas encore fait l'expérience. En fait, la conscience EST l'expérience. Elle est est l'espace, le lieu, le séjour, l'élément, le fondement, la texture, le substrat, l'étoffe, le contenant de tout. La distinction entre théorie (lire le menu) et la pratique (goûter le miel ou la saucisse) est valide, sauf dans le cas de la conscience. Ici, la théorie EST la pratique. Si je lis une description de Paris, je dois ensuite aller à Paris pour vraiment en avoir la connaissance. Il y a dans ce cas une distinction utile à faire entre connaissance indirecte et connaissance directe. Mais, dans le cas de la conscience, il n'y a rien à faire, nulle part où aller. La conscience est toujours déjà présente, sans quoi il n'y aurait ni "où", ni "quand", ni "comment"...
D'un autre côté, tous le mondes voit bien qu'il y a une différence, un abîme même, entre l'expérience ordinaire et l'expérience "éveillée" (ou endormie, selon les points de vue). 
Alors, comment résoudre cette énigme ?

La solution est simple :
La conscience (le Soi, Dieu, notre vraie nature, la Vibration originelle, la Source, etc.) EST l'expérience-toujours-déjà. C'est vrai. 
Elle ne peut donc être atteinte, comme on atteindrait Paris ou le pot de miel, après en avoir entendu les descriptions. 
Mais l'éveil n'est pas la conscience. 
L'éveil, c'est la conscience qui s'éveille à elle-même. 
Qu'est-ce à dire ? La conscience se connait toujours, certes. Sans cela, aucune expérience n'aurait lieu. Elle brille à chaque instant, sans quoi vous ne pourriez lire ces lignes. Mais elle ne se reconnait pas comme état la Source, Dieu, la Déesse, la Vibration, la Guérison, l'Amour, etc. Et donc, elle reste "contractée", comme gelée en elle-même, limitée, entravée, prisonnière de cet aveuglement. C'est comme être le roi sans le savoir. Ou comme être riche sans le savoir. Comme rêver sans le savoir. 

Et donc, pratiquer c'est adorer la conscience.
C'est laisser le corps, le mental et tout le reste, "retourner" dans la conscience.
C'est laisser notre être se savourer,
et grandir dans cette délectation,
jusqu'à L'Immense.
C'est possible et logique, parce que la conscience n'est pas une Lumière statique, comme une lumière physique, mais une Lumière libre, libre de se prendre pour ceci ou pour cela. Les hindous l'appellent Mâyâ, la Magicienne. Les néoadvaitas l'appellent "le mental". Mais c'est pareil.
Et donc, pratiquer (méditer, travailler, prier...), c'est adorer la conscience, tout immerger en elle."

 

David Dubois

 

http://shivaisme-cachemire.blogspot.fr/

David Dubois: "Laisser notre être se savourer."
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 14:02
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 14:00
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:56

 

"Qui es-tu ?
Attends ! Avant même que tu commences à penser à la réponse à cette question, la vraie Réponse doit déjà être présente, pas vrai ?
Tu es là, avant même que la question " qui suis-je ? " survienne.
Tous les débats mentaux du monde ne te conduiront pas à la Réponse, car tu es la Réponse, la présence immuable dans laquelle la question et toutes les réponses qui lui sont associées naissent et se dissolvent comme des vagues dans l’océan.
Sois la Réponse. 
Aime les questions. 
Aime même la quête des réponses. 
Elles sont toutes de bien-aimés mouvements de toi-même."

 

Jeff Foster

 

https://www.facebook.com/Jeff-Foster-La-Divine-Pagaille-1690744887880007/

Jeff Foster : "Qui es-tu ?"
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:53
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:51

 

 

 "Arrête de chercher, laisse toi trouver".

 

« Assis toi et bois à cette Source assoiffée d'être bue. »

Citations du jour.
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:40
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:38
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 12:44

 

«Entendons-nous bien : fuir ceci, aller vers cela, éviter ces gens, rechercher manière ou occupation n’est que ton agitation. La cause de tes difficultés n’est pas dans les choses, c’est toi-même dans les choses. C’est pourquoi regarde-toi d’abord et quitte-toi. En vérité, tant que tu ne te libères pas de ton vouloir, tu auras beau fuir, tu retrouveras partout obstacles et inquiétudes.
Chercher quoi que ce soit dans les choses extérieures, la paix, un lieu de retraite, la société des hommes, telle façon d’agir, les nobles œuvres, l’exil, la pauvreté ou l’abandon de tout, quelle qu’en soit la grandeur tout cela n’est rien, ne compte pour rien, ne donne rien — surtout pas la paix. Pareille quête ne mène nulle part : plus on cherche ainsi, moins on trouve. Ayant pris un chemin faux, on ne fait que s’éloigner davantage chaque jour.
Que faut-il donc faire ? D’abord, s’abandonner soi-même et, de la sorte, abandonner toute chose. En vérité, celui qui renonce à un royaume, au monde même, en se gardant soi-même, ne renonce à rien. Mais l’homme qui se renonce lui-même, quoi qu’il garde, richesse, honneur ou quoi que ce soit, a renoncé à tout. (…)
Regarde et, là où tu te trouves, renonce-toi. Voilà le plus haut.
Sache que jamais personne ne s’est assez quitté qu’il ne trouve à se quitter davantage. Commence donc par là, meurs à la tâche : c’est là que tu trouveras la paix véritable, et nulle part ailleurs.»

 

Maitre Eckhart

 

http://eveilphilosophie.canalblog.com/

Maître Eckhart: "Renonce toi !"
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 12:06
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La Vie est ce qui est

cequiest:

"Et ceci est ce qui arrive… lire ces mots, entendre des sons, ressentir, penser « alors, et après ? ». Et bien « après » est encore ceci ! la Vie étant simplement ce qui est… l’avènement dans l’anéantissement, la fin dans le commencement, le rien dans le tout."
                                                                                                                                                 Tony Parsons

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Le Paradis est déjà là !



"Nous prétendons que nous avons perdu la paradis seulement pour la joie de le retrouver à nouveau. Quand le paradis est retrouvé , il est réalisé qu' il n' avait jamais été perdu.
Mais aussi longtemps que nous cherchons le paradis, il est impossible de remarquer qu'il est déjà là."
                                                                                                                                         Richard Sylvester

Relaxe toi, tu es déjà arrivé !

Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée, ensuite vous mettez en œuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?        

                                                                                                                                              Ramana

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